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ICONOLOGIE DE LA SOTTISE HUMAINE

« Jeu allégorique de la raison ou facétie philosophique représentant la grande guerre de Voltaire et de Rousseau contre les Aéropolites ou les marchands d'air qui sacrifiaient le Dieu de la Nature au Dieu de V Ecole. Voltaire et Rousseau, grands évangélistes de la religion étemelle qui, suivant Jésus lui-même, consiste dans l'amour de Dieu et des hommes, voyant un édifice bâti sur la pointe d'une aiguille, le poussent de leur plume invincible et le font chanceler sur sa ridicule base. »

Planche anonyme dans un médaillon ovale. Composition

satirique contre le pape infaillible et les opinions religieuses d'avant la Révolution. 1791 (Bibl. des Estampes. Paris. Histoire de France).

277 — COLLECTION DE VIGNETTES POUR LES ŒU- VRES DE J.-J. ROUSSEAU, etc.

Page frontispice au centre de laquelle figure un petit médaillon de Rousseau avec attributs et la devise : Vitam impendere Vero, In-4°. Paris, chez Dalibon, libr. de S. A. R. Mgr. le duc de Nemours (Palais-Royal, Galerie de Nemours, 1824).

278 — LES CONSOLATIONS DES MISÈRES DE MA VIE, ou recueil d'airs, romances et duos, par J.-J. Rousseau. C. Benazech, del. et scidp. 1781.

Pièce grand in-4*' à l'aqua-tinte. Frontispice. Légende dans le haut. En bas, une mère et des enfants, à la mode de la date, sont groupés auprès du buste de Rousseau sur le socle duquel on lit cette inscription : « Nature est un doux guide, je queste partout sa piste: nous l'avons confondue de traces artificielles. » Au-dessous, en vignette, le tombeau de Rousseau.

279 L'ÉDUCATION DE L'HOMME COMMENCE A SA NAIS- SANCE. Frontispice de VEmile. C.-N. Cochin fils, inv. et del., 1780, R. De Launay le jeune, sculp., 1782.

Pièce grand in-4\ Composition quelque peu diffuse, à la manière de l'époque, mais exécutée avec un soin remarquable. Sur un piédestal de forme ronde, qui porte la devise : Vitam impendere Vero^ s'élève le buste de Rousseau entouré de rameaux de chêne. En dessous, au premier plan, une mère allaite son enfant et joue avec un autre couché à ses pieds. A droite et à gauche Emile et son Mentor étudiant.

La même que ci-dessus, même légende, par les mêmes artistes, réduite au format in-8°. Délicate exécution.

La même que ci-dessus. Pièce in-4^ Copiée d'après C.-N.

Cochin et R. De Launay, anonyme et sans légende ; n'a pas les qualités de l'original.

282 — ALLÉGORIE sans légende. Pièce in-18. Binet, del. Bovinet, sculpsit.

Frontispice naïf. Au centre le buste de Rousseau sur un socle ; à droite et à gauche, accolés à deux palmiers, des médaillons où figurent six scènes empruntées à la Nouvelle Héloïse.

283 — J.-J. ROUSSEAU. Né à Genève en 1712. Mort à Ermenonville, près Senlis, le 2 juillet 1778. Dessiné et gravé à Teau-forte par Queverdo. Terminé par Massel.

« On disait un jour à de BufFon : Vous aviez dit et prouvé avant J.-J. Rousseau que les mères doivent nourrir leurs enfants. — Oui, répondit cet illustre naturaliste, nous l'avions tous dit, mais Rousseau seul le commande et se fait obéir... »

Pièce in-4\ Médaillon rond. Buste court, tête de trois quarts à gauche sans perruque. Au-dessus, dans un ruban passé dans une couronne : Vitam impendere Vero. Au-dessous un tombeau antique avec bas-reliefs et les inscriptions : « Ici repose l'homme de la nature et de la vérité. — A la nature. » Devant le tombeau, groupe de femmes et d'enfants apportant des guirlandes et des couronnes. L'un tient un bonnet phrygien au bout d'une pique. A Paris, chez le cit. Queverdo, rue Poupée, n*» 6. Section de Marat.

284 — LETTRES. Tome IV. Le Clerc, del. J. Le Roy, sculp. Frontispice. Un socle surmonté d'un vase de fleurs, à forme

tourmentée, des anses duquel partent des guirlandes de fleurs. Livres, flacon, caducée. Derrière ce groupe, entre deux hennés, un rideau. Sur le socle, en manière de bas-relîef, Rousseau assis, un livre de botanique à la main. En face de lui une statue allégorique représentant la Nature ou la Fécondité sous la figure d'une femme à plusieurs seins (J.-J. Rousseau, Œuvres complètes. In-8*'. Paris, 1788-1793. Poinçot, éditeur).

285 — EMILE. Tome V. Leclerc, inv. et del. »

Frontispice gr. in-8^ Sur un socle, le buste de Rousseau

couronné par des amours ; l'un agite un bonnet phrygien. Au centre du socle, un médaillon oîi le philosophe est représenté écrivant. A gauche, un enfant costumé en évêque, écrase un livre de sa crosse ; à droite un autre enfant, en robe de curé, allume des livres avec une torche.

286 — POLITIQUE. Tome ?'. C.-P. MariUer, del. Duhamel, sculp.

Frontispice orné. La partie inférieure est occupée par un médaillon surmonté des Évangiles et dans lequel la Haine et l'Hypocrisie font brûler le Contrat social et VEmile de J.-J. Rousseau, comme l'indique la légende. Faisceaux de licteurs et serpents dans les angles {Œuvres complètes de J.'J. Rousseau. In-8°. Paris, 1788-1793. Poinçot, édit.).

287 — EMILE. Tome K C.-P. MariUer, inv. De Ghendt, sculp.

Frontispice orné. Sur les côtés sont groupés neuf cartouches avec scènes tirées du livre ; dans le fond, formé par le ciel, l'inscription ci-dessus. Attributs aux angles. Au centre, la statue de la Nature allaitant un enfant, tandis qu'un autre joue à ses côtés. A droite Rousseau et son élève tournés vers la statue. En dessous la légende : « Je veux qu'il n'ait d'autre maître que la nature. » Les deux autres frontispices de VEmile sont moins directement alltfeifs à Rousseau (Œuvres complètes de J.-J, Rousseau. In-8°. Paris, 1788-1793. Poinçot, éditeur).

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