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MEDICALJ^RARY
Gift of the 01 d Dominion Foundation
from the Library of Gregory Zi/boorg, M.D.
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Hjstérle maniaque infantile
par M. le D' Paul BLOCQ Chef des travaux anatomo-yathologiques à la Salpétriere
Je désire entretenir la Société d'un cas d'hystérie infantile que je viens d'observer, non seulement parce qu'il m'a semblé fort intéressait au point de vue pathologique, mais surtout parce qu'il prête à des considérations d'une portée pratique très importante quant au diagnostic, au pronostic et au traitement.
Nous rappellerons, au préalable, sommairement, en quoi consiste l'hystérie maniaque. On ne considère pas sous cette dénomination, l'exagération de l'état psychique anormal des hystériques, si bien décrit par M. Huchard, et qui est habituel à ces malades. Le trouble en question est un incident prépondérant ou accessoire de la diat'ièse au même titre que les crises convulsives, les contractures, les paralysies.. ., etc.
La perversion mentale qui caractérise cette forme, s'accuse par des altérations marquées de l'intelligence, de la perception, et de l'affectivité . Il existe de l'inconscience; le
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malade ne reconnaît plus les personnes de sa famille et de son entourage, il est constamment agité, crie, menace. Au milieu de ses divagations continuelles, il a de temps à autre des hallucinations visuelles terrifiantes ; il entre dans des accès de terreur ou de colère, et cherche alors à nuire aux autres et à lui-même.
11 est à remarquer que l'hystérie maniaque, assez rare chez l'adulte, frappe les enfants d'une façon prédominante et en particulier les garçons. M. Charcot a attiré mon attention sur ce point, alors que j'avais l'honneur d'être son interne, et, à cette époque, j'ai pu recueillir un certain nombre d'observations de cette catégorie, qui ont été publiées dans l'excellent mémoire de M. Glopatt S"r l'hystérie infantile. Cet auteur a, du reste, lassemblé 272 observations d'hystérie chez les enfants. Or, sur les 96 de ces relations qui ont trait à des garçob s, j'ai relevé des désordres mentaux mentionnés dans la proportion énorme de un tiers des cas, ce qui justifie l'assertion précédente. J'ai nofé également une certaine analogie symptomatique dans le groupement des accidents survenus- dans ces différents cas, et j'ai pensé qu'on pourrait mettre ces données à profit pour éviter la confusion diagnostique souvent faite avec des désordres méningés et cérébraux irrémédiables.
Chez la plupart de ces enfants, il existait au début une céphalalgie tenace et persistante, s'accompagnant de plaques hypersthésiques ou spasmogènes du cuir chevelu. De plus, les troubles généraux delà sensibilité consistaient le plus souvent en phénomènes d'hyperesthésie plutôt que d'à nesthésie. C'étaient, ou des plaques sensibles, ou de l'exaltation des sensibilités spéciales, photophobie, hyperacousie. etc. ,
Quant aux caractères de ila perversion ■ mentale elle-
même, ils sont également assez uniforme?. Quelquefois elle apparaît sous forme d'attaques dans lesquelles l'élément convulsif serait réduit.à son minimum ; ce sont d'autres lois de véritables attaques prolongées. Enfin, il arrive que l'enfant présente d'emblée cette incohérence de paroles et de gestes. Il s'agit d'une véritable folie ; bavardages sans 1 suite, actes ahsurde?,. Le plus souvent 'd'agitation est vive, le malade est furieux ,; il injurie, il vocifère, il menace, il' cherche à mordre, à pincer, à battre, à étrangler même.... Dans des cas plus rares, ou assiste à une sorte de \oanthPè^ pie; le sujet imite Un animal, tel était le cas récent de la pgtite fille dont l'histoire dénaturée a fait le tour de la presse sous la rubriquede « femme chat de la Salpétrière. » ia $b
Le plus ordinairement le troublo cesse brusquement ; l'enfant reprend tout à coup la plénitude de ses facultés,oubliant tout Ce qui s'est passé. Il semble sortir d'un mauvais rêve.
