La mi.mi
— M'"" (le Brie, dans le rule (l'Apn^s, de VÉcole de<i femmes. En pied, debout, et de prolil, tournée à droite. Année UiSO. Lilhogr. signée H'" L. Lithogr. de Delpeclt. In-fol.
N** 50 des Costumes de Uicurrc de 1670 // 1S20, par H^^ Leromte. Le dessinateur n'a pas indiqué rorit:inal de ce portrait.
M"* de Brie fut l'aune et la consolatrice de Molière, qui lui resta toujours Kinci-rement attaché ei qui vécut avec elle sous le même toit juscju'en !G72. C'est à ( "[Ue seulement qu'il consentit
à se séparer «Telle, pour se i • r avoc sa femme. M»>« «le Brie,
qui ne se retira du théâtre qu'a l àjre de G5 ans. en avait déjà 42 lorsqu'elle créa, «lit-on. le r«')le dW^rnès dans VÉcole ties femmes. On peut aftlrmJM' c. pendant que le rôle fut joue aussi, sinon créé, p:ir .Vrmande Bejart. M"*' «h* Bri«' était encore fort séduisante, lorsque l'auteur anonyme d«' li Fmnousr Cot/n'a'ir/tnr lui Milrcssait ce madrigal, en 1080 :
Il faut qu'elle ait esto charnianle.
ruisqu'aujourd'huy, mal^rr^ ses ans, A peino des attraits naissana Kgalont sa beauté mourante.
:;78. Kknk Bkhtiiklot, dit Du Parc, surnommé Gros-Hené, tni des acteurs de rillustre Théâtre, niurt en IGtîi.
— Du Parc. Comédie franroho. lHi5-!H6i. fr. HiUeinac fier se. ls:)7; d'après ini ancien portrait î\ l'aciuarelle, sur papier. Gravé ;\ l'eau-forte, pour la Galerie hùitorique de In Troupe de Molière.
Le sieur du Parc avait créé, à Béxier«, le rôle de ih'Ox-Hen^ «lans le /)t';/iY amoureiur, et le nom «le ce personnage et .lit devenu son surnom de theAtre. On peut en conclure «pie le type vl le caractère de Oros- Rene s«' retrouvaient dans «l'autres comédies ou farces que Molière avait fait«'s pour la • • '^t «pi'il n'a pas eu !• m-
tnu(fe)' pour le l*ai . 1. Loret, dans sa M , , ' lit
un hel éloge de Gros- René :
Homme tri»* sur lo volol,
Kt qui vnut tmi« foi» Jodeiet
Du Parc resta jusqu'à sa mort dans la Troupe de Molière. Il avait un embonpoint qui Tempéchait de remplir bien des rôles, mais la jalousie ne le faisait pas maigrir, et il prenait en bonne part la coquetterie de sa femme, comme Molière le lui faisait dire dans son rôle de Gros-René :
Je suis homme tout rond de toutes les manières... Moi jaloux ! Dieu m'en garde et d'être assez badin Pour m'aller emmaigrir avec un tel chagrin,
Molière avait été à Lyon un des témoins de son mariage ; Molière fut à Paris le parrain de son dernier enfant, baptisé, le 27 janvier 1663, à Saint-Eustache, sous les noms de Jean-Baptiste Reiié, tils de R. Bertelot \sic) et de Marquise-Thérèse de Gorle demeurant rue (1«î Grenelle- Saint- Honoré. La marraine était « damoiselle » Armande-Gresinde Béjar (sic), femme du sieur J. Bapt. Poclin (sic) de Molière. Du Parc et sa femme demeuraient rue Saint-Thomas du Louvre, lorsqu'il y mourut le 28 octobre 1664. On lit dans le Registre de La Grange : « Mardi quatre novembre (1664\ on ne joua point, à cause de la mort de M. du Parc. »
379. Marquise-Tiiérési:: de Gorla, dilo Mademoiselle du Parc, fille de Giacomo de Gorla, « premier opérateur du Uoi i), née vers 1638, morte en 1668.
— Madeinoiselle du Paix. Comédie françoise, 1653-1667. Fr. Hillemacher aq. f. 1868; d'après un portrait à l'aquarelle, sur papier. Gravé à l'eau-forte, pour la Galerie historique de la Troupe de Molière.
