‹ Hypnotisme, suggestion, psychotheŕapie (volume 3)Chapitre 33 sur 271 · LS · texte numérisé non relu

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LA, Lier

En Egypte, se trouve depuis des temps immémoriaux, dit le D' Rossi cité par Figuier, une classe de personnes qui font leur profession du Mandeb. Ils font généralement usage d’une assiette en faïence parfaitement blanche; ils dessinent avec une plume et de l’encre deux triangles croisés l’un dans l’autre, et remplissent le vide de ladite figure géométrique par des mots cabalistiques. Le sujet choisi pour l’expérience, fixe le regard au centre du double triangle croisé. Au bout de quatre à cinq minutes, il voit un point noir au milieu de l'assiette ; ce point noir grandit, change de forme, se transforme en diverses apparitions qui voltigent devant le sujet. Alors celui-ci halluciné acquiert souvent une lucidité somnambulique extraordinaire.

D'autres parmi ces sorciers font fixer simplement le regard du sujet dans une boule de cristal. |

Dans l'Afrique française, d’après M. de Pietra-Santa, les ezanes arabes, bohémiennes, sorcières ou diseuses de bonne aventure, décrivent sur la paume de la main avec une matière colorante noirâtre un cercle au centre duquel est indiqué un point également noir. En fixant attentivement ce cercle pendant quelques minutes, les yeux se fatiguent et se brouillent. Bientôt à la fatigue succède le sommeil, puis une sorte d’insensibilité.

Les marabouts de certaines sectes religieuses des frontières du Maroc placent, sur une table recouverte d’une nappe blanche, une bouteille ordinaire remplie d’eau, derrière laquelle brûle une petite lampe. Le sujet, assis sur une chaise, fixe le point lumineux placé devant lui. Au bout de quelques instants, il éprouve de la lourdeur dans les paupières; peu à peu elles s’abaissent et le sommeil arrive.

Les Aïaoussas qui sont venus donner leurs représentations à l'Exposition se plongent dans une hypnose extatique et anesthésique par d’autres procédés. Aux sons du

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