Selon les lois de balancement habituelle aux syndromes hystériques, l'altération mentale peut succéder ou faire place à une autre manifestation, et coexister ou non avec les stigmates dela.névrosew Jijmnoq uo'up ùaaoq ia'(,J9 |8ao
J'aborde maintenant le récit de l'histoire de mon petit malade : : >ai smhioaob
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Je suis appelé, le 7 août 1889, à donner des soins au îeune
W à»é de 14 ans " ! ™ a
Antécédents héréditaires. — La famille est mal connue du côté paternel. On sait cependant que le grand'père était migraineux : la grand'mère est morte d'apoplexie (?). Le père migraineux est' affecté d'un tic facial. La famille maternelle assez nombreuse, offre comme hérédité nerveuse positive : le grand'père qui, après avoir été paraplégique, aurait présenté ultérieurement de l'embarras de la parole et de l'incohérence des idées ;
une grand'tante qui a été longtemps atteinte d'une maladie caractérisée par « des crises de convulsions, de délire et de cris, s'arrètant immédiatement par la compression du ventre pour reprendre quand on suspendait cette manœuvre » (hystérie) ; la mère est chlorptique et nerveuse.
Unesœui et un frère sont en bonne santé: celle là est somnambule.
Antécédents personnels. — W... n'aurait jamais été malade avanl le début de l'affection actuelle, si l'on en excepte une scarlatine qu'il contracta il y a 6 ans.
Début et marche. — Les parents font remonter à 2 ans 1/i, l'origine des troubles actuels. A cette époque, l'eufant eut la fièvre typhoïde ; il resta de ce fait couché au lit pandant 5 à 6 " semaines, et quoiqu'à la suite il fût en apparence bien portant, depuis, il ne s'est réellement jamais retrouvé en parfaite santé. Bien qu'il put se relever et reprendre bientôt les cours du lycée, il ne tarda pas à souffrir de maux de tê e violents et persistants. Il dut cesser ses études et M. Cadet, de Gassicourt fut consulté à ce sujet. Le traitement qu'il prescrivit, consistant surtout en changement d'air et de régime, fut mal suivi. Toutefois il y eut un peu d'amélioration, mais l'enfant continua à se plaindre de céphalalgie par intermittence.
Le 18 janvier de cette année, survint un nouvel incident. W., sorti en promenade, sans qu'il se présentât rien d'anormal, se plaint de faiblesse dans les jambes, de douleurs dans le genou gauche; il a de la peine à marcher et peut difficilement rentrer â la maison. Il s'alite et, pendant une quinzaine de jours, il lui devient impossible de marcher. Il se plaint aussi à ce moment de sensations pénibles dans la colonne lombaire.
Les douleurs spinales, et la paraplégie qui offre des alternatives de mieux et de pis, continuent jusqu'en mai. A ce moment le médecin de la famille conseille d'envoyer l'enfant à la mer. 11 est dirigé à Berck où on applique des pointes de feu le long de la colonne dorsale. L'enfant revient de Berck complètement paraplégie, et la jambe gauche conlracturée dans la flexion
forcée. M. Jotïroy, consulté à ce moment, conseille les lotions froides qui entraînent un peu d'amélioration. Bientôt cependant la paraplégie reparaît plus intense et s'accompagne d'un embarras de la parole tel que W... a peine à articuler les mots. C'est à ce moment que je suis appelé à examiner le malade.
Etat actuel. Août 1889. — Il s'agit d'un jeune garçon assez grand pour son âge, bien développé, quoique de formes féminines, maigre et chlorotique. Il se tient couché dans le décubitus latéral. Le faciès :e3f intelligent, mais l'enfant ne. peu* répondre qu'en bredouillant, car ses mâchoires sont affectées; d'une trémulation rapide : les deats s'entrechoquent comme dans le grelottement, et empêchent presque absolument l'émission, des mots. Les membres supérieurs sont indemnes de toute altération.
