‹ Ichthyologie analytique ou essai d'une classification naturelle des poissonsChapitre 84 sur 110 · IX. MÉNÉ (Lacépède); de wfvn, la lune · texte numérisé non relu

IX. MÉNÉ (Lacépède); de wfvn, la lune

Cuvier-Valenciennes, t. X, p. 103, pl. 285.

ICHTHYOSTÉS HÉMISOPODES LEPTOSOMES MICRODONTÉS. 391

Lacépède, t. V, p. 479, pl. 14, fig. 2.

Bloch, Systema Schneider, p.479, pl. 29, fig. 2. Caractères. Ligne latérale presque droite ; hypoptère très-longue et fort basse ; épiptère de même, mais à premiers rayons plus élevés; hémisopes à un seul rayon très-long.

Une seule espèce, des Indes, de Tranquébar et de Pondichéry.

X. PLATAX (Cuvier), Tataé. Athénée désigne sous ce nom un poisson très-plat.

Iconographie du Règne animal, pl. 24, n° 1.

Cuvier-Valenciennes, t. VIL, p. 213, pl. 186. Bloch, pl. 199, fig. x et 2.

Lacépède, t. IV, p. 454, 473, fig. 2.

Caractères. Corps très-comprimé, fort court, quatre fois plus haut que lon ; écailles petites ; dents du premier rang plates, à trois lobes, les autres en brosse ; hémisopes très-longs, en faux, comme les épiptère et hypoptère.

Seize espèces inscrites, toutes des mers du Sud.

XI. APOLECTE, Apolectus (Cuvier). L'étymologie n'en est pas indiquée. Anohexros, choisi, le meilleur, electus, eximius. Cuvier-Valenciennes, t. VIIL, p. 438, pl. 238. Caractères. C’est un petit poisson qui a beaucoup de rapports avec le Rhombe par sa forme et la disposilion des nageoires, mais qui en diffère par la préseuce des hémisopes, qui sont même portés très en avant et qui sont grêles

et pointus.

Il n’y a qu’une seule espèce indiquée d’après un individu du Malabar.

XII. POULICHE, Æquula (Cuvier); nom donné par Forskäl à une espèce de Scombre.

Cuvier-Valenciennes, t, X, p.60, pl. 283 et 284. Lacépède, t. IIL, p. 90; t. V, p. 425 et 463; t. IV, p. 575. Bloch, p£. 192, fig. 2; 4128, 429.

Caractères. Épiptère basse et longue, à premiers rayons plus longs ; hémisopes

moyens en longueur ; pleuropes triangulaires, plus longs et arrondis en dehors,

Vingt-deux espèces inscrites.

XIII. KURTE (Bloch); du mot grec xvpros, bossu. Cuvier-Valenciennes, t. IX, p. 421, pl. 275.

Bloch, p£. 169.

Lacépède, t. IT, p. 516 et b17.

Caractères. Une épiptère courte, mais précédée de petits aiguillons; hypoptère trois fois plus longue; uroptère fourchue ; hémisopes à premier rayon

épineux.

Deux espèces décrites, l’une est douteuse, de Tranquébar et de Java.

XIV. ZÉE, Zeus (Linné), de Eéw, je tranche, dolo, scalpo. Cuvier-Valenciennes, t. X, p. 4, pl. 280.

Bloch, pl. 4x1 et 191.

Iconographie du Règne animal, pl. 32, p. x.

Lacépède, t. IV, p. 577; poisson Saint-Pierre, Dorée. Bonnaterre, Encyclopédie, n° 154.

Caractères. Deux épiptères bordées d’écussons aiguillonnés, fourchus, ainsi qu’à l'hypoptère ; bouche très-protractile.

Quatre espèces inscrites, une de l'Océan et une de la Méditerranée.

XV. CAPROS (Lacépède); de xérpoc, aper, sanglier, nom d’une espèce dans

Aristote.

Cuvier-Valenciennes, t. X, p. 30, pl. 281.

Lacépède, t. IV, p. 5gt.

Zeus aper, Linné.

Perça pusilla, Brunnich. Pisc. Mass., p. 62.

Caractères. L’épiptère échancrée, à première portion aiguillonnée ; pas de plaques osseuses sur les côtés des nageoires impaires du dos et du ventre ; bouche

protractile ; yeux très-grands.

Une seule espèce, de la Méditerranée.

XVI. SÉSERIN (Cuvier) ; nom ancien, Xesnpws, donné par Athénée à un poisson

indéterminé, à lèvres écartées, hians.

Cuvier-Valenciennes, t. IX, p. 416, pl. 276.

Rondelet, livre IX, chap. xx, p. 257.

Ch. Bonaparte, Fauna Italica, pl. 125, fig. 2.

Caractères. Corps presque sans écailles, ovale, très-élevé ; épiptère et hypoptère basses, à rayons mous, égaux, adipeux, à bords arrondis ; ligne latérale écailleuse ; hémisopes très-courts.

Une seule espèce, de la Méditerranée.

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XVII. RHOMBE, Rhombus (Lacepède), nom tiré de la forme du corps.

Cuvier-Valenciennes, t. X, p. 400, pl. 274.

Bonnaterre, Encyclopédie, p. 81, n° 5.

Lacépède, t. II, p. 322, Rhombus alepidotus.

Caractères. Épiptère et hypoptère prolongées en devant, à rayons mous ; les catopes représentés par une petite épine ; pleuropes triangulaires, allongés en pointe extérieure; corps rhomboïdal.

