DOULEURS SCIATIQUES
trois ans, il à eu pour la première fois des douleurs frontales avec phosphènes, et des douleurs dans les membres qui ont duré trois semaines.
Le 28 novembre, le malade ayant déjà de l’inappétence depuis quelques jours eut de nouveau des manifestations rhumatismales. Douleurs dans la nuque, les épaules, les coudes, les poignets, les genoux ; le genou droitetle cou de pied du même côté étaient enflés Quelques jours après, le genou gauche d’abord, puis les poignets se tuméfièrent. Il resta alité pendant dix-sept jours, et reprit son travail pendant neuf jours. Il dut le quitter de nouveau le 15 janvier et ne l’a pas repris, à cause de douleurs le long de la face postérieure de la cuisse droite. Le malade peut se lever et marcher; mais ne peut rester longtemps debout. — Il à pris du salicylate et de l’antipyrine.
Etat actuel. — Constitution primitive bonne. Tempérament mixte. A la pression sensibilité dans les deux articulations radio-carpiennes sans gonflement; sensation d’endolorissement le long du bord interne du biceps. La région des tendons rotuliens est un peu tuméfiée. Douleur de la face postérieure de la cuisse, mais ne suivant pas d’une facon précise le trajet du nerfsciatique; on peut développer les points douloureux à volonté.
Le cœur et les autres organes fonctionnent normalement.
30 janvier. — Quand le malade est assis, il dit sentir une douleur qui part du sillon interfessier et se propage à la jambe droite. Quand il est couché depuis un certain temps, il ressent la même douleur et est obligé de s'asseoir. Douleur au tendon rotulien, au tendon d'Achille. Point douloureux à la pression sur le bord droit du sacrum. Sensibilité des deux poignets.
Sous l'influence de la phénacétine, les douleurs du poignet disparaissent, mais la douleur de la cuisse persiste.
Le 8 février, il se plaint d’une douleur plus intense à la partie supérieure et postérieure de la cuisse, au-dessous du grand fessier et vers le bord interne du grand trochanter. Cette douleur est très vive à la pression et l'empêche de marcher et même de s'asseoir dans son lit.
Je le mets facilement en sommeil profond avec amnésie et hallucinabilité. Au réveil, il croit a. oir dormi naturellement. La douleur est totalement enlevée par suggestion ; la pression ne la réveille pas : le malade s’assied très facilement dans son lit.
La douleur n’a pas reparu le 9 février et le malade demande sa sortie.
OBsERVATION LXX VIII. — Sciatique droite depuis deux mais. Guérison rapide par suggestion.
B... (Célestin), mineur âgé de trente-deux ans, entre à l'hôpital le 8 juillet 4890 pour une sciatique. Le 22 mars, à la suite d’un effort il eut mal aux reins. Le 6 avril la douleur devint plus vive au-dessous de la fesse droite s’irradiant alors jusqu’au jarret; il continua néanmoins son travail. Mais vers le 11 juin les douleurs furent tellement vives, s’irradiant alors jusque vers la plante du pied, qu'il dut s’aliter et garder le lit du 15 au 25 juin. On lui appliqua successivement cinq vésicatoires, puis des pointes de feu. Le 25 juin, il commenca à se lever, mais les douleurs continuant et empêchant de reprendre son travail, il se décida à entrer à l’hôpital.
C’est un Italien, bien constitué, sans maladie antérieure, nervoarthritique. Les élancements douloureux commencent, dit-il, vers le milieu de la face postérieure de la cuisse et vont jusque dans la plante du pied; elles sont continues avec exacerbations. Il dort
jusqu’à minuit; à ce moment, les douleurs le réveillent, aiguës, et
durent jusqu’à 4 heures du matin. Il accuse en outre des fourmillements dans la jambe, de l’engourdissement dans les deux derniers orteils et à la face externe du pied. On constate au niveau de l’échancrure sciatique une douleur à la pression; le trajet du sciatique est sensible sans être cependant particulièrement douloureux et sans qu’on détermine de points douloureux bien précis: le trajet général de la douleur indiqué par le malade correspond assez à celui du nerf. Il marche d’ailleurs bien, sans boiter, et il dit qu’il pouvait toujours bien marcher, pendant les plus fortes douleurs. L'examen des organes et des fonctions ne révèle rien d'anormal.