Les membres inférieurs, un peu atrophiés, sont dans l'extension forcée/ Soit spontanément, soit surtout lors du moindre attoucbemeut, les jambes sont prises de secousses. Elles se détendent brusquement comme mues par un ressort. On provoque ces mouvements plus intenses encore par la pression des zones que nous allons signaler: les membres simulent alors aussitôt l'action de lancer un coup de pied. Il est, en conséquence, impossible de se rendre compte le l'état réel de la puissance dynamométrique des membres, puisqu'ils ne se prêtent à aucun attouchement. Si l'on esaye de mettre le malade debout, en le maintenant sous les aisselles, ses pieds ont à peine touché, le ,801, que les membres, puis tout le corps, sont pris d'une trépidation intense, analogue, mais plus vive que celle de l'épilepsie spinale. Les stations et la marche sont par suite tout-i-fait, ini-
posiules. m taeiveb
L'examen de la sepeibilité moutre qu'il existe une hypéresthésie générale de toute la surface cutanée, plus marquâe du côté gauche. Les moindres pressions sont pénibles et provoquent des mouvements spasmodiques. Il existe en outre des zones .où la sensibilité est douloureusement impressionnée par le moindre attouchement. C'est au niveau du genou gauche, de ,1a coionne
cdiiUBS ôdma'l cl Je .ôiyolqu'inq
■lombaire, et surtout du ivettei :' là le plus petit effleurement fait naître de's convulsions. r A part une dilatation exagérée des d«ui pupilles, 1 etfiun 'double rétrécissement concentrique du ■Jfriamp visuel plus niarqué à gauche, la sensibilité spéciale n'est •pasjaffe'etie. • i • ' , ■
Les sphincters et les autres appareils sont indemnes.
Jô diagnostique : âdqidents hystériques, et je prescris l'isole- •mlent, la médication ih^drotliérapique et l'usage des préparations martiales. : ■■'' .
15 août. 'Le traitement n'a pas été accepté par la famille, ni suivi. L'enfant, qui, jusqu'à présent n'avait jamais eu d'attaques de nerfa, flpéeeiitte une crise caractérisée par une aura céphalique suivie d'arc de cercle, de quelques secousses conrul- "sSves, et' d'une phase. passionnelle, où ildëîît-e, voyant des êtres imaginaires qu'il interpelle. A la suite de cet incident, les parents <èfe décident à'isoler l'enfant dans un établissement liydrotherapique.
r 29 août. L'hypéresthésie est moins vive. W... est encore cquché, mais il peut se tenir debout quelques instants, malgré les trépidations. Les attaques se sont .renouvelées avec les mêmes caractères, et sont plus fréquentes.^ L'une d'elles a été suivie <?\me période d'inconscience de-2 à 3 heures. m49 septembre. Tout d'un coup l'enfaht se met à marcher très bien, if est débarrassé aussi du tremblement qui gênait l'ém^steion des mots, et parle correctement. Les crises diminuent de, fréquence. ' '
•£$ .. septembre* L'enfant'n'offre plus aucun signe morbide, sinon la plaque hyperésthésique du vertes, tl-u'a plus d'attaques,
nî les médecins, il bavarde constamment d'une façon incohérente, , a. des accès . dé fureur où il cheiche'à étrangler l'infirmière qui le garde. Il commet des actes absurdes, veut boire de son urine, etc. Cet état délirant se continue pendant 12 jouis.
16 octobre. Deux attaques dans la journée : depuis un calmé a,ssez considérable est intervenu, W... reconnaît les personnel, mais a encore, L'aiiîiégaré, et un certain trouble dans les jetées!': il est indifférent à: tout, se trouve misérable, a. envie de se suicider et perd complètement la mémoire des faitœqjui'afiaMKfcomplis quelques instants auparavant. I
23 octobre. Le trouble mental est complètement dissipé. L'enfant n'en a gardé autntn souvenir: il hese'souvient £as des visites que je lui ai faites dans cet intervalle, -mais seulement de celles qui sont antérieures. Il est également bien au point de vue de la motilité.Les seuls signes qui persistent encoifê, sont: la zone hyperestliésique de la tête, et quelques petites attaques.
