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os
. du voisinage, construit une petite coque papyrassée oise, en forme de nacelle dont la carène est en dehors.
La chrysalide est courte, cylindrique, obtuse, d’un jaune rougeätre, avec l'enveloppe des ailes descendant très-bas.
Dans l’appartement, léclosion a lieu dès les premiers jours de mars; c’est un peu plus tard que dans la campagne vole le papillon ; ou le rencontre, dela fin de mars au 20 ou 30 avril, butinant, au coucher du soleil, sur les fleurs sauvages des lieux où a vécu sa chenille.
Enverg. 0",17 à 0,018.
A la vue de la Chlamydulalis de Duponchel (pl. 228, f. G)on na en vérité aucune idée de cette Nola, dont le fond des supérieures serait d’un blanc pur, s’il n’était sali par une teinte gris-roussâtreau centre, et parune large bandeterminale brune, traversée de haut en bas par un feston clair ombré de noir intérieurement. On voit aussi au milieu de l’espace médian une rugosité sensible formée par la réumion de plusieurs écailles, caractère propre à tout le genre. Les ailes inférieures sont d’un blanc grisâtre, traversées par une ligne courbe et claire. Le thorax et l'abdomen, chez les sujets fraichement éclos, sont d’un blanc de lait. |
Les figures de la Chlamydulalis de Hubner, bien que grossièrement gravées, sont très-reconnaissables. L'espèce en France ne varie guère que par la taille des sujets. Cependant j'ai reçu de Barcelone (Espagne) plusieurs exemplaires d’une Nola qui m'était envoyée comme inédite, mais que, en attendant, je ne considère que comme variété constante de grande taille de la Chlamydulalis. Indépendamment du fond obscur des supérieures, celles-ci diffèrent un peu des ailes du type, par la coupe. Chezcette variété, l’espace gris-roussätre du centre est remplacé par une bande très-brune faisant mieux ressortir la coudée, qui est d’un blanc pur. Je nomme cette race espagnole : | Var. Lathonialis. |
Eupithecia Constrictata. 43 La N. Chlamydulalis n'est que depuis peu d’années comprise dans la faune française; elle n'était avant indiquée que d'Italie et de Sicile. En outre de la Provence, où elle n'est pas rare, M. Constant dit l'avoir prise en juin et juillet dans le département de Saône-et-Loire (Berce I, p. 100), dans des lieux sans doute où croît l’Odontites lutea qui, on le sait, appartient à toute la France. Obs. M. Guenée me mande qu'il a pris la CAlamydulalis en certaine quantité au bord de la mer, en Bretagne, parmi les hautes graminées, en compagnie de la Leucania Putrescens.
Eupithecia Constrictata, G\.
X, p. 334. — Distinctaria, H.-S., fig. 162. IL, p. 121, 131. — Stgr. Cat., 650. — Libanotidata, Sch,
(PI. 114, fig. 5 à 7.)
L'œuf qui a été pondu à la fin d'août, sur la plante qui devra bientôt nourrir la petite larve, éclot huit à dix jours après. La chenille ne met pas plus de dix-huit à vingt jours pour atteindre son entier développement. Au commencement de septembre, du 8 au 10, elle est de la grosseur d’un fil délié, jaunâtre, mais, ainsi que beaucoup de chenilles qui vivent à découvert, elle se tient fortement cramponnée aux faibles rameaux de l’Euphraise. Parvenue à, la grosseur qu’elle doit acquérir, elle est, vers la fin de septembre, assez longue, aiténuée en avant, carénée, d’une teinte argilo-rougeätre, avec les lignes ordinaires indécises, sauf la vasculaire, qui est foncée, continue, et qui, sur chaque segment, forme un fer de flèche dont la pointe est dirigée en avant. Les stigmates sont bruns et foncés, la tête et les
3s participent de la couleur du fond.
Île présente fréquemment une variété vineuse ou argilo-vineuse,
“ La
laquelle, à première vue, laisserait croire à une espêce distincte du type ; celle couleur doit être produite par la teinte violacée des graines fraiches dont se nourrissent quelques-unes de ces chenilles.
L'espèce vit exclusivement sur l’Odontiites lutea dont les nombreuses fleurs jaunes très-éphémères sont loin de suffire à son appétit. A défaut de fleurs, elle attaque les graines récemment formées.
La chenille semble pressée de se transformer ; quelques jours lui suffisent pour cette opération. Pourquoi se hâte-t-elle autant, puisque l'éclosion de l’insecte parfait ne doit avoir lieu que pendant la seconde quinzaine d'août de l’année suivante, après être demeurée près de onze mois à l'état de chrysalide? Si cette chenille a une si grande hâte de vivre, ou mieux de grossir et de se transformer, c’est, sans nul doute, parce que la plante dont elle se nourrit passe rapidement, et que bientôt ses feuilles ténues, ses frêles rameaux seront entièrement
desséchés.
