‹ Hystérie - pithiatisme et troubles nerveuxChapitre 49 sur 61 · CM £ O · texte numérisé non relu

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Ainsi qu'on peut s'en rendre compte en consultant les tableaux I et II, le chiffre de la pression systolique n'est pas modifié au membre atteint de troubles nerveux d'ordre réflexe, mais l'amplitude des oscillations à la radiale ou aux tibiales est plus faible et la tension artério-capillaire est moins élevée qu'au membre sainO). Cette asymétrie est si manifeste et si habituellement observée, tout au moins pendant la saison froide, que l'on est bien eu droit de la considérer comme un des caractères sémiologïques des accidents nerveux que nous étudions. Tant que les conditions d'observation ne se modifient pas, on la constate chez le même malade à chaque examen (Obs. II, XV, XXI et XXIX), mais son intensité peut varier dans d'assez notables proportions d'un moment à l'autre. Il suffit que la température ambiante s'élève ou que le malade ait séjourné plus longtemps dans une chambre chaude pour que l'on ne retrouve plus les différences précédemment notées (Obs. IX). Même dans les cas où cette asymétrie est le plus marquée, un bain chaud, ainsi que nous le verrons plus loin (voir p. 271), l'atténue (Obs. II, XI et XV) ou la fait disparaître (Obs, IV, VII], XVI et XXVI) -parfois même elle subit une inversion (Obs. IX).

La diminution de l'amplitude des oscillations et -de la tension artério-capillaire au membre blessé, étant donné son, instabilité et sa mobilité, ne peut s'expliquer que par un spasme vasculaire qui se reproduit toute? les fois que la température am- 'biante est basse. Il y a bien Là, ainsi que nous l'avons montré, un véritable trouble de la régulation vaso-motrice locale. Le membre blessé se comporte comme s'il était sensibilisé h l'action des agents thermiques et comme s'il était devenu incapable de conserver son régime circulatoire normal hors de certaines conditions atmosphériques particulièrement favorables.

Nous allons maintenant relater les résultats des recherches complémentaires que nous avons faites et qui se répartissent ainsi qu'il suit :

Tableau III. — Lésions des troncs nerveux sans association de troubles nerveux d'ordre réflexe nettement caractérisés.

Tableaux IV et V. — Troubles nerveux d'ordre réflexe associés à la lésion d'un tronc nerveux.

Tableaux VI et VU. — Lésions artérielles avec association de lésions de troncs nerveux et de troubles nerveux d'ordre réflexe.

(*) Tous ces examens ont été pratiqués avec le même appareil Pachon qui, déjà, avait été utilisé pour étudier l'amplitude des oscillations chez le sujet normal. C'est un détail qui mérite d'être souligné, car les différents appareils ne donnent pas toujours des uscillations d'égale amplitude chez un même sujet et les spécimens actuellement mis en vente ont des oscillations moins amples' que les anciens oscillomètres à la série desquels appartient celui qui nous a servi.

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