HU novembre. L'ecfant n'a plus d'attaques, ni aucun traabjè morbide, sinon un peu de céphalalgie. "
10 décembre,- Guérison complète. Le malade est rendu à sa famille.
Nous ferons tout d'abord remarquer qu'ici, comme en la plupart des cas semblables, il est possible de remonter à la cause prochaine de l'affection. Les antécédents d'hérédité nerveuse, tant du cOté paternel que du côté maternel, rendent aisément compte de la prédisposition. L'hystérie, \en puissance a été vraisemblablement occasionnée par lès troubles de la nutrition générale consécutifs à la fièvre typhoïde qui a frappé le malade. Ces données étiologiques sont conformes en tous les points à celles que tend à établir l'enseignement de M. Gharcot. r
Quant à la forme qu'ont revêtue les manifestations de 1 là névrose, on notera qu'il s'est surtout agi de ces phéi.omènes d'hyspéresthésie si fréquents chez les enfants hysté-, riques. Il existait une céphalalgie avec plaques hypéresthésiques et une paraplégie d'une intensité spasmorîique exceptionnelle.
On ne saurait mieux comparer l'état dans lequel se trouvait le malade qu'a une sorte de tendance à Pépilepsie spinale généralisée, dont le moindre attouchement suffirait à développer la trépidation.
Les attaques ont apparu très tardivement, sept mois après les accidents paraplégiques, et dès leur début, ont emprunté ce caractère particulier, que l'élément psychique l'emportait sur l'élément moteur. Du reste l'accès véritablement maniaque qui est survenu ultérieurement ne semble guère avoir né qu'une attaque prolongée.
C'est du moins de cette façon que j'interpréterais cet épisode. Si l'on admet que l'attaque hystérique offre une sorte de synthèse des symptômes de la névrose, l'hystérie maniaque, selon cette conception, représenterait l'une des phases dissociée de l'attaque, la période des attitudes passionnelles (d'après la nomenclature classique de M.' Charcot), isolée à l'état de simplicité, et anormalement prolongée. Nous pourrions aussi nous demander le motif de cette fréquence relative chez les enfants des manifestations psychiques. Nous croyons qu'il faut en chercher la raison dans l'état du développement des centres cérébraux à cet âge. ""Chez l'enfant du premier âge, les régions corticales sont ~k peine ébauchées, et par suite l'action* inhibitoire de l'é- ' cpree sur la moelle est réduite à son minimum ; aussi, à ceiW)^M& i '¥énM>U { 'f'êâglH\ f ik * toute ^ooaneal pamdes ^onvftMtmU  J u itiàtMté, ehèz l'adolescent de 13 k 15 ans, l'activité psychique est alors en pleine évolution, et c'est à ^e'Ia^uMricômbe sans doute la part prépondérante que. prend " î'èlérnërtt idéal dans la perturbatfoiï produite par la névïo'ae. ' 8 ^ S\r^îti"attàrdér ,i plus' à'tee*tioh*idérations d'ordre' .théobrique, j'arrive maintenant à des questions-plus pratiquas. ~fce— diagnostic peut être sing-ulièrement-embarrassaiit^en .aojaJ o/I | uèqlaS si i itiata ub çtro^J (I)
semblable cas, à en juger par les erreurs qui ont, été inanités fois commises déjà en pareille occurrence. Ce qu'il importe, c'est surtout d'être prévenu. pour dépister la névrose et ne pas la confondre avec la folie morale ou la méningite, ij Je n'insiste pas sur le diagnostic dés accidents paraplégiques, bien que précisément,, dans' le cas qui nous occupe, si l'on en juge par le traitement mis en œuvré (pointes de feu et bains de mer), la confusion ait dû être faite avec le mal de Pott, sinon par le médecin de la famille, qui lui, avait prescrit l'éloignement à la campagne, mais pas ce,lùî de la station balnéaire. C'est sans doute en raison de l'absence d'attaques d'une part, de la présence d'une douleur lombaire et d'une paraplégie d'autre part, que l'erreur a été commise. Je ne puis mieux faire que de renvoyer, à cet égard, à l'instructive et intéressante leçon que M. ûharcota consacrée à la simulation du mal de Pott par des accidents hystériques (1).
