‹ Iconogaraphie moliéresqueChapitre 76 sur 159 · Robert Vingt, composeur de sauces · texte numérisé non relu

Robert Vingt, composeur de sauces

— B. Moncornet excudit.VoTiTa.ii QVàYC, ovale.

Les historiens et les commentateurs de Molière ont cherché quel pouvait être ce Yinot, qui fut, avec La Grange, l'éditeur des Œuvres de Molière, publiées en 1682. Nous proposons de le reconnaître dans ce Robert Vinot, composeur de sauces, c'est-à-dire saucier-vinaigrier, qui devait être un personnage important dans le commerce et dans la bourgeoisie de Paris, puisqu'il fit graver et publier son portrait par B. Moncornet. La corporation des vinaigriers était alors très-riche et très-considérée. Ce Vinot, composeur de sauces, est nommé, dans une mazarinade en vers, le Ministre d' Estât flambé :

Et Vinot n'a plus de quoy frire.

Boursault le cite aussi, avec d'illustres personnages, dans la scène vii^ du Médecin volant, imprimée en 16bl :

Robert Vinot. Scii)ion l'Africaio,

Jodelet, Mascarille, Aristote, Lucain.

Voy. les Contemporains de Molière, par Victor Fournel (Paris, Firm'in Didot, 1863. In-8, tome 1", p. nS).

Cependant Trallage, dans ses notes manuscrites, nomme Vivot, et non Vinot, comme un des meilleurs amis de Molière. Il ajoute

même que ce Vivot savait par cœur la plupart«des comédies de son illustre ami.

Il faut clone choisir entre Vinot et Vivot. Je puis encore citer à l'appui de ce dernier un sixain adressé à ^fonfiieur Vivot, par le sieur de Pinchesne dans les Additions de quelques pièces nouvelles faites depuis Pimpressiori des premières, sans date, in-4 de 42 pp. (Œuvres meslées du sieur de Pinchesne. dédiées à Monseigneur le duc de Montausier. Pans, André Cramoisi/, 1672, in-4) :

Reçoy, fidèle amy Vivot, A la divine sœur de nos Muses dévot, Ces nouveaux sonnets, que la mienne Voulut depuis peu mettre au jour :

Et souffre qu'elle t'entretienne Des grands Héros de nostre Cour.

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