‹ Iconographie des pigeons, non figurésChapitre 3 sur 14 · PISTE · texte numérisé non relu

PISTE

Pu. minor: ex grisesctente olivaceo-viridis ; subtus cum capite colloque flavescente-viridis ; interscapilio subcinereo : humeris obscure et restricte violaceo-vinaceis ; tectricibus caudæ inferioribus cinnamomeïs : cauda

cinerea.

Vinaco NuDiRosTRIs, Sw., Birds of West Afr., Il, p. 205. — Gordon in Jard., Contr. Ornith., 1849, p. 12. TRERON AUSTRALIS C, Gray, List of Birds ofthe British Mus., 184h, p. 3. TreroN Nunmosris, Reich., Syst. Av, p. xxvi, t. 24h, E 2486. — Gray, List of Birds of the Brütish Mus., 1856, IV, p. 14,

sp. 16.

PHALACROTRERON NUDIROSTRIS, Bp., Consp., IE, p. 7, sp. &. — Id., Comptes rendus Acad. Se., XXXIX, 1854, p. 873. — Id.,

Coup d'œil Pig., p. 4, et Tabl., p. 5h, sp. 5.

Musées de Paris, Britannique, de Berlin, etc.

La plus petite espèce du genre, si semblable à Ph. calva, qu'il n’est pas étonnant qu’on les ait confondues l’une avec l’autre. Aussi avons-nous eru nécessaire de donner une fidèle représentation de la partie antérieure de cette dernière, quoiqu’on puisse la voir figurée en entier sur la planche 7 des Colombars de Temminck,

par madame Knip, planche dont le principal défaut est de montrer la queue trop verte. On aura cru sans doute qu’au contraire de ce qu'il advient, les bordures des rectrices s’étendaient sur ces pennes avec l’âge.

MM. Jardine et Selby, ne pouvant reconnaître le Colombar chauve dans cette figure peu exacte (je ne l'aurais pas reconnu non plus sans l’aide de l’exemplaire type de Leyde), le reproduisirent, à la planche 81 de leurs Illustrations d'Ornithologie, sous le nom de F’inago australis.

M. Jules Verreaux, trop expert dans la matière pour subir cette singulière transposition de nom, se crut autorisé à le considérer comme espèce nouvelle sous le nom de Treron pytiriopsis ; mais ce qu'il y a de plus étonnant, c’est qu'un ornithologiste de la valeur du docteur Hartlaub se soit laissé entraîner au point de le nommer aussi australis!.… Nous n’admettons pas qu’on puisse confondre la Ph. calva avec d’autres qu'avec la nudirostris (et l’une ou l’autre avec l'abyssinica, comme le craint Swainson!), eton la distinguera tout de suite même d'avec

* cette dernière en faisant attention à sa taille plus forte, à ses épaules d’un violet plus clair et beaucoup plus étendu, et aux couvertures inférieures de sa queue, très prolongées et presque entièrement de couleur marron.

Voici la description de l’exemplaire du Sénégal qui a servi de type à Temminck, et que lon conserve précieusement dans le Musée des Pays-Bas : Tête, cou et dessous jaune verdâtre : haut du manteau, et toutes les rectrices en dessus, d’un gris tirant au verdâtre sur le bord des plumes; en dessous ces pennes de la queue sont noires aux deux premiers tiers, et blanc grisâtre au dernier : le dos jusqu'aux couvertures supérieures de la queue et aux scapulaires, et le milieu des couvertures de l’aile d’un vert sale; haut de l'aile d’un rouge pourpre pâle : rémiges et grandes couvertures noires à bords jaunes, très étroits sur les grandes pennes primaires : le bas-ventre est varié de jaune; les plumes des cuisses sont entièrement de cette couleur : les grandes couvertures inférieures de la queue d’un brun rougeâtre ; les petites, vertes, largement bordées de blanchâtre.

Deux autres individus du Musée de Leyde y ont été envoyés par Pel, de la côte de Guinée. Ils ressemblent en tout point à l'individu type décrit ci-dessus : même taille, mêmes proportions des différentes parties, et mêmes teintes; seulement le vert de la tête, du cou et des parties inférieures tire un peu moins sur le jaunâtre.

Mais revenons au sujet de cet article. La Phalacrotreron nudirostris mesure 24 centimètres; ses ailes sont longues de 16, sa queue de 7. Le bec, robuste et déprimé, a 2 centimètres, le tarse 25 millimètres.

La couleur générale est d’un vert-olive grisâtre, qui passe au jaunâtre sur la tête, sur le cou et sur toutes les parties inférieures ; les petites plumes du front s'élèvent si brusquement de la base du bec, que l’on dirait que plusieurs d’entre elles ont été comme arrachées. Les flancs paraissent légèrement striés, ? et les plumes qui recouvrent les cuisses tendent plus ou moins au jaune. ? Le haut du dos est légèrement cendré ; les épaules sont d’un violet vineux, mais sombre et restreint; les ailes noires, mais toutes leurs pennes, couvertures et rémiges, lisé— rées de jaune pâle ; les dernières des couvertures inférieures de la queue sont de couleur isabelle. La queue est gris plombé en dessus, d’un blanc argentin en dessous, mais noire dans sa moitié basilaire. Le bec est d’un rouge vif à la base : l'iris consiste en deux cercles d’égale largeur différemment colorés; l’interne est jaune, l’externe cramoisi : les pieds sont d’un jaune de soufre.

On la trouve, dans le mois de juillet, à Cape-Coast-Castle, où elle se nourrit des différentes espèces de baies molles qui abondent dans ces parages, et où cependant elle ne paraît pas très commune.

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