INSECTE PARFAIT
Je juge de la Libanotidata, Schleager, à laquelle M. Staudinger rapporte, dans son catalogue, la Constrictata, Gn., d’après deux exemplaires ex larvä reçus d'Allemagne et que je crois authentiques. Je trouve cette Libanotidata plus petite, à ailes plus arrondies, plus rougeâtres, avec la coudée moins sensible, ete.
J'ai lieu de croire qu’on aurait tort de réunir la Constrictata, Gn. à la Distinctaria, H.-S., car ces deux Eupithecia ont ensemble assez peu de rapports.
La Constrictata, dont les ailes supérieures sont d’un gris cendré et gris foncé au bord subterminal, avec les inférieures d’un gris noir, ne varie pas pour la couleur; quant à la taille, je puis dire que l'envergure des grands individus ne dépasse pas celle des petites Innotata ; j’en juge d’après plus de cent Constrictata élevées de chenilles provenant des divers pays que j'ai cités plus haut.
Les Constrictata que j'ai reçues de M. Doubleday, PAngIter diffèrent pas de celles de nos environs et de celles de la Provence.
Eupithecia Merinata.
[er] ot
Eupithecia Merinata, G\.
X, p. 326. — Mabille, Ann. Soc. ent. Fr. 4868. — Perfidata , Mn. z. b. V. 1855, p. 49. — Stgr. Cat. 699.
(PI. 114, fig. 8 el 9.)
Elle est assez longue, cylindrique, d'un vert frais, quelquefois d’un vert jaunâtre et où, le plus souvent, on ne voit que la ligne vasculaire large, continue et d’un vert foncé. D'autres fois cette ligne se réduit à un simple filet ; d’autres fois encore les lignes vasculaire et sous-dorsale sont indiquées en rougeâtre vineux se prolongeant du second anneau au onzième. Le dessousest d’un vert bleuàätre et ne présente pas de ligne. La tête est petite, globuleuse, d’un vert jaunàtre et marbrée de brun latéralement. Les 10 pattes sont concolores ; les anales sont lavées de vineux extérieurement. Les stigmates sont à peine visibles à la loupe.
Cette chenille n'est pas très-rare dans le Lyonnais, sur les coteaux qui dominent le Rhône ; elle est commune à Hyères et à Marseille ; mais elle est rare à Cannes. Elle vit aussi sur l’Odontites lutea, en compagnie de la chenille de la Constrictata dont elle partage les habitudes et le genre de vie; cependant, elle est partout beaucoup moins abondante que cette dernière.
La chenille de la Merinata se métamorphose dans la terre, du 45 au 30 septembre, et le papillon ne parait qu’à la fin de juillet et pen dant le mois d'août de l’année suivante; elle ne peut donc avoir qu'une seule génération. M. Dardoin réussit mieux que personne à faire éclore cette délicate Phalénite.
INSECTE PARFAIT
Les sujets de la Provence, particulièrement ceux qu'élève de che-
nilles, chaque année, M. Dardoin, et qu'il m'affirmeñ’avoir jamais vu éclore qu’en août (1) sont généralement d’un brun plus rougeâtre que le tvpe; les lignes et teintes claires se détachent aussi davantage.
J'ai obtenu ex larvä un sujet à teintes sombres, à lignes nébuleuses où, sans le secours de la chenille, on aurait eu de la peine à reconnaître une Merinata.
Cette Eupithecia se répand lentement dans les collections.
Obs. M. Dardoin, dans sa lettre du 16 janvier 1870, me disait que M. Staudinger réunit la Merinata, Gn. à la Laquearia , H.-S. A la page 99 de la dernière livraison, j'ai donné, dansun renvoi , Ja réponse de notre savant M. Guenée à qui cette assertion a été sou— mise.
Emmelesia Unifasciata, Haw.
p. 335 n° 57.— Wood 701. = Gn. 293. — Sior. 580. — Bifasciata. Haw. p. 384. = Scitularia, Rb. — Aguilaria, H.-$. f. 336.
(PI. 114, fig. 10 à 13.) CHENILLE.
Elle est courte, ramassée, un peu aplatie en dessous, légèrement atténuée antérieurement, avec une carène latérale prononcée. Elle est généralement d’un gris jaunâtre argileux, avec les lignes vascu— laire et sous-dorsale brunes, fines et interrompues ; cette dernière ligne est géminée. La stigmatale placée sur la carène est blanchâtre et continue ; les stigmates sont bruns et visiblement cerclés de blanchâtre ; la tête est petite, globuleuse, testacée et marquée de deux
(1) M. Mabille, en parlant de la Merinata, Gn. (Ann. So.ent. Fr., 4° trimestre 1867, p. 647.), rencontrée par lui en Corse, dit qu’elle « paraît en avril-mai à Bastia ». Est-ce bien la Merinata, Gn. qu'a trouvée M. Mabille? Ne serait-ce pas plutôt une des nombreuses variétés de la Pumilata qui vit aussi sur l’Odoliles lutea, ainsi que je m’en suis assuré maintes fois ?
