‹ Iconographie des pigeons, non figurésChapitre 5 sur 14 · PI. XXVI · texte numérisé non relu

PI. XXVI

Pi. flavo-subolivascens ; sincipite vix flavo circumscriplo, tectricibusque caudæ inferioribus roseo-purpureis ; nucha cerviceque albo-flavidis; fascia interscapulart in humeris protracta purpurea; subtus albo-flavescens, pectore roseo plumarum apicibus albis, postice cinnamomeo-aurantiaco plumis roseo-fasciatis : remigibus coracinis, apice et margine externo aureo-viridibus; tertiariis apice viridibus; tectricibus flavo-olivascente marginatis : cauda griseo-lactea.

Juv. intense viridis; remigibus rectricibusque rufo-cupreo micantibus; subtus griseo-virescens ; sincipite immarginato et tectricibus caudæ inferioribus tantum roseo-purpureis ; nucha cerviceque concoloribus et lunula dor-

sali nulla; plumarum pectoralium apicibus albis, sed in fundo viride nec roseo; macula pectorali restricta, magis violacea.

CoLUMBA KURGKURU suPERBA fœm., Hombr. et Jacq., Ann. Sc. Nat, 2° sér., XVI, 1841, p. 316.

Priconorus…...? Gray, Gen. Birds, III, App., p. 23.

Prionorus Mar1æ, Hombr. et Jacq., Voy. au Pôle sud, Atlas Ois., 1. 29, f. 2.

Priciorus PErousir, Peale, Zoo!. Unit. St. explor. Exped., VI, p. 195, €. 54.—Hartl., Archiv. fur Naturgesch., 1852, p.115 PriLonopus rAsGrATUS ? Gray, List of Birds British Mus., 1856, p. h, sp. 7, nec Peale.

PriLonopus samognsis, Verr., Mss., test. O. des Murs et Pucherano.

Kuruxuru samognsis, O. des Murs et F1. Prév., Oës. de l'Expéd. de la Vénus, p. 247.

Prinicopus MariæÆ, Pucheran, Mamm. et Ois., Voy. Astr. et Zélée, NX, p. 115, sp. 78.

Pricopus Mar1æ, Bp., Consp., IL, p. 22, sp. 10. — Id., Compt. rend. Acad. Sc., XXXIX, 1854, p. 877. — Id., Coup d'œil Pig., p. 9, sp. 10, et Tabl., p. 54, sp. 49.

Trycon (Prizinorus) Martæ, Reich., Sysf. Av., p. 26, t. 240, F. 2586. Prionopus Mariæ, Gray, List of Birds of the British Mus., 1856, part. IV, p. 4, sp. 6. CoLoMBE KURUKURU DE ViNCENDON, Hombr. et Jacq. Ann., loc. cit.

Musées de Paris, Britannique, adult. Collection la Fresnaye, à Falaise, adult. et juv. inédit.

Cette délicieuse Colombe, la plus belle des Prinorss, et, par conséquent. de l'Ordre entier des Pigeons, serait digne, sous tous les rapports, de porter le nom de ma fille chérie, modèle de perfection en tout genre. (On pardonnera à son père d’être ici l'écho du sentiment général!) Mais quoi qu’on ait pu croire à cet égard, ce m'est pas en son honneur qu'elle a été nommée Mari, ni pour faire hommage à une célèbre princesse d'Orléans. comme voudraient le proclamer de généreuses sympathies pour d’illustres infortunes; mais bien en honneur de la digne mère du docteur Hombron.

Ce Ptilope, assez répandu dans une certaine partie de l'Océanie, se trouve aux îles Viti, à Balaou, et se voit fréquemment à l’île de Samoa, où on le nomme Ménioumé. Les exemplaires du Muséum britannique proviennent des îles des Navigateurs, d’où ils ont été rapportés par le révérend J.-B. Stair. C’est elle que, malheureusement trop tard, M. Titien Peale a voulu.dédier à notre intrépide et mfortuné la Pérouse. C’est, du reste, aux savants chirurgiens de la Zélée que la science est redevable des premières description et figure de ce Pigeon. Les beaux exemplaires du Muséum ont été rapportés par l’infatigable Jules Verreaux, qui aurait pu être mieux récompensé de ses peines et de ses nombreuses découvertes ; et c’est aux missionnaires catholiques, généralement beaucoup moins dévoués à la science que les protestants, que M. de la Fresnaye doit les siens.

