‹ Iconographie de J.-J. RousseauChapitre 29 sur 51 · MIRABEAU ARRIVE AUX CHAMPS-ELYSÉES · texte numérisé non relu

MIRABEAU ARRIVE AUX CHAMPS-ELYSÉES

J.-M. Moreau le jeune, inv. L.-J. Masquelier le jeune, sculps.

Mirabeau, au sortir de la barque de Caron, est reçu par J.-J. Rousseau, Francklin, Voltaire, Fénélon, Mably, Montesquieu, Cicéron et Démosthènes. Pièce moyenne, d'un style assez vrai, malgré le sujet ; plusieurs parties en sont rendues avec talent.

306 — ARRIVÉE DE J.-J. ROUSSEAU AUX CHAMPS- ELYSÉES, ^dédiée aux bonnes mères. Dessiné par J.-M. Moreau le jeune, de l'Académie royale de peinture et sculpture. Gravé par C.-F. Macret. En 1782.

Socrate, environné de Platon, Montaigne, Plutarque et plusieurs autres philosophes, s'avance sur le bord du Léthé pour recevoir J.-J. Rousseau. Divers génies se disputent l'avantage de retirer de la barque du nautonnier Caron les ouvrages immortels de ce philosophe. Diogène, satisfait d'avoir enfin trouvé l'homme qu'il cherchait, souffle sa lanterne ; sur le second plan on voit le Tasse et Sapho ; le troisième nous montre Homère et les principaux guerriers qu'i la chanté, et dans l'éloignement Voltaire s'entretenant avec un grandprêtre. Se vend à Paris, chez l'auteur, rue du Petit-Bourbon- St-Germain, la première porte-cochère à droite en entrant par celle de Tournon. Avec privilège du roi. Pièce in-folio. Composition en longueur que la légende nous dispense de décrire. L'exécution de cette pièce est remarquable dans plusieurs parties. Rousseau est traité avec plus de soin que les autres personnages ; Caron est d'une musculature remarquable.

307 — AUX MANES DE J.-J. ROUSSEAU. « Rousseau la releva, la consola et la secourut. » A. P. D. R.

Pièce grand in-é*", gravée en couleur blonde. Rousseau tend sa bourse à une pauvre paysanne qui joint les mains en signe de reconnaissance. Ces personnages ont les jambes trop courtes. Derrière eux, un âne.

308 — VOYAGE A ERMENONVn.LE.. C.-P. MarilUer, del. A.-C. Giraud le jeune, sculp.

Planche in-8° en hauteur. Au centre, le tombeau de Rous-

seau ; à droite et à gauche, arbres en coulisse de théâtre. Le titre que nous donnons ci-dessus est inscrit dans le ciel. Audessus, dans un cartouche d'oii pend une guirlande de palmes, l'inscription : Vitam impendere Vero. Au-dessous de la scène, dans un socle où s'appuie une femme allaitant un enfant d'un côté, et de l'autre, des enfants attisant le feu d'un four, on lit : « Ici repose l'homme de la nature, J.-J. Rousseau. Né à Genève le 2 juillet 1712. Mort à Ermenonville le 2 juillet 1778. Il fut inhumé le 4 dans l'Ile des peupliers. » Un serpent s'élance en avant au-dessus de ce socle {Œuvres complètes de J.-J. Rcmsseau. Paris, 1788-1793. Poinçot, éditeur).

309 — AUX MANES DE J.-J. ROUSSEAU. Paul, inv. et pinx. P. Maleuvre, sculp*. Se vend à Paris, chez Isabey, marchand d'estampes, rue de Gèvres.

« La Vérité s'élevant aux Cieux et la Nature défigurée vont succomber sous les efforts de l'Orgueil humain. Le Temps épouvanté entr'ouvre un simple monument d'où la Vertu s'élance et s'oppose à ses entreprises audacieuses. »

Pièce double folio. Composition allégorique d'une belle tournure, magistralement agencée et dessinée, mais indéchiffrable sans le secours de la légende explicative. Divinités dans les nuages, mouvements contournés, muscles tourmentés ; bel effet et gravure large et vigoureuse. En dessous, dans un médaillon rond, le portrait de J.-J. Rousseau, d'après Ingouf, surmonté du mot « Vie. »

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