Cinq espèces, des mers d'Amérique. (Voir parmi les Pseudapodes le n° 16.)

XVIII. PSETTE (Commerson), Wärrx, nom employé par Hippocrate pour désigner une sorte de Sole, Linguatula.

Cuvier-Valenciennes, t. VII, p. 240, p£. 189. Iconographie du Règne animal, pl. 24, n° 2.

Lacépède, t. IV, p. 558, pZ. v, fig. 4, Acanthopode; t. III, p. 303,

Centropode, p. 131; Monodactyle, p. 1117, pl. v, n° 4.

Caractères. Corps beauconp plus haut que long; de petites épines au lieu des hémisopes, dits catopes; nageoires impaires supérieure et inférieure couvertes d’écailles.

Trois espèces, toutes de la mer du Sud. (Voir les Apodes anomaux,

ou Pseudapodes, n° 17, page 228.)

XIX, STROMATÉE (Rondelet), de orpüux, tapis varié, stragulum, crpwxrec, piscis, Athénée.

Iconographie du Règne animal, pl. 32, n°3.

Cuvier-Valenciennes, t. IX, p. 372, pl. 272 et 273. Bloch, pl. 160, 420, 421 et 422.

Lacépède, t. IL, p. 316, 289, pl.ix, n°3; t. IV, 697 et 892; Féatola, Chrysostrome.

Caractères. Peau presque nue, ou à très-petites écailles; corps ovale, fort comprimé ; épiptère unique, longue, opposée à l’hypoptère, qui est semblable et couverte également de petites écailles ; hémisopes nuls ou non apparents ;

front courbe, suivant la ligne du dos.

Dix espèces, dont une de la Méditerranée, les autres de la mer des Indes. (Voir parmi les Pseudapodes le n° 15, page 227.)

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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA FAMILLE DES PLEURONECTES OU HÉTÉROSOMES.

Aucune famille, parmi les poissons osseux, n'est mieux caractérisée, dès la première inspection, que celle qui réunit les poissons plats, tels que les Plies, les Turbots, les Limandes, les Soles, poissons de mer qui sont si souvent apportés sur nos marchés. On les a d’abord nommés P/leuronectes(1), ce qui indiquait leur manière de nager sur le côté; mais comme cette particularité cesse avec leur vie, nous avions depuis très-longtemps proposé de les désigner par le nom d'Hétérosomes (2), destiné à représenter leurs formes bizarres et non symétriques. Ce caractère est évident, non pas pour le système du zoologiste, parce qu'on ne peut placer de suite ces poissons parmi les Thoraciques ou Hémisopodes, car il arrive fort souvent que leurs nageoires paires inférieures manquent, ou qu'elles sont tellement réduites dans le nombre de leurs rayons, et même confondues entre elles et soudées au commencement de l’Æypoptère, qu'on a peine à les distinguer ou à constater leur présence. On est surtout frappé de suite par le défaut de symétrie de tous leurs organes de la vie extérieure, car ce sont les seuls animaux vertébrés qui présentent cette particularité, que nous avons cherché à exprimer par leur dénomination.

On peut y joindre beaucoup d’autres observations faciles et

(1) De mevsu, le flanc, les côtés, et de vixrns, nageurs.

2) De £reooicc, dispar, dissimile, et de cüux, corpus, Corps. ï ? 2 e | HE ,

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très-importantes : d'abord l’aplatissement singulier de leur corps, dont l'un des côtés est toujours plus où moins convexe et coloré, tandis que celui qui lui correspond est tout different, car il reste plane, pâle et incolore; puis les os, les muscles et les diverses régions de la tête, les opercules, sont irréguliers et inégaux en forme, en volume, en position; la bouche, les narines, les yeux, les oreilles internes ne sont plus symétriques. Ces organes sont rejetés d’un seul côté, et c'est celui qui doit rester constamment en dessus. La protubérance occipitale, située derrière les yeux, n'occupe plus la ligne médiane du crâne; la cavité viscérale est bornée et très-limitée dans son étendue, à cause de l'origine de la nageoire impaire inférieure du corps, de l'hypoptère; de sorte qu'il ne reste pas assez de place dans l'abdomen pour y loger les organes reproducteurs. Il arrive de là que la laitance et les ovaires sont admis exceptionnellement dans des prolongements accessoires du péritoine, qui occupent, à droite et à gauche, la région inférieure de l’échine. Les côtes sont peu nombreuses et très-courtes ; il n'y a pas d’arètes ou de tendons osseux dans l’épaisseur des muscles latéraux, ce qui donne à la chair de ces poissons un mérite particulier, apprécié sur nos tables. Ces poissons nagent à plat, horizontalement, mais s'appuyant aussi sur les côtés. Ils se meuvent dans l’eau en la frappant de haut en bas, et réciproquement, et non de droite à gauche. Comme ils sont privés d'une vessie à gaz ou hydrostatique, dès le moment où ils cessent de se mouvoir, ils tombent nécessairement et malgré eux au fond des eaux, mais toujours dans la position indiquée par celle des yeux, qui restent en dessus. Leurs nageoires pectorales ou pleuropes varient beaucoup; presque toujours elles

sont inégales pour la force et l'étendue; quelquefois même elles manquent d’un côté, et les naturalistes se sont servis de cette observation pour caractériser certains genres de cette

famille.

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