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Sur la face, Calvin et Bèze se regardent

Sur le revers, il y a une grande femme, tenant une croix, et entourée de beaucoup de damnés. |

Travail du seizième siècle. (PI. XIX, 5.)

5. IDANNES CALVINVS. M. Médaille de Christian Wermuth, gravée en 1696. (PI. XIX, 6.)

6. IDANNES CALVINVS. M. Même légende que la précédente, même type, seulement module un peu plus grand. Probablement une médaille est copiée sur Pautre.

Revers : Une main sortant d’un nuage offre un cœur aux rayons dardés par le soleil.

On sait que le cœur, tenu par une main, constitue le sceau de Calvin, avec la devise prompte el sincere. Et cette devise, un peu complétée, se lit en effet dans la légende de la médaille: PROMPTE. ET. SINCERE. IN. OPERE. DOMINI.

La médaille a été frappée au dix-septième siècle par A. K. (Karlsteen). Les initiales se trouvent sur la face de la médaille. (PI. XX, 1.)

7. La même médaille, du même graveur, se présente avec un autre revers : Wir multa struens (homme construisant beaucoup). — Un autel rectangulaire porte un livre ouvert avec cette inscription: Werbum Dei (Parole de Dieu). Sur le livre est un cœur surmonté d’une croix. Le tout est éclairé par la lumière d’en haut. (PI. XX, 2.)

8. CALVINVS. 560. IOANNES. Médaillon ovale, uniface, en bronze, percé dans le “haut d’un trou pour un anneau. Date [1]560. Ce serait Calvin à cinquante et un ans. Et, en effet, la la pommette plus saillante, le nez effilé et aminci trahissent la maladie. Moulage au Mu:ée dela Réformation !. (PI. XX, 3.)

9. Petite médaille minuscule que nous donnons surtout à cause de sa petitesse. (PL. XX, 4.)

10. Médaille fondue et retouchée; fonte originale, c’est-à-dire la première, ou l’une des premières, qui ait été fondue. C’est une œuvre du seizième ou du dix-septième siècle.

La face représente Calvin en 1552, c’est-à-dire à l’âge de quarante-trois ans. (Le 2, qui aa forme d’un 7, pourrait aussi être un 7.) Nous avons déjà reproduit cette face à propos dela médaille : PL XIX, 1.

Le revers représente un ange occupé à se dévêtir de ses langes, ce qui, sans doute, symbolise l’enlèvement des langes (PI. XX, 6) qui gènent la religion.

Les deux faces ne sont pas de la même époque, et, originairement, la face postérieure n’était

pas, sans doute, destinée à la face antérieure.

11. IDANNES CALVINUS PICARD : NOVIODUN : ECCLES : GENEV : PASTOR:

La figure, très fine, appartient au type Woeiriot, avec la cape et le bonnet. La physionomie est douce, très amaigrie : le nez en particulier est tout a fait décharné.

Revers : DOCTRINA ET VIRTUS HOMINES POST FUNERA CLARAT.

La Renommée, avec ses ailes et sa trompette, le pied droit appuyé sur une pierre carrée (ou un livre) portant le mot vIRTUS (vertu) et tenant à la main gauche un livre, grand ouvert, avec le mot inscrit Doctrina (doctrine) répand la louange de Calvin. « La doctrine et la vertu illustrent les hommes après leur mort, » dit la légende.

Un exemplaire en argent, qui se trouve au Musée de numismatique de Genève porte la date 1641 et la signature S. D. — Il s’agit de Sébastian Dadler. (PL. XX, 5.)

Evidemment c’est bien cette médaille, très endommagée, dont M. A. de Cazenove a signalé un glorieux exemplaire dans le N° mars-avril 1905 du Bulletin du protestantisme, et dont il wa pas pu complètement déchiffrer l’inscription du revers.

C’est un médaillon en plomb, percé au sommet d’un petit trou, pour être porté suspendu à l'extrémité d’un collier. Ce médaillon a été frappé par un coup de poignard, qui a mis sur

la figure la barre d’une grande balafre, et l’a complètement traversée par un trou en forme de

1. Ce médaillon a été vendu en 1899 à la ville de Francfort : 455 marks (568 fr. 75).

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