‹ I pupazziChapitre 31 sur 95 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

Cettuy matin, me pour menant au bois Où d'aultres fois, ardois en ta présence, Je me disois : t Hélas ! je le cognois t Le mal causé par cruelle oublyance ! •

Les arbres secqs, d'un air m élan en oli que Dodelinoient de leur chief despouillé ;

1 Pastiche des ballades du seiiième siècle.

Du renouveau la verdastre tunique Ores n'avoit préz et champs habillé.

Les merles noirs, las t se mocquoient de moy Doulcettement, — icy je doibts le dire, — Ains les pinsons estoient tout en esmoy En m'e sco u tant despeindre mon martyre.

Un vieil hibou, qui m'a voit recogneu Claqua du bec en me voyant paroistre :

t Clac ! clac ! ûst-il, veulx-tu bien disparoistre ! t Hou! hou ! leu, leu! clac! clac! hou ! hou! leu,

[leu! i]

Si donc voulez, belle, que le hibou Demeure coi meshuy dedans son trou ; Si voulez veoir merles sans mocquerie, Et doulx pinsons baller joyeulsement; Si voulez veoir Nature reflorie :

Revenez, belle, auprès de vostre amant !

Page 1