‹ Hypnotisme, suggestion, psychotheŕapie (volume 3)Chapitre 45 sur 271 · PR · texte numérisé non relu

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vement d’oscillation, les doigts indicateur et médius de la main droite étendus et un peu séparés sont portés de l'objet vers les yeux : souvent alors les paupières se ferment involontairement avec un mouvement vibratoire. S’il n’en est pas ainsi ou si le patient fait mouvoir les globes oculaires, demandez-lui de recommencer, lui faisant entendre qu’il doit laisser les paupières tomber quand de nouveau vous porterez les doigts vers les yeux, mais que les globes oculaires doivent être maintenus dans la même position et l'esprit attaché à la seule idée de l’objet au-dessus des yeux. Il arrivera en général que les yeux se fermeront avec un mouvement vibratoire. »

On voit que pour Braïd il y avait deux choses : la concentration fixe de l’œil visuel amenant un phénomène physique ou physiologique : « la paralysie des muscles releveurs de la paupière supérieure, la paralysie des centres nerveux dans les yeux et leurs dépendances » et la concentration de l'œil mental, de lattention sur un objet. Ce n’est pas la conception nette de la suggestion pure, telle que Faria l’avait formulée, telle que Liébeault devait la retrouver.

Aussi les successeurs de Braid, mal éclairés sur la doctrinesuggestivedel’hypnotisme, continuèrent-ils à procéder empiriquement, soit par fixation des yeux, soit par des passes.

Voici le procédé de M. Ch. Richet ‘ :

«Je prends chacun des pouces du sujet dans une main et je les serre fortement, mais d’une manière assez uniforme. Je prolonge cette manœuvre pendant trois à quatre miautes ; en général les personnes nerveuses ressentent déjà une certaine pesanteur dans le bras, aux coudes et surtout aux poignets. Puis je fais des passes, en portant les mains étendues sur la tête, le front, les épaules, mais surtout les

- 1 Charles Richet. L’homme et l'intelligence. Paris, 1884.

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