Le 10 juillet je l’endors facilement en sommeil profond et lui sugoère la disparition des douleurs. Je lui prescris en outre une potion suggestive avec cinq gouttes d’alcoolature d’aconit dont deux cuillerées seront prises en cas de douleur vive pour les dissiper dans la nuit et le faire dormir. J’affirme d’ailleurs que cela ne sera pas nécessaire, qu’il dormira bien la nuit à partir de 7 heures.
11. — Dans la journée le malade n’a eu aucune douleur. Le soir il s’est endormi à 9 heures; s’est réveillé à 11 heures; s’est rendormi au bout d’une demi-heure; s’est réveillé une seconde fois à 2 heures; puis a dormi de 3 heures à 6 heures et demie sans prendre de potion. Depuis 6 heures et demie du matin, il sent un peu la douleur en arrière de la malléole, peu intense d’ailleurs. Depuis longtemps, il n'avait pas aussi bien dormi. — Suggestion.
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12.— Après suggestion, la douleur postmalléolaire avait disparu. Le soir, les douleurs ayant reparu, il a pris deux cuillerées de sa potion; au bout de deux minutes, elles disparurent, sans retour; il a très bien dormi et n’accuse aujourd’hui qu’une certaine sensation de raideur.
15. — La guérison presque complète se maintient, Le malade est sorti hier, et dit avoir pu monter et descendre facilement une échelle, ce qu'il n'aurait pu faire auparavant. Le soir la cheville aurait été un peu enflée; mais cette enflure s’est dissipée pendant la nuit. Il ne prend plus la potion suggestive depuis trois jours, n'en ayant plus besoin. Ce matin il a eu encore quelques élancements qui se sont dissipés très rapidement. Il dort très bien toutes les nuits. — Continuation de la suggestion.
16. — Va bien. Ce matin, légère sensation douloureuse vers le milieu de la fesse et dans la cuisse. Mais « ce n'est plus rien, » dit-il.
Le 17, se trouvant très bien, il demande à quitter l'hôpital pour reprendre son travail.
Ogservarion LXXIX. — Sciatique gauche datant de un mois. Amélioration par l’électrisation avec suggestion concomitante ; suppression des douleurs par suggestion hypnotique en quinze jours.
Léopold D.., garde-frein, âgé de trente-quatre ans, entre à l'hôpital le 5 juillet 1890 pour une sciatique.
Habituellement bien portant, il accuse depuis un mois des douleurs le long du sciatique gauche jusqu’à la malléole. Les élancements ont débuté par la fesse. Au bout d’une dizaine de jours, la douleur s’est propagée jusqu’au mollet, puis elle a continué à descendre jusqu’à la malléole. Il accuse aussi une sensation d'engourdissement, de chair morte, quand il passe la main sur le gastrocnémien. Depuis une dizaine de jours, fourmillements dans les orteils. |
Il ne dort pas bien depuis le début. Depuis deux nuits insomnie complète à cause des exacerbations très intenses qui l’obligent à se lever à plusieurs reprises. II marche la jambe raide et un peu en dehors. Il a continué son service jusqu’à hier.
Constitution bonne. Pas de maladie antérieure. Il accuse une légère douleur un peu au-dessous du coccyx, de la sensibilité dans toute la région iliaque, dans toute la face postérieure de la cuisse. Il indique spontanément le maximum de la douleur dans le gastro-cnémien et dans le quart postéro-inférieur de la cuisse. Il
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montre aussi spontanément le trajet du sciatique si on lui demande quel est le trajet de la douleur. Mais on ne trouve pas de douleurs précises, aux lieux dits d'élection, on les provoque en avant et en arrière des malléoles, par affirmation. Le malade dit être nerveux et impressionnable. Les diverses fonctions organiques sont normales. Je commence le traitement par l’électrisation avec l’appareil à induction de Gaiffe, en affirmant la disparition des douleurs.