Je tiens plutôt à attirer l'attention sur les difficultés du diagnostic des désordres mentaux. Leur appareil est, en effet, véritablement alarmant ; chez notre malade, l'existence antérieure des différents accidents, ,et surtout des attaques à caractère délirant très accentué, rendait la confusion difficile. Mais, il peut arriver qu'il n'en soit pas ainsi. On se basera alors, sur le début subit des accidents, sur les intermittences qu'il présente, enfin sur la présence des stigmates de l'hystérie, pour éviter la confusion. L'importance de ce diagnostic est considérable, puisqu'en somme s'il s'agit de méningite ou de folie morale, le pronostio devient des plus graves, tandis qu'au contraire, en cas d'hystéiie, la guérison sera de règle. Dans notre observation, en
(1) Leçons du mardi à la Salpétrière. 1888-89. — IXe Leçon.
ptatjeulieri LeLpronostic que bous avions prévu s'es* 'rapide» tHBnk péalis«i
-jAitquelifcrbitementaura-t-on recours ? Bien que je n'aie ancnneiBépugnaJioe pour l'emploi de la ^ggestioib hypnotiqua.dès longtemps employée à la Salpêtrière, et dont je me suis servi souvient moi-même avec succès dans des cas p/éeisyije ne la crois nullement indiquée en semblable circonstance ;. je ne reviendrai pas sar les raisons.^ sur les. quelles je fonde eette opinion, raisons que j'ai exposées danston tr&vailtfécêW(aJ.3fc nioebàm oi tu .
•iiDjani%B ;, tJâsi4e-Ce^géter*c"eSt l'isolement, préconisé par M. Charcot ,qui conviendra le mieux. 1 ^It-'ès^ '<!eriâin, que dans :desea34'Wystérie Mgâre, les procédés hydrothérapiqaeetles médicaments antispasmodiques non associés à Isolement pourront avoir raison des-accidents. Mais, dans tous les cas graves, ce qui revient souvent à dire dans les cas anciens, ces mêmes agents, qui ne procurent aucun bénéfice au malade tant qu'il demeure dans sa famille, feront merveille dès que l'enfant sera séparé complètement de ce milieu. ' ! ' j7i ' •
Le phénomène assez extraordinaire, au premier abô-rd, me paraît s'expliquer ainsi.
Il importe desavoir que l'enfant hystérique présente un état psychique particulier. Consciemment , il cherche à attirer l'attention, est heureux qu'on s'occupe de lui, exagère au besoin les signes de son affection ; inconsciemment, il est extrêmement impressionné par tout ce qu'il entend dire
(2) Indications de l'hypnotisme . (Bulletin médical, juillet 1S89).
J'ajoute quedaDSce cas particulier, l'enfant était hypnotisable et suggeslible, mais les suggestions thérapeutiques ne produisaient que des effets d'une durée passagère.
autour de lui. II résulte de ces dispositions de son esprit, lorsque l'enfant reste dans sa famille, une conséquence doublement fâcheuse. D'une part, les petits soins dont le malade est entouré et l'intérêt qu'il accapare, favorisent sa tondance consciente; d'autre part les inquiétudes, les angoisses que provoquent, l'apparence effrayante des symptômes se répercutent sur sa déviation psychique inconsciente. Somme toute, la névrose s'implante déplus en plus, consciemment et inconsciemment, et, comme elle défie alors toute thérapeutique, le médecin se trouve dans une situation fâcheuse ; il n'inspire plus aucune confiance et, par suite, n'a plus d'autorité.
Il en est tout différemment, dos que le malade est séparé des siens, et complètement livré au seul médecin ; les influences précédentes sont de ce fait annihilées et l'action thérapeutique reprend son efficacité .
Quoi qu'il en soit de cette exphoation, l'expérience ne compte plus les succès de la méthode, dont lo seul inconvénient, si c'en est un, est d'être difficilement acceptée, par la tendresse aveugle, en la circonstance, des parents des petits malades, .j aJ
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