Sa longueur totale est de 20 centimètres; l'aile en mesure 13, la queue 7; le bec a 14 millimètres, le tarse 25. Le bec et les pieds sont d’un gris verdâtre; l'iris est blanc, entouré d’un cercle rouge pâle. L'oiseau est d’un jaune légèrement glacé d’olivâtre; le sinciput entouré d’une ligne jaune à peine sensible, et les cou vertures inférieures de la queue sont d’un rose pourpre. La nuque et le haut du cou sont d’un blanc légèrement soufré ; une élégante bande d’un rose pourpre traverse le haut du dos et se prolonge sur les épaules en forme de croissant. Les parties inférieures sont d’un blanc jaunâtre ; la poitrine est couleur de rose, avec les petites pointes bifurquées des plumes, si remarquables dans ce groupe, blanches; plus bas, elle parait d’un isabelle orangé, chaque plume étant rayée de couleur rose: les rémiges sont d’un noir de corbeau, brillant, d’un vert doré à la pointe et sur le bord extérieur ; les tertiaires sont largement vertes à lextrémité; les couvertures des ailes sont bordées de jaune olivâtre: les rectrices, dans l’oiseau complétement adulte, sont entièrement d’un joli gris lacté. La bande verte, décrite par tous les auteurs comme terminant la queue, ou du moins en partie les pennes extérieures, n’est qu'un vestige du jeune âge.

I n’y a, comme à l'ordinaire, aucune différence dans les sexes ; mais plusieurs mues doivent avoir lieu avant que cette jolie espèce prenne son plumage si clair et si remarquable. À une période déjà assez avancée de

son existence, elle ressemble beaucoup plus à ses congénères. Il n’était pas facile de la deviner dans l’état suivant, parmi les trésors enfouis à la Fresnaye, où je l'ai en quelque sorte découverte avec la jeune Chrysæna luteovirens, etc.

Il est d'autant plus essentiel de la décrire, qu'il est plus que probable qu’elle serait présentée comme espèce nouvelle, et des plus éclatantes même, par la plupart des ornithologistes qui la rencontreraient en cet état non connu.

Ses parties supérieures sont uniformément vertes (et même d’un vert assez foncé et intense), les grandes pennes des ailes et de la queue offrant de forts reflets d’un cuivreux rougeâtre. Les parties inférieures sont d’un cendré verdâtre ; le sinciput, sans aucune trace de bordure jaune, et le sous-queue seulement, sont d’un rose pourpre, et, chose singulière, tout aussi brillant que chez l’adulte ; la nuque et le haut du cou étant de la même couleur que le dos, entièrement dépourvu dela riche bandoulière ; les petites pointes blanches des plumes de la poitrine, si singulièrement conformées, ressortent comme dans l'adulte, mais sur un fond vert (et non rose) ; la tache pectorale enfin est restreinte, mais d’un violet plus pur que dans l'adulte.

Et puisque j'ai parlé de la jeune Chrysæna luteovirens, que je figurerai à double titre dans cette Iconographie, disons dès à présent qu’elle est identique avec la prétendue Colombe de Félicie (Pt. Feliciæ, Pucheran) du F’oyage au Pôle sud, t. 12, fig. 1, tout comme Columba virens, Less. (pectoralis, Wagl.), du Voyage de la Coquille, t. 42, fig. 2, n’est que le jeune de Jotreron viridis; et Pt. Bathilda, Bp., celui de Lamprotreron porphyrea. Ainsi s’évanouit, à ma grande satisfaction, le genre provisoire OMEOTRERON, que je n'avais établi que pour la réception de ces trois Ptilopiens avant que la nature les eût ornés des brillantes couleurs qu’elle ne leur accorde qu'avec l’âge.

P Bertrand Editeur

PTILOPUS MARIE, 8 «x Homb

a. adult D: juvems

Imp.Lemercier, Paris

COLUMBA RUPESTRIS, Be. sx Par

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