Émmelesit Unifasciata. 67 traits bruns perpendiculaires ; les dix pattes sont concolores, les trapézoïdaux bruns et finement cerclés de blanchâtre.
L'espèce varie en brun rougeûtre.
La chenille de cette Emmelesia grossit assez vite, mais moins cependant que les trois espèces précédemment décrites. Du jour de son éclosion au moment de sa métamorphose, elle vit à découvert sur l'Odontites lutea, depuis le commencement jusqu'à la fin d'octobre (1); c’est done du 15 au 20 de ce mois qu'il convient de la chercher, . plutôt dans leslieux un peu couverts qu'aux expositions trop sèches.
Cette petite larve est la dernière qu'on rencontre sur l’Euphraise à fleurs jaunes. Pour se chrysalider elle forme, dans le sable, sous les débris de végétaux, une petite coque solide dans laquelle a bientôt lieu la transformation, et le papillon n'éclot que près de deux ans après... (2) Cependant j'ai obtenu accidentellement l'éclosion d’un sujet onze mois après la métamorphose de la chenille.
INSECTE PARFAIT
Il y a peu de temps que cette jolie Phalénite a été découverte, et cependant elle a déjà reçu quatre noms. L'anglais Haworth qui. le premier, l’a nommée Unifasciata, à décrit sous le nom de Bifusciata. p. 334, une variété de cette espèce à bande médiane brune, laquelle variété me semble plus abondande que le type, surtout en Provence. Je la figure (PL. 11%, n° 42.). La Scitularia, Ramb. ne parait pas. suivant M. Guenée, différer de l'Unifasciata d'Angleterre et d’Alle-
(1) Dans le département du Rhône, elle vit quinze jours environ plus tôt qu’en
Provence , par la raison que les plantes automnales sont plus tardives dans tout le Midi qu’au centre et au nord de la France.
(2) M. Dardoin, de son côté, a pu s'assurer de ce fait par l'éducation de la
Annales de la Société linnéenne de Lyon.
Ce
magne (1). Et, enfin, l’Aguüilaria de M. Herrich-Schæffer, fig. 336, qui n’est autre que l’Unifasciata, Haw.
Je signale une jolie variété constante de cette Emmelesia; je la nomme Var. Euphrasiata. Elle est plus petite que le type, a le fond des ailes blanchâtre, avec les bandes d’un gris de souris. Je soupçonne que cette jolie variété (fig. 43) est peut-être une espèce séparée.
Le type de l’Unifasciata qu'a bien voulu m'adresser M. Doubleday, d'Epping, ne diffère nullement des individus du midi de la France. notamment de ceux de Cannes et de Marseille. La race des environs de Lyon est un peu plus grande et plus claire que le type.
L'Emmelesia Unifasciata doit vivre partout où croit l’Euphraise à fleurs jaunes ; mais je ne la suppose nulle part abondante.
Elle a déjà été rencontrée en Angleterre, en Allemagne, en Corse, en.Italie (2) et en Espagne.
s MIE Eupithecia Alliaria, STen.
Berl. Entom. Zeitung. (1870), p. 129.
(PI. 114, fig. 14.)
La chenille de cette nouvelle espèce que vient de publier le docteur Staudinger, a été découverte aux environs d'Ofen (Hongrie), au commencement de septembre, par M. Pech, sur les fleurs de l’Alium flavum dont elle ronge aussi les semences. Cette chenille est médiocrement longue, nullement carénée, très-atténuée antérieurement, avec
(4) Cependant comme jen'ai pas vu la Scitularia, Rb. en nature, l'epoque d’éclosion que lui donne M. Rambur me ferait hesiter à la réunir à l’Unifasciata : « Elle se trouve au mois de juin aux environs d’Ajaccio. »(Lépidoptères de la Corse, p. 42.)
(2) Lors de ma visite au muséum de Florence, très-riche en insectes coléoptères et lépidoptères, (février 1869), j'ai pu m'assurer que l’Unifasciala apparlient à la faune des envirens de cette capitale.
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Eupilhecia Alliaria. 69 les anneaux distincts, renflée sur les 7°, 8° et 9° segments, presque entièrement blanche en dessus et en dessous, et où on ne voit nulle trace de lignes. La têté est petite, globuleuse, et d’un jaune testacé, ainsi que lesécailleuses. Les pattes anales sont, comme le reste de la chenille, d’un blanc très-légèrement jaunâtre, couleur due sans doute au genre de nourriture que prend la chenillle.
Le papillon éelot à la fin de juin de l’année suivante.
INSECTE PARFAIT
Cette Eupithecia à un faux air de l’Helveticaria, Bdv. type : elle est cependant plus petite que cette dernière. Ses ailes, relativement moins allongées, ont à peu près les mêmes contours de bandes transversales, bien que celles-ci soient plus étroites ; et les quatre ailes ont aussi la même teinte gris foncé. Chez l’Alliaria le point cellulaire est très-petit aux supérieures, et il manqueaux inférieures; cependant en dessous, ce même point est visible aux quatre ailes et les lignes transversales sont bien indiquées.