6 juillet. — Le malade dit spontanément qu'il allait mieux hier et que l’électrisation a diminué les douleurs. — Même traitement.
7.— Douleur beaucoup moins vive, mais il l’a ressentie encor ce matin, il marche beaucoup mieux, il tient la jambe gauche toujours un peu raide et tournée en dehors. Nuits encore médiocres.
L'amélioration continue sous l'influence de l'électricité avec suggestion.
Le 10, le malade n’accuse plus que quelques élancements de
temps en temps. Je constate nne analgésie avec anesthésie bien.
limitée sur le dos du pied et Sur toute la moitié de la face interne de la jambe dans toute sa longueur jusque vers le bord antérieur du tibia. Cette zone d’analgésie complète, si exactement délimitée en avant et en arrière par une ligne droite ne correspond à aucune distribution nerveuse. Urines très chargées de phosphates et d’urates. Densité 1,21. — J’endors le malade en sommeil profond avec amnésie au réveil. Après suggestion, l’analgésie a complètement disparu. La suggestion est continuée tous les jours.
11. — Le malade a fait une longue promenade en ville sans douleur. L’analgésie a reparu dans la face externe de la jambe.
Elle est enlevée de nouveau par suggestion. Il a dormi avec une potion suggestive de 9 heures à 11 heures et sommeillé le restant de la nuit.
12. — N'a plus eu de douleur, n’accuse plus qu’une raideur le long du trajet du nerf. La sensibilité persiste. Il a bien dormi avec la moitié de sa potion. Suggestion.
45. — Continue à aller bien. Il a fait une promenade de plus de 12 kilomètres hier sans douleur.
17. — Il n’accuse plus de sensation douloureuse que quand il se baisse.
20, — Va bien, encore un peu de sensibilité de la partie interne de la plante du pied quand il marche, mais c’est peu de chose; il n’a plus d'élancements douloureux, il dort toute la nuit.
Il demande sa sortie,
I] s’agit d’une sciatique, ou d’une névralgie dans le domaine du sciatique, caractérisée par le trajet de la douleur et l’engourdissement sans que cette douleur cependant présente les points douloureux précis, comme ils sont décrits. Sur cette sciatique se greffent d’ailleurs des symptômes de neurasthénie locale; la douleur au-dessous du coccyx, dans toute la région iliaque, et surtout l’anesthésie exactement limitée à la moitié de la face interne de la jambe, sont des symptômes qui ne correspondent à aucune distribution nerveuse. Le malade est d’ailleurs impressionnable : la suggestion a instantatément enlevé l’analgésie et réduit la maladie à quelques sensations douloureuses lésères.
OBSsERvVATION LXXX. — Sciatique datant de un mois. — (ruérison par suggestion en septjours.
G... Louis, journalier, âgé de trente ans entre à l'hôpital le 10 novembre 1889 pour une sciatique. [Il y à un mois sans cause connue, il a ressenti des douleurs dans le mollet et le pied et marchait plus difficilement. Ces douleurs étaient continues, lancinantes, avec exacerbation. Quelques jours après, ces douleurs se propagèrent jusqu’au rein. A la pression la douleur était réveillée à l’émergence du sciatique, au creux poplité, au mollet, à la malléole
interne. Les douleurs ont augmenté tous les jours. — Pas de maladie antérieure.
Etat actuel. — Constitution bonne, tempérament mixte. Toutes
les fonctions sont normales. Le malade n’a pu dormir la nuit à cause des douleurs.
Il les accuse à la région lombaire, et depuis le genou jusqu’au pied, à la partie postérieure de la jambe. On les constate à la pression, mais sans localisation précise.
Suggestion en sommeil profond répétée tous les jours.
