N'a pas vomi, dort la nuit
28. — Idem. A toujours des battements de cœur et une sensation de picotements dans cette région.
La malade reste jusqu'au 15 octobre ; les vomissements ont définitivement cessé; l'appétit reste faible, les nuits sont assez bonnes, l'anesthésie est variable, mais en général ne cède que passagèrement à la suggestion. La douleur dans le côté droit de l'abdomen a diminué. La malade quitte l'hôpital, débarrassée de ses vomissements, accusant un mieux sensible : mais
non guérie ; les nombreux troubles névropathiques, cardiaques, gastro-intestinaux et autres sont trop invétérés pour être déracinés.
Il s'agit dans ce cas de troubles complexes neurasthéniques et hystériques, sur un fonds de nervo-arthritisme natif ; la suggestion peut réprimer certaines manifestations telles que le vomissement nerveux, mais ne peut modifier radicalement la diathèse primordiale, sur laquelle s'est greffée peut-être une névropsychose juvénile.
Observation XLY. — Neurasthénie datant de huit mois. — Douleur dans la fosse iliaque droite, au-dessous des rebords costaux, construction laryngée, dyspepsie, etc. — Hémianeslhésie droite. — Restauration rapide de la sensibilité, par suggestion. — Amélioration notable persistante obtenue en dix jours.
M... (Catherine), âgée de trente-quatre ans, entre à l'hôpital le 5 juin 1888 pour des symptômes neuropathiques. Mariée, divorcée depuis trois ans, ayant perdu deux enfants, elle est malade depuis huit mois. L'affection a commencé par des douleurs dans toute la face, l'occiput, le crâne, douleurs plus marquées dans le côté gauche de la face, l'empêchant de manger et de dormir. En même temps grosseur à l'aine gauche pour laquelle elle a passé huit jours au service de chirurgie. Les douleurs disparurent à la suite de frictions faites avec l'onguent napolitain pendant huit jours. Elle était assez bien au mois de janvier. De fin février à fin de mai, maux de gorge, appétit capricieux. Yers le 15 mai, douleurs lombaires s'irradiant dans le côté droit du ventre et le long de la face postérieure de la cuisse jusqu'aux genoux, douleurs lancinantes qui durèrent trois jours.
Les règles ordinairement peu abondantes et durant trois jours, se montrèrent le 15 mai, revinrent plus abondantes le cinquième jour, et durèrent encore neuf jours avec coliques et envies d'uriner fréquentes : elle prit deux injections d'eau chaude par jour et les règles s'arrêtèrent. Les douleurs abdominales revinrent et persistent dans le côté droit, elle accuse aussi des battements de cœur.
Etat actuel (6 juin). — Constitution débilitée. Muqueuses décolorées. Anémie. Apyrexie. Langue nette. Accuse $des élancements douloureux au-dessous du rebord costal droit sur la
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ligne mamillaire et d'autres au même niveau sur la ligne axillaire. Douleur à la pression de ces points. — Ces douleurs sont continues, très intenses.
Inappétence depuis cinq jours, auparavant appétit capricieux depuis huit mois. Quand elle a mangé, battements de cœur fréquents ; elle a eu pendant huit mois, après ses repas, des régurgitations aigres, dupyrosis, des nausées qui ont disparu depuis qu'elle ne mange plus. Elle est constipée depuis quatre jours, elle est d'ailleurs sujette à la constipation, et reste parfois sept jours sans selle. Elle est sujette aux battements de cœur, a souvent une sensation de boule remontant vers l'épigastre, n'a jamais eu de crise de nerfs.
Ventre souple, douleur vive à la pression profonde de la région iliaque droite et au-dessous des fausses côtes. Sensation de pesanteur à l'épigastre avec constriction à la gorge ; au toucher, léger degré d'antéflexion utérine avec un peu de gonflement utérin : culs-de-sac non douloureux.
Hémianesthésie, avec hémianalgésie droite du tronc et des membres, sensibilité conservée à la face. La plante du pied seule est un peu sensible et détermine des réflexes à la piqûre. — Absence du sens musculaire au bras droit. Les organes sensoriels fonctionnent normalement.
7 juin. — Un aimant a été appliqué hier matin sur la jambe droite, il est resté toute la journée et une partie de la nuit, il est tombé pendant le sommeil. L'anesthésie persiste au même degré. — Par suggestion à l'état de veille, la sensibilité est restaurée en quelques secondes sur la jambe droite.
Une pièce d'or appliquée sur la cuisse pendant trois minutes ne restaure pas la sensibilité : la suggestion à l'état de veille la restaure en quelques secondes. Les douleurs thoraciques ont diminué pendant la nuit. — Suggestion hypnotique, sommeil profond.
8 juin. — Ce matin la sensibilité reste très nette dans la jambe et la cuisse droite, elle s'est rétablie spontanément sur tout le côté et le membre supérieur. On constate encore une sensibilité légère au-dessous du rebord costal droit et un peu de pesanteur épigastrique, mais moindre.
La sensibilité restaurée se maintient.
10 juin. — Suggestion hypnotique. — Continue à bien aller et n'accuse plus qu'une certaine gêne au-dessus de l'aine droite.
14 juin. — Va bien. N'accuse qu'une sensation de fourmillements dans la jambe gauche; légère sensibilité au-dessus des
aines; qiiand elle marche, elle accuse la sensation d'un corps qui remonte des cuisses jusqu'au sein droit avec pression el gène respiratoire; quand elle se couche du côté droit, sensation <io picotement dans le rebord axillaire. — Suggestion.
15juin. — Vabien, n'accuse qu'un engourdissement dans les jambes quand elle marche. N'a plus de douleurs.
La malade reste jusqu'à la fin du mois, n'accusant plus que quelques sensations peu douloureuses; la sensibilité persiste, restaurée, l'appétit esl revenu, la digestion est assez bonne. L'époque menstruelle suggérée pour le 4 juillet, apparaît le 28 juin, pou abondante et dure trois jours.
Je n'insiste que sur ce point : la résistance de l'anesthésie à la magnétothérapie et à la métallothérapie, sans suggestion ; sa guérison rapide par suggestion simple sans métal ni aimant.
Observation LXVI. — Nervosisme datant de quinze mois. Douleur de tête- continue ; rachialgie, douleur dans les jambes; sensation de boule: concentration triste ; suppression des symptômes pendant
un mois après seize jours de suggestion.
D..., Marie, âgée de quatorze ans, dentelière, entre à l'hôpital lo li février lisuo, pour une affection nerveuse datant de quinze mois. Elle est caractérisée surtout par une douleur de tète, donnanl lieu à une sensation de coups de marteau dans les tempes ol le front; cette douleur est presque continue depuis quinze mois, elle l'empêche de dormir, au moins cinq fois par semaine. Depuis cinq ou six mois, la malade avait de plus dos douleurs dans les jambes, avec rachialgie l'empêchant souvent do se lever. — La malade restail des semaines sans pouvoir travailler ; en moyenne elle ne travaillai! que quinze
jouis par mois. Kilo n'a jamais eu de crises de norfs, mais assoz
souvent, doux ou trois fois par semaine, durant une heure chaque lois, uriie sensation (\o boule hystérique avec strangulation. Appétit faible; cauchemars fréquents. Elle ne signale pas do maladies antérieures, ni d'antécédents héréditaires : sa mère a lo caractère un pou vif, dit-elle, mais n'a pas do maladie nerveuse.
Etat actuel. — Constitution bonne, tempérament nerveux. — Intelligence nette; apyrexie. — Réglée pour la première fois