‹ I pupazziChapitre 13 sur 95 · LES DEUX BOSSUS · texte numérisé non relu

LES DEUX BOSSUS

Deux bossus, se trouvant un soir Placés entre deux glaces, Se virent si cocasses,

Qu'ils riaient, dame I il fallait voir 1

— De quoi ris-tu, frère Mendoce ?

— Mais de ta bosse apparemment !

Et toi ? — Je ris semblablement

De ta bosse I

Le public est frère Mendoce ; L'artiste, c'est l'autre rieur ; Le public ne voit pas sa bosse, Mais il voit celle de l'acteur !

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Q4URÉLIE&C SCHOLL

Voyez, à la promenade

Se balade, Dans son nouveau tilbury, Scholl à la blonde moustache

Où s'attache Plus d'un cœur qu'il a meurtri.

Son alezan se balance,

Piaffe et danse, Chacun le regarde au bois, Et le soir au clair de lune

C'est chacune Qui l'admire en tapinois.

74 ! PUPAZZÏ

On voit les Esprits malades

Ou maussades, Se le montrer au lointain Et la mignonne Denise,

S'est assise, Pour le voir, près du chemin.

Oui tous!... ou plutôt non... toutes ,

Dans les routes Qui conduisent à Saint-Cloud, Rencontrent son équipage,

Font tapage...

C'est absurde. 1 Et voilà tout !

Laissez passer sans rancune

La fortune En un jour tombant du ciel, Laissez passer la jeunesse,

Dont Tivresse Est douce comme le miel.

Ne raillez pas !... Je vous jure,

La voiture Tôt où tard nous attend tous ; Ceux qui l'ont tôt, vont plus vite,

Au grand gîte !

Pourquoi donc être jaloux ?

Va donc! Scholl! et que Ton prône

Le Nain Jaune i ; Qu'on s'abonne à ton journal, Et ris-toi de la critique,

Qui te pique Mais qui ne te fait pas mal.

Le Nain Jaune, alors à lui, mais depuis...

éMADAME LOUISE COLET ODE

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