‹ Iambes et poèmesChapitre 22 sur 72 · LES HOMICIDES · texte numérisé non relu

LES HOMICIDES

Des aùlliom d'humains soient les bétes de somme; Qjie tint d'ftres de cliair soient les hochets sanglants D'un seul, issu comme eux de tes célestes flancs ? Un cAté penche trop dans l'humaine balance.

Ah I ce n'est pas ain^ que la toute-puissance En a conçu le jeu : lancé dans le plateau, Le glaive quelquefois ritabUt le niveau :

Prâie-le-moi, Justice ! et qu'un coup salutaire Des peuples gémissants finisse la misère I

Du glaive de la loi. Justice, aime tes maim

Et frappe sans pitié ces monstres inhumains.

Ces êtres sans respect pour le haut diadème,

Q)ii, toujours insurgés contre le rang suprême.

Dans les transports obscurs de leur férocité.

Veulent à flots de sang no)'er la royauté.

Que deviendraient, grand Dieu I les peuples de ce monde,

Si, dans leurs enements sur la terre féconde,

Ils venaient i tuer leurs sacrés conducteurs?

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Qije feraient ces troupeaux dépourvus de pasteurs? . Ce serait le bétail marchant i l'aventure, El le débordement de toute créature ; Et toi-même, grand Dieu I par l'orgueil avili. Tu finirais par voir ton saint culie aboli.

Les rois sont ici-bas un reflet de ta face; Comme Dieu l'est au monde, â la terre leur race Est nécessaire ; ainsi, que le glaive des lois Apprenne aux vils morteb à respecter les loisl

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