12 novembre. — Le malade va mieux, mais se plaint encore de ses douleurs. — Immédiatement après la suggestion, il ne ressent plus rien et marche bien. Les douleurs reviennent dans la soirée, mais moins intenses. — La nuit il dort bien.
13. — Après suggestion, disparition complète des douleurs. — Elles reviennent un peu dans la journée, mais moins intenses. — Guérison complète le 18 novembre. — Le malade quitte l'hôpital.
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OBsERvATION LXXXI. — Sciatique droite datant de trois semaines. Amélioration rapide et quérison graduelle par la suggestion.
Auguste C..…., âgé de quarante et un ans, cordonnier entre à l'hôpital le 3 juin 1890 pour une sciatique. L’affection a commencé il y a trois semaines subitement par une douleur dans le mollet : c'était un élancement violent qui a failli le renverser. Depuis il ressentit toutes les vingt minutes environ deux à trois secousses douloureuses, mais supportables. Le lendemain à midi, il fut repris de douleurs plus fortes continues, et dut se faire porter chez lui par ses camarades. Il resta alité, se levait quelquefois, mais pour marcher il dut s’appuyer avec les deux mains.
Etant couché, il éprouvait une douleur permanente qu’il montre vers le milieu de la jambe, au niveau du bord postérieur du péroné, douleur s’irradiant jusqu'en avant de la malléole externe, comme sion lui broyait dit-il, les os du pied. C'étaient des douleurs fulgurantes ne durant qu'un instant, revenant environ six fois par heure. Il ne pouvait dormir la nuit à cause de ces élance-
ments qui le réveillaient au moment où il commençait à s’assoupir.
Quand il marche, il sent des picotements remontant, dit-il, le long du nerf; ilindique un trajet correspondant au bord postéro-externe de la cuisse jusqu’à l’échancrure sciatique. En se baiïssant, il se trouve soulagé. De plus, sénsation de fourmillements, crampes, engourdissements dans le pied ; il était obligé pourles dissiper, de prendre les orteils et de leur imprimer des mouvements.
Le malade n’a suivi aucun traitement. Comme antécédents, pas de maladies antérieures, quelques excès alcooliques qui ont laissé un tremblement assez marqué. |
Etat actuel. — Constitution bonne. Tempérament mixte. Le malade marche le corps un peu incliné en avant, la jambe droite un peu en dehors et raide, faisant peu de mouvements dans le genou et le cou de pied. Il accuse la douleur dans la région indiquée de
a jambe, et un point douloureux à l’échancrure sciatique. — Les
autres fonctions sont normales. — Suggestion le 4 juin, sommeil profond. Au réveil il boite moins, fléchit moins difficilement le genou et le cou de pied, n'accuse plus de douleur, mais seulement une sensation de raideur dans le jarret.
5, — Le malade a bien dormi d’un trait, de neuf heures du soir à deux heures du matin, ce qu'il n'avait pas fait depuis trois semaines, il a été réveillé par les cris d’un enfant. A trois heures, après son réveil, il eut quelques élancements plus faibles, il n’en avait pas eu dans la journée d'hier, et n’en a pas eu ce matin: ac-
tuellement il ne sent rien. Chez lui, il ne restait jamais une demiheure sans en sentir. À la pression on détermine encore la sensibilité au niveau du péroné et au niveau du gastro-cnémien ; pas de sensibilité sur le trajet du sciatique. — Suggestion.
Au réveil il marche très bien, n’accusant qu’un peu de raideur à la jambe.
6. — A la suite de la suggestion, le malade n'a rien senti pendant toute la journée d'hier : ü n'y a plus de sensibilité douloureuse dans le mollet.
Vers 9 heures du soir, il a eu quelques élancements douloureux sur le dos du pied jusqu’à 10 heures; puis il s’est endormi jusqu'à 1 heure, s’est réveillé et n’a pu se rendormir à cause de petites douleurs. — Suggestion tous les jours.