Mon cabinet : un o” et une © ex larvä.
Les Myelois, ces charmants insectes de la grande famille des Phycides, sont généralement rares; on les connaît peu sous leurs premiers états, et les chenilles que l’on a observées ne peuvent donner qu’une idée imparfaite de leurs mœurs ; j'en juge au moins par les habitudes de celles de deux WMyelois et d'une Rhodophæœa que je viens faire connaître. Ces trois Phycides sont la My. Legatella, Hb., très-rare et grande espèce, la plus grande du genre, ie crois ; la M. Transversella, Dup., une des plus jolies assurément, et, enfin, la Rhodophæa (1) Romanella, espèce inédite des mieux caractérisées. C’est par celle-ci que je commencerai.
(4) Genre crée par M. Guenée (Index microlepid. p. 74) et compris dans le genre Myelois par quelques auteurs allemands.
+ mnt
KRhodophæœn Komaneila, MiLL.
(Species nova. ) (PL. 115, fig. 1 à 5.) CHENILLE,
Dès le milieu de mars on la trouve à son premier àge rongeant la surface des feuilles de l’Alaterne. A sa seconde et à sa troisième mue. elleattaque lesfeuilles et les fleurs fraïchement développées de l’arbuste qui doit la nourrir, les lie et, dissimulée sous la petite toile qui réunit cesjeunes feuilles et fleurs naissantes, grossit lentement. Elle n’est parvenue à toute sa taille qu'à dater du 20 au 30 avril, époque où elle est médiocrement allongée, atténuée postérieurement, avec une grosse tête et le 1‘ anneau recouvert d’une plaque écailleuse. De vert glauque qu’elle était lors de ses 2° et 3° mues, elle est devenue d’un vert pomme vif, avec les incisions jaunâfres. Les lignes vasculaire et sousdorsale sont étroites, continues et d’un vert foncé, la stigmatale est fine, continue et plus claire que le fond ; les stigmates placés sur la ligne sont bruns et cerclés de noir. La tête et la plaque du 1° segment, à fond jaunâtre, présentent de grandes taches brunes, de formes di= verses et qui varientsouvent. Le second anneau laisse voir, de chaque côté du 1° des trapézoidaux, un gros point noir éclairé de blane vif. au centre. Les points pilifères sont très-petits et noirs ; les 16 pattes sont vertes.
Cette chenille varie : quelques sujets sont lavés de vineux sur les flancs ; chez d’autres, la tête et le 1‘ anneau sont entièrement verts.
L'espèce vit à Rome où je l’ai abondamment recueillie, en 1869, dans l’intérieur du Colysée sur les nombreux pieds d’Alaterne (Rhamnus alaternus) disséminés dans les galeries mises à jour, sur les gra—
Rhodophæa Romanellx. 71
dins de cette immense ruine, et cela, jusqu’au faîte de l'édifice. Cette larve semble préférer les pieds d’Alaterne vieux et maladifs aux autres placés tout à côté, vigoureux et pleins de séve.
Je n'ai pu, à Rome ou ses environs, retrouver ailleurs qu'au Colysée(1) cette précieuse chenille. C'est en vain que je l'ai cherchée soit à la villa Pamphile, soit à la villa Borghèse, où les Alaternes ne sont pas rares.
C’est dans les détritus, au pied de l’arbuste, que la chenille se métamorphose au centre d’une coque assez solide d’où l'insecte s'échappe . à la fin de mai.
INSECTE PARFAIT
Envergure : 0 *, 020 à 0 ", O21.
Il vient se placer dans le voisinage des Legatella, Hb., Dulcella, Z.; Advenella, Zk., et Suavella, Zk. H est plus petit que la première d’un quart environ , mais il est de la taille des trois autres auxquelles la Romanella ressemble par la coupe d'ailes et le faciès général. Toutefois elleen diffère par plusieurs caractères tranchés : par exemple; la ligne transversale extrabasilaire double, droite, noire qui est des mieux caractérisées. Le fond des premières ailes est d’un gris de souris tournant au gris foncé à la côte et aspergé d’un fin sablé noir. ” La bande droite, double, noire précitée, partant dela côte pour aboutir au bord interne, est, au centre, d’un brun jaunâtre et parfois un peu rougeâtre ; la bande subterminale noire, continue, éclairée extérieurement d’un fin liseré blanc, est régulièrement mouvementée et présente un large coude formant extérieurement le côté d’an rectan-
(1), Je me suis assuré que le Rhamnus alaternus du Colysée nourrit, indépendamment de la chenille de la R. Romanella, celles de plusieurs noctuelles, notamment l’'Empyrea et la Chalcites ; celle d'une Nepticulu que je n’ai pu faire réussir et qui doit être la Catharticella, signalée par M. Stainton, dans sa Bo/unical summary, p. 358.
gle. Les deux points cellulaires, souvent réunis pou présenter un croissant, sont bien indiqués en noir. Un trait subterminal noir précède la frange ; celle-ci est large et concolore, Les ailes inférieures sont blanchâtres et lavées de fauve au bord extérne.
