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— Béjart, dan^ le r6le de la Flèc lu», de V Avare. En
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pied et debout, de trois quarts, tourné à gauche. Année 1580. Lithogr. signée //^° L. Lithorjr. de Delpech. In-fol.
N" 68 des Costimm de théâtre de 1670 à 1820, par H*** Lecomte. L'original n'est pas indiqué. En tout cas, la date de 1680 doit ôtre changée, Béjart le cadet étant mort le 13 octobre 1678.
L'Eguisé avait créé le rôle de la Flèche, dans VAvnre. Harpagon disait de lui : « Je ne me plais point à voir ce chien de boiteux-là ! » parce que cet acteur était boiteux, par suite d'une blessure qu'il avait reçue à la jambe, en séparant deux hommes qui se battaient à l'épée. Son surnom de l'Eguisé venait d'un de ses rôles que nous ne connaissons pas, quoiqu'il se qualifiât de siru}' de l'Effiiisé, dans les actes de l'Etat civil.
On lit dans le Registre de La Grange, sous la date de 1670 : « Le sieur Béjart, par délibération de toute la Troupe, a esté mis à la pension de 1,000 liv. et est sorty de la Troupe. Cette pension a esté la première establie à l'exemple de celles qu'on donne aux acteurs de la Troupe de l'Hostel de Bourgogne. Le contrat en a été passé pardevant M" Levasseur, rue Saint-Honoré, près de la barrière des Sergents. » La minute de ce contrat, écrit sur parchemin, est conservée chez le successeur de M^ Levasseur, ku^uel demeure encore rue Saint-Honoré, près de l'église Saint-Iloch. Cette pièce est un curieux document pour l'histoire de la Troupe de Molière et mérite, à ce titre, d'être reproduite intégralement :
Furent jjresents Jean-Baptiste Poquelin de Molière ; damoiselle Claire-Gresinde Béjart, sa fenmie, de lui autorisée ; damoisello Madeleine Béjart, tille majeure ; Edme Villequin, sieur de Brie ; damoiselle Catherine Leclerc, sa femme, de lui autorisée ; damoiselle Geneviève Béjart de La Villaubrun, demeurant Place du Palais-Royal ; Charles Varlet de La Grange, demeurant rue Saint- Honoré; Philibert Gazeau, sieur Du Croisy, demeurant susdite rue ; François Lenoir, sieur de La Thorillière, et André Hubert, demeurant aussi rue Saint-Honoré, es même paroisse Saint-Germain l'Auxerrois ;
Tous faisant, comj)Osant le cor[)s de la Troupe du Roi représentant dans la salle du Palais-Royal, rue Saint-Honoré, paroisse Saint-p]ustacli(', d'uno part ;
Et Louis Béjart, ci-dovant comédien en ladite Troupe, demeurant rue Frementeau, d'autre part ;
Lesquelles parties ont accordé entre elles ce qui en suit :
C'est a savoir (pi'en conséquence de ce que ledit Louis Béjart .se retire de ladite Troupe, et (|ue pour ce faire il la requiert de lui donner une pension viagère pour vivre avec honneur, sans pouvoir
être saisie par f|ui que ce soit, et lui être destinée pour ses aliments, ce que ladite Troupe lui avoit accordé, avoit promis, comme elle promet i)ar ces présentes, tant par ceux que par celles qui la composant et la composeront, et qu'elle subsistera en ladite salle du Palais-Royal ou on autre lieu en cette ville de Paris, en cas d'accident ou de chan;;enienl, de bailler et jiayer audit Louis Béjart, ce acceptant, mille livres de pension viagère payable aux quatre quartiers, le premier échéant au dernier juin j)rochain. et contiuui-r tant et si longuement que ladite Troupe subsistera en la manu le que dessus ; laquelle pension lui servira d'aliments, et ne pourra être saisie en façon quelconque par qui que ce soit, le tout à condition que ledit corps de Troupe subsiste et qu'il ne se dissolve point ; et rupture d'icelle arrivant sans se pouvoir reunir, ladite pension n'aura plus cours; et en cas (jue (juelqu'un desdits acteurs ou actrices se retirent de ladite Troupe, soit pour entrer dans une autre troupe ou pour quitter tout à fait ladite Comédie, il sira entièrement décharge de ladite pension viagère, de laquelle seront chargés ceux qui entreront en leurs places, ou le reste de la Troupe, en cas qu'il n'y en entre point. Kt pour l'exécution des présentes, lesdites parties élisent leur domicile en la maison de ladite damoibelle Madeleine Bejart, rue Saint-Honoré, sus-déclarée, auquel lieu promettant, obligeant et renonçant.
Fuit et passé audit Palais-Royal, l'an 1670, le seizième jour d'avril.
Suivent les signatures.
Il faut remarquer que Molière n'a pas pris, dans sa signature, la particule nobiliaire qui lui est attribuée dans l'acte, et qu'il a signé : J. II. P. Molière.
Louis Hejart motirut, sept ans après, comme nous l'apprend le Registre mortuaire de Saint-Sulpice : « Le (juatorze octobre, Louis Hejart, sieur de Léguise, officier au régiment de la Ferté, dge d'environ qtiarante-cin(| ans, mort le treize, rue Ouénégaud. au logis du sieur Mecard, marchand chandelier, et ont assisté à son enterrement .Ifan-Raptiste Aubry et Isaac François Ouérin, beauxfrères du ilctlunct. »>
374. Edmk ViLLKOViN. siKi'RDi: nnii;, (pii avait fait partie de la Troupe (le Molière en province, mort en lH7(i.
— Dr lirir. CumviUe Inmçuhe. n).S3-!rt73. /•'. //l'ilnnncficrsc. lS;i7: d'après l'estampe de J. Sauv(^, sur le dessin de P. Hrissarl. (iravè à l'eau-forte, pour la Galerie historùjue de la Troupe de Molière.
Le sieur de Rrie n'avait aucun talent et jouait les utilité»;
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Molière ne le conservait dans la Troupe que pour y garder Mi'e de Brie, sa femme. De Brie était, comme mari, le plus accommodant dos hommes, mais il avait, du reste, le caractère difficile et querelleur. Molière ne l'a pas fait figurer dans V Impromptu de Versailles. Après la mort de Molière, lorsque les Comédiens du Marais vinrent se joindre à ceux du Palai.s-Royal, on n'eut garde de toucher à la part entière de De Brie, mais la veuve de Molière qui était, à vrai dire, la directrice de l'ilotel Guénégaud, exigea que M^'c De Brie, son ancienne rivale, n'eût qu'une demi-part. Voy. la notice de M. Ed. Thierry, en tête de l'édition du Registre de La Grange.