À eu trois selles hier
La malade continue à aller bien ; les selles redeviennent assez épaisses. N’a plus que deux à trois selles dans les vingt-quatre heures, sans coliques, jusque vers la fin du mois.
Le 29 juillet, elle n’a plus qu’une selle moulée ; elle se considère comme guérie et quitte l'hôpital le 30 juillet.
OBsERvVATION XCVIII. — Laithiase biliaire. — Accès imminent probable de colique hépatique enrayé par suggestion hypnotique.
Marie M..., âgée de trente-cinq ans, ouvrière en casquettes entre au service le 5 octobre 1889, pour de l’ictère lié à de la lithiase biliaire.
Depuis le mois d'avril, elle avait de violentes céphalalgies, diminution de l'appétit, nausées, régurgitations aqueuses, coliques sans diarrhée.
Vers le 15 août les conjonctives prirent une teinte subictérique : au commencement de septembre, l’ictère se généralisa; il persiste encore. Les urines étaient bilieuses, les selles décolorées. Depuis un mois anorexie complète et constipation. Coliques fréquentes, débutant par l’hypocondre droit, s’irradiant dans tout le ventre, avec douleurs vives dans toute l'étendue du thorax. Depuis le mois d'avril d’ailleurs, elle avait souvent une douleur sourde dans la région hépatique avec picotement entre les épaules. L’ictère s’accompagne de démangeaisons. De plus depuis un mois, insomnie, agitation, cauchemars.
Constitution bonne ; tempérament mixte. Apyrexie. Pouls à 60, régulier, ample. Teinte ictérique prononcée, urines très bilieuses, selles décolorées. Langue assez chargée. Ventre souple, indolore, La région hépatique seule est sensible à la pression; le foie déborde de deux travers de doigts. — La respiration et la circulation sont normales (lait, eau de Vichy, lavements froids).
Le 14% novembre les selles commencent à se colorer. Les douleurs ont cessé. La malade va bien.
Le 16, la malade se plaignant depuis quelques jours de maux de tête et de gorge, je l'hypnotise facilement en sommeil profond et j'enlève les maux.
Le 17, à la visite, à 10 heures du matin, la malade pousse tout d’un coup un cri; la respiration est haletante, à 80 par minute; chaque respiration anxieuse lui fait pousser un cri de douleur; le pouls est à 140 ; la face, grippée, exprime l'angoisse et La souffrance. Cela paraît être un accès de colique hépatique qui débute.
J'essaie d'hypnotiser la malade sans espoir de succès. Elle arrive presque instantanément en sommeil profond. Je suggère la disparition des douleurs, la respiration facile. La malade cesse de gémir ; je la laisse dormir pendant un quart d'heure. La respiration, au bout de ce temps, est à 50, ne parait plus anxieuse, le pouls ÉsHoy0.
La malade continue à aller bien dans la journée ; il n’y a plus depuis d'accès semblable. L’ictère continue à se résoudre. La malade quitte l'hôpital le 10 décembre.
TROUBLES MENSTRUELS 103
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TROUBLES MENSTRUELS
OBservarTioN XCIX. — Règles copieuses et trop fréquentes (vingt ét
un jours), durant huit jours, sugyérées à trente jours et d’une durée de trois jours.
Madame X..., âgée de trente et un ans, vient me consulter le lundi # août pour des maux de tête avec lassitude et anémie liés à une menstruation trop abondante. Il y a quatre ans, avant son mariage, je l'avais guérie par suggestion d’une névropathie (voir : De lu suggestion et de ses applicutions à la thérapeutique, 3° édition. Obs. XXIX).
Elle s’est mariée et est mère d’un enfant de trois ans. Après son accouchement, elle perdit du sang pendant six semaines, cette perte continue se termina par une perte plus abondante contiauant le retour de couche. Elle nourrit son enfant pendant douze mois, ayant pendant ce temps ses époques régulièrement, assez abondantes, tous les vingt-huit à trente jours. De là une grande fatigue avec anémie, Après le sevrage, les époques continuërent à se montrer, tous les dix-huit à vingt et un jours; depuis son mariage, saut pendant l'allaitement, elle n’est jamais restée pius de vingt-quatre jours sans les avoir. Les menstrues sont très abondantes, durent en moyenne huit jours, jamais moins de six, et s’accompagnent de douleurs horribles les trois premiers jours: la première nuit surtout, à se tordre, surtout dans le côté gauche. Avant son mariage, les règles duraient cinq à six jours. Elle a pris sans succès des capsules d’apiol, de la belladone, etc.
Elle a depuis son mariage et surtout depuis qu’elle a sevré l'enfant, des douleurs de tête presque constantes, avec exacerbalions fréquentes ; fatigue, anémie, amaigrissement. Les digestions sont assez bonnes. Elle ne dort jamais pendant les époques.
L'époque doit venir dans la semaine. Mme X... croit en sentir les symptômes précurseurs ; lourdeur dans les reins, exacerbation du mal de tête, énervement, etc.
Je l’endors en sommeil profond; elle est très bonne somnambule et je lui suggère d’avoir ses époques seulement le trentième jour, sans douleur, peu abondantes, pendant trois jours au plus; de ne plus avoir de céphalalgie, ni aucun trouble nerveux. Au réveil, elle n'accuse plus de céphalalgie.
Je répète la suggestion tous les jours. Mme X... va bien, mange avec appétit, dort la nuit et dormirait bien, sans les cris de l’enfant qui la réveillent parfois. Les règles apparaissent au jour suggéré, le 15 août, presque sans douleur et peu abondantes. Elles durent deux jours et demi seulement, ce qui ne lui était jamais arrivé, depuis vingt ans qu'elle est réglée. Elle a dormi pendant des trois nuits de l’époque menstruelle. La santé générale s’améliore.
Je suggère, le 17 août, la régularisation constante des règles pour le trentième jour. J’apprends que l'époque suivante a eu lieu ‘exactement le trentième jour, et a duré à peine trois jours.
J’ai publié une observation analogue; d’autres auteurs en ont relaté aussi. La fonction menstruelle n’obéit pas chez tous les sujets avec autant de précision à la suggestion.