En dessous les supérieures sont d'un gris foncé ; où le sommet seul de la ligne coudée est marqué en noiràätre; les ailes inférieures sont semblables au dessus. La tète a de gros yeux d'un pourpre obscur, les palpes sont en crochets ascendants : les antennes, très-légérement crénelées, présentent à la base une petite nodosité. Les pattes, assez longues, grises, sont largement anuelées de noir et de brun. Le thorax a la couleur des premières ailes ; l'abdomen est teinté de fauve.
La © est un peu plus grande que le o’ ; elle lui ressemblerait pour la couleur et les dessins, si les ailes inférieures n'étaient d’une teinte plus sombre, et si l'abdomen n'était plus renflé et un peu plus long que chez celui-là.
La Rhod. Romanella, qui deit suivre la Suavella, portera dans le Catalogue Stgr. le n° 484 bis.
Mon cabinet : 2 o”,2 9 (1).
Mvelois Legatella, Hs,
71, 28. Tr. = Dup., pl. 284, fig. 9 I H.:S), 46, Se Cat., 480.
(PL. 145, fig. 6 à 9.) CHENILLE.
Elle à les mœurs de celle de la Romanella précédemment
(1) Si, lors de mon retour d'Italie en France, je n’avais perdu accidentellément une parlie de mes chenilles, j'aurais pu obtenir bien près de 40 insectes parfaits de la Romanella, Phycide qu’on élève avec facilité, comme toutes celles du genre | Rhodophoa.
Myelois Legatella. 73
décrite ; mais elle m'a paru rare aux environs de Cannes, seul habitat où, jusqu'à ce jour, je l’aie rencontrée. Cette larve, dont on ignorait les mœurs, n’est parvenue à son entier développement que vers le milieu de mai, époque où elle se présente sous forme allongée, atténuée auxextrémités, sans carène, nullementaplatieen dessous, plissée, d’an brun vineux en dessus et sur les flancs, et d’un vert bleuâtre sur le ventre. Des trois lignes ordinaires, il n’existe que la vasculaire : celle-ci est brune, assez large et continue. La tête est un peu aplatie, rétractile, d’un testacé rougeûtre. Le premier segment est recouvert d’une très-large plaque testacée et partagée par un fin sinus, avec taches noires latérales. Les seize pattes sont concolores; les stigmates. un peu saillants, sont jaunâtres et à peine cerclés de brun. Les trapézoïdaux et autres points sont mamelonnés et plus clairs que le fond ; les poils sont relativement longs.
Cette chenille vit sur les collines boisées les mieux exposées des environs de Cannes, plus particulièrement dans le voisinage de mon habitation, sur le Rhamnus alaternus, dont elle ronge les jeunes feuilles après les avoir réunies en paquet, et au centre desquelles elle demeure immobile pendant le jour. Lors de la seconde quinzaine de mai, elle descend de l’arbuste qu’elle n’a pas quitté depuis l’instant de sa naissance, et se transforme dans la terre après avoir formé une coque solide composée de soie, de détritus végétaux et de
. grains de terre.
La chrysalide est rougeâtre, avec l’extrémité abdominale obtuse :
l'enveloppe des ailes descend très-bas sur la spire. Le papillon éclot pendant les premiers jours de juillet et toujours dans la matinée.
INSECTE PARFAIT
Comme on le sait, la Legatella est, si non la plus grande, tout au moins une des plus grandes parmi les espèces du genre auquel elle appartient. Ainsi que chez toutes les Myelois, le fond desaïles est d'un gris desouris, avecles lignesdes mieux accusées. Lesailesinférieuresse-
vt/
raient d’une blancheur absolue, si elles n'étaient rès-légèrement ambrées à la partie subterminale.
La © est un peu plus grande que le o”, et, ainsi que chez le plus grand mombre des Myelois & . elle a les ailes inférieures d’un gris foncé. L’abdomen est allongé, conique et d’un gris obscur; les pattes blanches sont largement annelées de noir.
La My. Legatella n’a qu'une génération.
Myelois (1) Trañsversella, Dur.
PI. 28%. fig. 10. — Zell. — Herr.-Sch., 165. — Stgr, Cat., 493.
