‹ Iconographie calvinienne :Chapitre 115 sur 221 · CARICATURES LUTHÉRIENNES ANTI-CALVINISTES IOT · texte numérisé non relu

CARICATURES LUTHÉRIENNES ANTI-CALVINISTES IOT

Voici ce que raconte Tholuck, le savant et pieux professeur luthérien :

Un théologien luthérien, Leyser, publia un écrit intitulé : « Pourquoi nous devons avoir des rapports d'union et de confiance (Gemeinschaft und vertraulichen Umgang) avec les Papistes plutôt qu'avec les calvinistes. » « Ce que les principaux théologiens exposaient dans leurs écrits devint la conviction de l’Eglise, à savoir qu’un plus grand abîime séparait le luthéranisme du calvinisme, que de l’Eglise papale. » « En 1620, l'écrit déjà cité de Leyser fut réédité par lui. En 1621, il prouve même que «les calvinistes sont d’accord sur 99 points avec les Ariens et les » Turcs. » « Un nommé Phil. Nicolai, dans son écrit intitulé: « Court exposé du Dieu et de la » religion des calvinistes, » n’a pas honte d’en arriver à ce blasphème : « Question : Crois-tu

» vraiment que les calvinistes prèchent et invoquent, au lieu du vrai Dieu vivant, le diable vivant ?

» Réponse : Je le crois du fond de mon cœur, et je le déclare une vérité vraie. » — En conséquence, un théologien luthérien comme Hutten déclara que les persécutions subies par les huguenots étaient de justes châtiments, mérités par une secte exclue de la paix religieuse. « Tout ce qui a été décrété contre cette espèce d’homme a été fait au nom du devoir et non de la persécution, du droit et non de la tyrannie. » Seulement Tholuck observe que les exemples d’une polémique théologique plus convenable, plus douce, tout en étant rares, ne manquent pas complètement !.

Ces quelques indications suffisent pour nous expliquer un premier fait : Nous ne trouvons pas de caricatures calvinistes anti-luthériennes, tandis que nous trouvons de nombreuses caricatures luthériennes anti-calvinistes; et un second fait : Il n’est pas toujours facile, parmi les caricatures anti-calvinistes, de distinguer entre les caricatures catholiques et les caricatures luthériennes.

Si nous avons fait quelque erreur d'attribution, le lecteur voudra bien nous le pardonner.

IT Le dogme de Calvin.

Le « dogme de Calvin » aVICAY

ID EGO CAPIO MECVM PERIT.

est représenté par un Satan,

un monstre cornu, une sorte d’homme-lion, tirant une longue langue. Il tient une énorme flèche et est monté sur un autre monstre : celui-ci a sept têtes au bout de sept longs cous, et sept queues, qui se terminent par des têtes de ser-

pents.

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Le sous-titre latin dit :

« Ce monstre que tu vois, c’est le dogme de Calvin. Le

Quos Morfiri cer, Calrint dopma figurat: Princpium terrasse ferusuitrre mordtnt, commencement terrifie, le

1. A. Tholuck, Das kirchliche Leben des XVII. Jahrhunderts, Erste Abtheilung, 1861, p. 44, 48, 49.

milieu frappe, les derrières mordent. » Huit vers allemands développent ce thème, et expliquent que la « schalcalvinistische » doctrine renforce les erreurs et les crimes des précédentes hérésies.

La légende autour de la gravure dit, en latin : « Tout ce que je prends périt avec moi, » et en allemand: « Ce que moi, dit Satan, je puis prendre, court avec moi à sa perdition. »

Cette caricature se trouve sur la première page d’un volume allemand intitulé :

« Auberge calviniste dite Au bonnet des

fous, où les calvinistes sont dénoncés dans

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