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AFFECTIONS NEURASTHÉNIQUES

Observation XLIV. — Nëvropathie datant de dix ans. — Vomissements alimentaires depuis un an. — Hémianesthésie gauche. — Suppression momentanée de ranesthésie par la suggestion. —

Cessation des vomissements. — Amélioration sans guérison cornplète.

Léontine G..., âgée de vingt ans, entre à l'hôpital le 14 juin 1887 pour des troubles nerveux et arthritiques remontant à l'âge de dix ans.

A cette époque, rhumatisme articulaire qui dure sept mois, à la suite duquel elle eut des battements de cœur fréquents qui durent depuis.

Depuis trois mois, toux sans expectoration : elle aurait eu les membres inférieurs enflés pendant deux mois, jusqu'il y a quinze jours. Santé toujours délicate. Tempérament lymphatique; face pâle, anémique. Sonorité pulmonaire et respiration normales. Choc du cœur net, au cinquième espace sur la ligne mamillaire ; souffle doux, systolique à la base, souffle veineux continu et carotidien. Pas d'albuminurie ni d'œdème. Appétit faible, digère difficilement; depuis un an, elle vomit ses aliments deux ou trois heures après les repas, pas d'aigreurs, ni de régurgitation ; pyrosis depuis quatre mois après ses repas ; une selle tous les deux jours. Aménorrhée depuis onze mois. A eu une crise hystériforme légère, mais avec perte de connaissance et pendant trois heures, le jour de l'Ascension.

Creux épigastrique effacé, dilatation de l'estomac, son stomacal jusqu'à l'ombilic ; sensation de piqûre d'épingle à la région précordiale.

Sensibilité à la pression dans tout le côté gauche de l'abdomen. Anesthésie tactile du côté gauche ; elle est presque complète au membre supérieur gauche, et au membre inférieur; la sensibilité reparaît sur le thorax à un travers de doigta gauche du sternum, sur l'abdomen à deux travers de doigt à gauche de la ligne médiane ; sur le cou, anesthésie à gauche jusqu'au niveau du sternomastoïdien, à la face sensibilité conservée. Le sens musculaire existe. La piqûre d'épingle est perçue, mais moins douloureuse que normalement, sauf sur le tronc où elle est douloureuse. Sur le dos la sensibilité tactile (attouchement simple) n'existe pas jusqu'à deux travers de doigt de la ligne médiane, la pression est perçue.

Sensibilité à la pression des quatrième, cinquième et sixième espaces intercostaux gauches. La malade se plaint pendant son sommeil, au point de réveiller les voisins.

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