(PI. 114, fe. 10 et 11.) CHENILLE,
Elle m'a été envoyée de Barcelone, en juillet; mais depuis je l'ai rencontrée aux environs de Cannes, où elle est rare. La seconde génération se montre en plein été. Vers la fin de juillet la chenille est parvenue à toute sa grosseur; elle est allongée, atténuée postérieurement, avec une grosse tête et seize pattes. Sur le fond, qui est d'un gris verdâtre, règnent, aux flancs et à l’espace dorsale, de nombreuses lignes fines, parallèles, serrées, de couleur bois, partant toutes du deuxième segment. Ces lignes sont coupées par de larges incisions d’un carné rougeâtre. La tête semi-globuleuse, concolore, est marquée d’une ligne brune centrale qui la traverse de haut en bas, et, en outre, d’une grande tache triangulaire brune appuyée sur l’incision. Le premier anneau avec plaque écailleuse est marqué laté— ralement d'un gros point noir ; cet écusson est précédé d’une rangée de très-petits points bruns. Les stigmates et les points trapézoïdaux
(1) Est-ce bien au genre Myelois qu'appartient la Transversella ?
Myelois Transversella. 75 sont petits et noirs. Le dessous est d’un vert bleuâtre et ne présente pas de lignes; les seize pattes sont unicolores.
Cette chenille vit sur la Psoralea bituminosa, dont elle ronge les feuilles sans attaquer les fleurs. Pendant le jour, elle se tient, à la manière des Tortriæ, au centre d’un paquet de feuilles réunies par des fils de soie.
En été, la transformation est rapide: moins de quinze jours après, a lieu l’éclosion du lépidoptère; la chenille forme sa chrysalide dans les feuilles sèches, au pied de la plante.
La quatrième et dernière génération, me mande M. Himmighoffen, passe l'hiver sous une toile commune, à moitié enfouie sous le sol,’ au pied d’une grosse racine de Psoralea bituminosa, d'où elle ne sort qu'aux premiers rayons du soleil de mars.
INSECTE PARFAIT
* C’est un des plus élégants et des plus richement parés du genre. L'espèce ne varie (4) guère que par la taille ; en effet, on rencontre dans la nature des sujets qui sont près de moitié plus petits que d’autres ; cependant il est bon de se souvenir que les sont toujours un peu plus grandes que les ©.
Obs. La chenille de la My. Transversella ne doit pas vivre uniquement sur la Psora. bituminosa, par la raison que cette plante n’appartient pas à la flore des environs de notre ville, où, cependant, j'ai
(1) Depuis l'impression de cet article j'ai obtenu ex larvä, les 18, 19 et 20 mai, plusieurs sujets de grande taille de cette Myelois, élevés à Cannes, dont la première chenille a été rencontrée par M. de Peyerimhoff, le 18 mars. Ces variétés (?) sont d’un aspect sombre aux quatre ailes ; toutefois la bande jaune transverse des supérieures à conservé son éclat. Je soupçonne ici une espèce séparée, car la chenille, qui vit solitairement, diffère de celle de la Transversella ordinaire, et la coupe d’ailes de cette dernière n'est point la même que celle de la race sombre précitée.
Que cette Phycide soit variété constante et peut-être bien variété vernale, ou qu'elle soit espèce distincte, ce qui est plus supposable, je propose de la nommer, en attendant de plus amples informations : Myelois Var, (?) Bituminella, Peyer. et Mill.
rencontré deux ou trois fois l’insecte parfait butinant, en été, sur les fleurs, au crépuscule du soir, dans les vallons de la Pape.
Pempelia Gallicola, Srer.
Berl. Entom. Zeitung. (1870), p. 131.
Elle rappelle bien celles des Pempelia observées jusqu’à ce.jour :; elle est cylindrique, atténuée postérieurement, à tête petite et rétractile, avec 16 pattes bien visibles et toutes propres à la marche; les anneaux sont distincts. Le 1°’, moins haut queles suivants, est recouvert d’une plaque écailleuse. Sur le fond, qui est d’un vert un peu bleuâtre, les lignes, d’un carminé vineux, se détachent d’une manière très-nette. La vasculaire n’est représentée que par un filet étroit ; Ja. sous-dorsale est très-large ; ce sont plutôt trois lignes parallèles et continues, interrompues aux incisions et qui partent toutes du 2° anneau pour aboutir au 42°. La ligne stigmatale est double et interrompue sur chaque incision. La tête est noire, la plaque du 1°anneau marbrée de brun et de vineux : les écailleuses sont brunes, les ventrales verdâtres.
Cette chenille a été trouvée, d’après les indications de M. Stainton, par M. Staudinger, dans les gales du Pistacia lentiscus. en octobre 1866, à Celles-les-Bains (Ardèche).
Pendant les derniers jours de décembre 1869, en janvier et février 1870, M. de Peyerimhoff et moi l'avons retrouvée assez abondamment aux environs de Cannes, dans les gales des Lentisques.
Il a semblé à notre collègue età moi que ces larves sont insectivores et qu'elles se nourrissent exclusivement des nombreux Aphis que contiennent les gales où elles demeurent sans cesse entourées d’une toile blanche et de détritus. Ces Aphidiens venant à manquer à la chenille de la Pempelia Gallicola, elie pratique un trou rond dans une paroi
» Pempelia Gallicolu. 77 de la gale qui l’enferme, s’en échappe, s’introduit dans une nouvelle gale, bouche l’ouverture par une mince pellicule de soie, et sortira de nouveau, soit à l’état de chenille, soit à l’état d'insecte parfait; car c’est dans l’excroissance même de la plante qu'a lieu la transformation, vers le milieu de juin, vingt à vingt-cinq jours seulement avant l’éclosion de la Pempelia.