« Cinq des plus beaux génies du siècle de Louis XIV, dit M. Hilmacher, devinrent successivement amoureux de M^'c Ju Parc : Molière à Lyon, en 1653 ; les deux Corneille à Rouen, en 1658 La Fontaine et Racine à Paris, en 1664. Il parait que ce dernier fut le seul écouté. » Voy. le contrat de mariage de Du Parc et de M''* de Gorle, dans les Origines du Théâtre de Lyon, par M. C. Brouchoud (Lyon, N. Scheuring, 1865, in-8). Molière a signé ce contrat, comme témoin, au mois de février 1653. Depuis cette époque, M''c Du Parc faisait donc partie de la Troupe des Béjart. Molière ne lui ménage pas les éloges, dans Vlmpromptii de Versailles; il lui fait dire : « Il n'y a point de personne au monde qui soit moins faconnière que moi. — Cela est vrai, repond-il, et c'est en «juoi vous faites mieux voir que vous êtes excellente comédienne, de bien représenter un personnage qui est si contraire à votre humeur, >» 11 eut un profond chagrin, lorsqu'elle i|uitta, en 1667, le Palais-Royal, pour l'IIùtel de Bourgogne, et cette flésertion étant le fait de Racine, il ne pardonna jamais à ce
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dernior. Ln pauvre Marquise, (jui avait été suivie par - ' ' urs
à rHot<4 (le Bourpo^'^ne. où elle eut un «lernier ei pr- i es
dans V Andromnque de Racine, ne jouit pas longtemps de son triomphe : « Du 13 dec, 1668, Marquise Thérèse de Oorle, veufve de feu René Berthelot, vivant sieur Du Parc, l'une des comédiennes de la Troupe royalle, aa;:ée d'environ 25 ans, decetlee le ouziesme du présent mois, rue de Richelieu, son corps porté et inhumé aux Religieux Carmes des Billettes de cette ville de Paris; présens au convoy Rault Repnier. niarchaii ' ' aire, donif urant ; ^ '■ m.,
et Spencer, jure crieur, ; -. » (Registre <!«' > iv * • ue
mort pres(jue subite produisit d'autant plus d'emodon, quon l'attribuait tout bas à un empoisonnement. Les poètes lui composèrent des épitaphes qui n'étaient pas dignes du sujet. Voici une des moins plates :
Celto merveille de théâtre Qui gag^nuit tous les cœurs <*t nous ravissoit tous,
Dont chacun étoit idolAtre.
N'est plus maintenant pariny nous ; Car les Dieux, transportés et d'autour et d'eovie, Jaloux de notre bien, nous l'ont cnlin ravie.
Nous aurions désiré trouver une épitaphe qui méritât d'être signée par Molière.
380. JuLiKN BED^L\u, dit Jodelkt, comédien du IhéAlre du Marais et de l'Hôtel de H(»urgopne avant de passer an IhrAlre du Palais-U^yal, no en KîlO, nnirt en liitiO.
— Jodelet. Comédie franrot'se. l(io9-l()tU). /•>. IJiilemar/icr se. nq. f. 1S68; d'ap^^s le portrait ^ravé par Abraham Bosse. Gravé i\ l'eau-furte, pour la Galrric /iisf(jri(/uc de la Troupe de Molière.
Jodelet fut un <les nicillours comédiens de sou temps ; sou nom de théâtre caractérisait un type dans le({uel il s'était incarné, depuis qu'il avait crée t«»us bs Jodib-t (b-s romedii's d«« Scarrnn. « Il avait une ligure fort plaisante, «lit M. Fred. lliib-macher; les traits de son visage étaient si marques et si comicpies, (piil n'avait qu'à se montrer pour exriter le rire, dont il savait augmenter les éclats, par la .surprise «ju'il affectait lui-même de l'hilarité des spectateurs; enlin, il parlait du nez, et ce (bf.mt r>M>dait son débit plus burlesque. •• Le grand nombre de portraits contemporains de ce comédien est la preuve de son succès populaire. Il ne créa qu'un seul rôle dans les pièces de Molière, celui du Vicomte dans les Précieuses ridiiulci.
MOLIERESQUE. 157