7. — Journée bonne. Le soir, quelques élancements douloureux dans le mollet jusque vers 8 heures. S’est endormi (d'après la suggestion du matin) jusqu'à 4 heures. Actuellement ne sent plus rien, quand il est au repos. — Suggestion. Je fais marcher le malade péndant son sommeil. Au réveil, ilmarche bien, mais malgré la suggestion faite, il accuse encore une sensation d’élancements douloureux vers le mollet et la malléole pendant la marche. Je l’endors une seconde fois, j’applique la main sur les régions douloureuses, j'affirme énergiquement qu'il peut marcher sans aucune douleur. Au réveil, iln’a plus d’élancements et se trouve très bien.
Les jours suivants, le malade va bien, dort la nuit, n’accuse que quelques sensations douloureuses passagères le soir, soit vers le mollet, soit vers la malléole ou vers la fesse; ce ne sont plus des élancements; il marche bien dans la journée sans douleur. Quelquefois un peu de fatigue. Je lui prescris une potion suggestive (cinq gouttes d’alcoolature d’aconit avec eau de mélisse) dont il devra prendre deux cuillerées la nuit au cas où une douleur l’empêcherait de dormir. Le 16 juin, à 11 heures du soir, ayant une douleur dans la malléole, il prend deux cuillerées et s’endort jusqu’à 2 heures du matin. Il prend encore deux cuillerées et se rendort jusqu'à 4 heures. Le 17, à 4 heures du soir, il sent une douleur au cou de pied droit et au péroné qui dure jusqu’à 7 heures du soir et cède à une friction suggestive. A 9 heures, il prend deux cuillerées de la potion, dort jusqu’à 14 heures et se rendort après avoir pris deux nouvelles cuillerées.
Le 21, n’ayant plus eu de douleurs depuis deux jours, marchant bien et n’accusant plus actuellement de raideur dans la jambe droite, il demande sa sortie.
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La nature lancinante et fulgurante des douleurs, les fourmillements, les crampes, l’engourdissement concomitants accusent très bien une névralgie dans le domaine du sciatique, bien que la douleur n’eût pas le trajet défini, ni les points caractéristiques signalés dans les livres. Ce fait est relevé dans presque toutes nos observations de sciatique.
La suggestion a enlevé rapidement les exacerbations douloureuses intenses; mais les sensations douloureuses plus légères ont persisté encore une quinzaine de jours ou plus, comme dans plusieurs de nos observations.
OBSERvATION LXXXII — Douleurs vives rhumatismales dans les reins et le membre inférieur gauche datant de un mois. — Guérison par suggestion hypnolique en dix-huit jours.
V... (Joseph), âgé de quarante-neuf ans, journalier, entre à l’hô-
pital le 15 janvier 1889. Vers le 15 janvier, il fut pris d’une dou-
leur dans les reins qui se propagea graduellement dans la cuisse et la jambe gauche. A partir du 23 janvier, il fut obligé de garder le lit, et depuis, n’a plus pu marcher.
Les douleurs étaient fortes, continues; depuis une semaine, il ne dort plus sans morphine. Elles sont surtout vives le long de la face externe de la cuisse, vers la face interne et sur la crête du tibia et dans les reins. Elles sont continues; sur le tibia, c'est une sensation de coups de marteau qui se répètent toutes les quatre à cinq minutes. Dans la cuisse, la douleur est sourde, continue, s’irradiant le long du membre comme si de l’eau s’y infiltrait, avec excerbations durant environ une minute et revenant cinq ou six fois par heure, d'autrefois, avec des intermittences de une heure. Dans les reins, ce sont des coups de lancettes descendant quelquefois le long de la face externe jusqu’au genou. Il n’y a pas de sensation de fourmillements ni d’engourdissement.
Le malade, assez bien constitué, couche dans une chambre dont le mur est humide, la jambe gauche tournée contre ce mur. Il a été traité sans résultat par les frictions laudanisées et l’antipyrine.
Le 15 février, hypnotisation et suggestion en sommeil profond. À son réveil, le malade a pu marcher, mettre le pied sur le sol, mais en boîtant etse plaignant encore de douleur. Il a eu des douleurs toute la nuit.
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