La chrysalide est médiocrement allongée, à pointe abdominale, aiguë, d’un brun rougeûtre, luisante et enveloppée d’une soie blau— che. Le papillon éclot dans la première quinzaine de juillet.
Il rappelle assez, pour les dessins et la couleur, les Phycides Compositella et Dubiella ; c’est une des plus caractérisées.
La Pem. Gallicolane varie passensiblement pour lataille, mais , chez quelques sujets, les lignes transversales s’affaiblissent d’une manière sensible. C’est dans les lieux les mieux exposés, et toujours dans le voisinage des Lentisques, que vole, à la fin de juin et en juillet, cet insecte qui peut bien avoir plusieurs éclosions. La $ dépose un œuf sur une gale naissante, mais €e ne doit être que plusieurs semaines après, lorsque les pucerons seront éclos, que parait la petite larve qui semble avoir pour mission de les détruire.
Obs. — Celles des gales du Lentisque qui contiennent des chenilles n’acquièrent jamais ou presque jamais leur belle teinte sanguine ; elles conservent la couleur verte des feuilles.
On trouve à Celles-les-Bains, mais surtout à Cannes, deux mois environ plutôlque la chenille de la Gallicola, celle d’une Tinéide qui a les mêmes mœurs de la première, et dont la découverte, due à M. Stainton, est de peu antérieure à celle de la 2. Gallicola ; c’est la Stathkmopoda Guerinii, Stainton.
Le Pistacia terebinthus nourrit encore la chenille de la AMepticula promissa, Stt. retrouvée par M. de Peyerimhoff à Cannes où l'espèce nous à paru rare.
Ancylosis Cinnamomella, Dur.
PI. 279, fig. 4. — Sigr. Cat., 419. = Dilutella, Tr. — H.S.. fig. 58-61.
(PI, 115, fig. 15 à 21.) CHENILLE.
Elle à des mœurs fort curieuses. On la trouve, à toutes ses grosseurs, enfouie dans le sable, aux expositions les plus méridionales, enfermée dans un fourreau construit de grains de sable fins, liés par une soie brune. Ce fourreau, quelquefois très-long (il en est qui mesurent jusqu’à près de dix centimètres), et de consistance molle, est immobile et placé obliquement à plusieurs centimètres au-dessous de la surface du sol parsemé d’une rare et maigre végétation. La chenille agrandit son enveloppe protectrice, à mesure qu'elle prend du développement. Pendant le jour elle ne quitte pas son fourreau, de forme tubulaire, cylindrique, et ouvert aux deux extrémités: mais elle l’abandonne pendant Ya nuit pour manger. En hiver, elle demeure engourdie et ne prend aucune nourriture. Dès le mois d’octobre, on la rencontre à ses tailles diverses; cependant ce n'est que vers le milieu ou la fin de mars que les chenilles ont atteint leur entier développement. Après les 2° et 3° mues, la couleur est, ce qu'elle sera plus tard: mais le fond est d’une teinte plus chaude et les lignes sont plus vivement accusées en rose carminé.
Après la 4° mue, la chenille de Cinnamomella, aux mœurs si singulières, est presque cylindrique, atténuée postérieurement, faiblement carénée sur la stigmatale, avec les lignes qui ont sensiblement pâli, et la plaque du premier anneau, large, testacée, robuste, et bien propre à soulever les couches de sable qu’elle déplace chaque fois qu'elle quitte son fourreau. La ligne vasculaire n’existe pas, mais à la place on voit toujours le vaisseau dorsal qui se prononce en brun à
Ancylosis Cinnamomella. 79
chaque mouvement de l’insecte. La ligne sous-dorsale est fine, continue, largement interrompue sur les incisions, d’un carné rougeâtre, avec un trait en dessous oblong, qui est de même couleur. La carène concolore est surmontée sur chaque segment d’un trait carminé, depuis le 2° jusqu'au 11° anneau. Le ventre est verdâtre et sans lignes : les stigmates sont gros et indiqués en brun. La tête est petite, rétractile, d’un testacé jaunâtre, avec les mandibules noires. La plaque, qui est large et robuste, descend très-bas de chaque côté; celle du dernier segment est petite et concolore. Les 16 pattes, qui sont verdâtres, sont relativement petites, principalement les membraneuses.
Cette larve, retirée de son fourreau, est vive et frétillante ; elle cherche à s'échapper en se tortillant et en faisant des sauts en divers sens. Elle se transforme dans le fourreau même. La chrysalide est allongée, à pointe abdominale obtuse, comme transparente, et généralement d’un testacé jaunâtre. Les stigmates et la place des yeux sont rougeâtres. L'état léthargique dure 25 à 30 jours, et le papillon vole pendant tout le mois d'avril.
