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seconde ou troisième séance, l'hypnose a lieu sans concomitance de phénomènes étrangers d’origine émotive, qu’on lui a attribués à tort et qui ne lui appartiennent pas.
Voilà le sujet calme, inerte, absolument semblable à un dormeur naturel ; je lève rapidement sesbras et ses jambes ils retombent inertes.' Cet homme n’a rien de léthargique.
En le voyant ainsi impassible, sans mouvement, sans “expression, l'aspect indifférent à ce qui se passe autour de lui, à ce que je dis, vous pourriez croire qu’il est inconscient, qu’il est dans un état semblable au coma, que ses sens sont fermés à toute impression.
Cette idée, d’insconscience pendant l’état dit léthargique, existe encore chez beaucoup d’observateurs ; elle a été la source de toutes les erreurs qui ont été commises. Le sujet est conscient, il l’est à toutes les périodes, à tous les degrés
“de l'hypnose ; il entend ce que je dis, son attention peut être dirigée sur tous les objets du monde extérieur. L’in-
-conscience hypnotique, le coma hypnotique n’existent pas. A son réveil il ne se souviendra de rien ; mais je pourrai, ainsi que vous le verrez, évoquer le souvenir de tout ce qui s’est passé en lui, et autour de lui, alors que rien dans son masque ne trahissait son activité psychique.
Voyez cet homme en apparence inconscient. Je lui dis : « Donnez-moi la main. » Il est possible qu'à la première séance il reste immobile. Mais si j’ajoute: « vous pouvez remuer votre bras, donnez-moi Ia main, » il me la donne. Je puis le faire parler. Quelques-uns répondent tout de suite, dès la première séance. D’autres ne répondent pas, n'ayant pas assez d'initiative cérébrale pour mettre en activité les muscles qui réalisent la parole. Il en est aussi qui n’ont pas l’attention dirigée sur moi, absorbés par une idée personnelle ou par une concentration de l'esprit, difficile à définir: ils ne paraissent pas m’entendre. Alors il suffit que ie répète la question plusieurs fois pour qu’ils me ré-