INSECTE PARFAIT
Il est, de tout le genre, celui qui, assurément, varie le plus. Le type
me paraît être d’un argileux plus ou moins accusé, avec les dessins mal indiqués ; mais les variétés rougeûtres, vineuses, brunes, presque entièrement grises et sans aucun dessin, ne sont point rares. La % est toujours un peu plus petite que le ©, mais avec l’abdomen plus développé ; elle conserve généralement la teinte argileuse du type, et les dessins des ailes supérieures sont toujours bien accusés en brun. Elle vole peu; aussi, malgré l'extrême abondance de l’espèce, parait-elle relativement rare.
Cette Ancylosis est fort répandue dans toute la Provence, dans les lieux plats et sablonneux ; ceux où à véeu la chenille.
En marchant, on fait voler la Cinnamomella 9 qu’il est alors facile de saisir, car elle a le vol court ; elle se pose le plus souvent à terre.
Je crois que l’espèce à au moins deux générations.
Acentropus Niveus, OLIVIER.
(Phryganea), Encyc. méth. VE, 1791. — Lat. — Sigr., Cat. 45. — Acentria Nivosa, Step.
(PL. 115, fig. 21.)
Cet insecte, fort singulier (1), est connu depuis quelque temps déjà : il a été décrit et représenté sous ses divers états par M. Edwin Brown. dans un recueil anglais intitulé : Natural history of Tubury : mais il est à peine connu en France où personne ne l'avait encore figuré. A la vue de ce curieux insecte, on peut se demander s’il appartient réellement à l’ordre des Lépidoptères, ou s'il n'est pas plutôt un Névroptère; une Phryganea, ainsi que l’a pensé le naturaliste Olivier. Quoi qu’il en soit, l’Acent. Niveus étant compris aujourd’hui dans les Crambines, j'en dirai quelques mots en faisant représenter le o” dont la figure, ainsi que celle de l’Acen. Latipennis (PL. 115, fig. 22.), fera partie de la 445° planche, composée d'insectes appartenant tous à cette nombreuse famille des Crambina.
L’envergure de l’Acentropus Niveus © ne porte que 0",010.
Les ailes supérieures sont allongées , étroites, pointues à l’apex, blanches, très-légèrement ochreuses à la côte. Les inférieures sont également étroites , mais plus courtes que les supérieures dont elles ont la couleur. Trompe nulle, stemmates nuls ; abdomen long, conique, avec la brosse anale également blanche. Les pattes sont trèscourtes ; elles sont dépourvues d’éperons.
La ©, que je ne connais pas encore , n'aurait, suivant M. Reutti, « que des moignons d'ailes pointus et courts ».
La Miveus ne paraît pas rare sur les bords du lac de Constance, en juillet et en août. La chenille vit jusqu'à la fin de juin sur les Potamogeton pectinatus et lucens.
(4) Son congénère l’Acent. Lalipennis, Moeschler, Wien Mis., 1860, ne l’est guère moins.
Hylophila Prasinana. 81
Obs. Notre obligeant collègue de la Société entomologique de France. M. de Peyerimhoff, a bien voulu me communiquer sur cet intéressant insecte une traduction extraite du livre de M. de Heïnemaon : Die Schmetterlinge Deutschlands.
« Suivant unecommunication de Reutti, nous dit M. de Heinemann, la femelle aptère nage sur le dos, pendant la nuit , sous la surface de l'eau. Durant le jour , le mâle ne vole que s’il y est contraint , tandis que la nuit il vole vivement à la surface de l’eau. L’accouplement a lieu dans l'eau. La femelle embrasse le mâle et plonge avec lui. »
« La chenille a des branchies et vit librement dans l’eau. »
L'imagination, dans ce fait dont la traduction est rapportée textuellement, ne se mêle-t-elle pas à la vérité, nous demandons-nous, M. de Peyerimhoff et moi ?
Mon cabinet, 4 o.
Les variétés chez les papillons n’ont, je le sais, qu'une minime importance au point de vue de la science entomologique ; cependant il ma été communiqué certaines aberrations de lépidoptéères tellement remarquables, que je ne puis résister au désir de faire connaître les plus intéressantes. Sur huit sujets que je choisis parmi les variétés inédites, six appartiennent à l’Angleterre qui me paraît bien décidément être le pays d'Europe qui fournit le plus de ces anomalies entomologiques.
Hylophila Prasinana, L.
S. V. — Hb. Tort., fig. 158. — Dup. — Gn., Stgr., Cat. 5. (Var. A.) (PL. 116, fig. 1 et 2.)
Elle s'éloigne du type par la frange et le bord interne des supérieures, qui sont d’un rouge vif, et par la bande diagonale qui les tra-
verse, laquelle est du même rouge. Les ailes infériemres n’ont rien d’anormal.
Cette jolie variété accidentelle, où le vert et le jaune se marient si bien au rouge dont je viens de parler, a été obtenue d’une chenille trouvée sur le chêne.