V. g à 13, lortræ Anqustorena, He
VI. zhet18, lenthuna Sellana., Dup. l Var: Orybiana, Hi. / VIL. z6 à 18, Geornetra Jmaragdarta, F.{Var. Giyantea., Ml.) VIL. 79, id. Volgarta p.67.
: FRE ; Imp. Houurte. Parur. M" Migneaus col.
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quelque valeur au point de vue iconographique et au point de vue de lélude des mœurs des Lépidoptères, elle est bien loin assurément d’être ce que je voudrais qu'elle fût. En effet, l'iconographie des insectes, des papillons plus particulièrement, est, et ne peut être, en présence de la perfection de l’œuvre du Divin Créateur, qu'une grossière imitation, qu’une fort incomplète reproduction de la nature si absolument achevée dans ses plus infimes détails.
Parlerai-je maintenant du texte? Je le dois; ne serait-ce que pour signaler un bon nombre d'erreurs disséminées dans le corps de l’ouvrage, erreurs produites autant par une trop grande précipitation à rédiger certains articles, que par des renseignements incomplets recueillis avant la publication de plusieurs autres. Mais, avant de commencer ce dernier chapitre, Jj'adresserai mes remerciements les plus sincères à plusieurs de mes collègues qui ont bien voulu m'aider de leurs bien veillants avis. Je citerai d'abord notre savant M. Guenée, dont les conseils fréquents et l’obligeance extrême ne se sont jamais démentis. M. Stainton, de Londres, et M. Staudinger, de Dresde, que j'ai toujours vus si bien disposés à répondre à mes communications entomologiques et à m'éclairer sur l’identité des Microlépidoptères dont la détermination exacte m'eut été impossible sans leur concours. Je dois également citer M. Al. Constant, d’Autun, et M. Doubleday, d'Epping. J'ai dit, dans le cours de la dernière livraison, ce que je devais à M. Rod. Zeller, de Zurich, pour toutes les raretés et nouveautés entomologiques qu’il m'a procurées. Je n’omettrai pas non plus ce dont la reconnaissance me fait un devoir : des remerciements à mon vieil ami M. Gaynon, conservateur du Musée entomologique de Lyon, qui m’a initié à la lépidoptérologie pratique.
Je dois accorder à chacun de mes collaborateurs, dans cette jconographie, les éloges qui leur sont dûs. M. Debray, dont
le talent comme graveur d'histoire naturellé me paraît défier toute comparaison, et qui, par ses soins constants el la délicatesse de son burin, a plutôt donné du relief et de la valeur artistique aux dessins originaux de l’œuvre, que d’en affaiblir la vérité par leur reproduction. Je citerai aussi M. Jules Migneaux, mais plus particulièrement M. Poujade, dont le talent comme peintre d'insectes me semble supérieur à tous autres. M. Jogues, de Lyon, fort habile peintre de fleurs, qui n’a pas peu contribué, par l'exécution du plus grand nombre des plantes qui figurent dans mon iconographie, à donner à celle-ci une valeur de plus, bien que la présence de ces plantes ne soit ici qu'un accessoire.
Enfin, l’enluminure des planches, entièrement düe au talent de coloriste si délicat et si fin de M"* Jules Migneaux, a, pour une large part, fait ressortir la partie scientifique et artistique de l’œuvre.
Cannes, mai 1874
P. MrLLIÈRE.
ADDENDA ET CORRIGENDA
Coccyx Juniperana. Mill I, p.38.
Ce Micro, réuni au genre Grapholita du Catalogue allemand, composé de 1481 espèces! appartient à la faune du littoral où la chenille vit en hiver sur le Juniperus oxycedrus. Les Juniperana de la Provence sont sensiblement plus grandes que celles du centre de la France. N'y aurait-il pas là une espèce séparée ?
Dasydia Obfuscaria, W.-V, — Ic. I, p. 11.
La véritable nourriture de la chenille ne doit pas être les Genista, mais plutôt la Gentiana lutea aux feuilles de laquelle j'ai pu observer, sur les hauteurs de Saint-Martin, l’insecte parfait au moment de l’éclosion.
Cleogene Lutearia, F. — Ie. I, p. 15
C'est par suite d’une erreur que j'ai indiqué cette espèce comme ayant été trouvée au Mont-Pilat (Loire). Cependant elle est des plus abondantes en juillet à Notre-Dame des Fenêtres où les deux sexes volent en plein jour sur les gazons frais.
Chemerina Caliginearia, Rb.— Ic. I, p. 68
Ce sont les Cistus salvifolius et monspeliensis qui nourrissent dans la nature la chenille de cette espèce.
456 ADDENDA ET CORRIGENDA
Mecyna Polygonalis, Hb. — Ic. I, p. 119
La chenille ne vit pas uniquement sur l’Ulex nanus, puisqu'on la trouve, aux environs de Cannes, sur plusieurs espèces de genêts. L'insecte parfait a deux générations.
Crocallis Dardouinaria, Douz. — Ic. I, p.122
La chenille qu’on rencontre en hiver sur le littoral et qu'on retrouve à Amélie-les-Bains (Pyrenées-Orientales) vit nonseulement sur les Ulex, mais encore sur les Genêts, les Cistes et les Genévriers. L'insecte parfait des Pyrénées-Orientales se montre quelquefois d’un brun foncé.
Acroclita Consequana, HS. (Argy. Mulsantana, Mill.) - Ic. I, p. 156.
La chenille ne vit pas seulement sur l’£Euphorbia characias mais encore sur la plupart des Euphorbes du littoral. Cette larve n'a pas, comme je l'ai dit, la plaque du premier anneau noire: elle est concolore.
Nemoria Bruandaria, Mill. — Ic. I, p. 163.
J'ai cru reconnaitre que cette Phalénite, décrite d'après une Q® unique, est l'Herbaria, Hb.
Xylina Lapidea, Hb. — Ic. I, p. 170.
Non-seulement la chenille vit sur les cyprès de la Provence mais aussi sur les Juniperus indigènes et exotiques cultivés dans les jardins de Cannes.
Sterrha Sacraria, L. — Ic. I, p. 177.
La véritable nourriture de cette petite espèce doit être le Polygonum aviculare. La figure que j'ai donnée de la chenille, peinte d’après un sujet trop jeune, est mauvaise. Depuis lors elle a été bien figurée en Angleterre par M. Lachlan, en date du 4 décembre 1865. Cette larve est allongée, presque cylindrique, avec une
ADDENDA ET CORRIGENDA 457 vasculaire blanchâtre liserée de vineux. L'espèce a au moins deux générations.
Eupithecia Globulariata, Mill, — Ic, 1, p. 206. Cette race méditerranéenne n'est en réalité qu'une variété constante de la Pumilata, Hb.
Butalis Dorycniella, Mill. — Ic. I, p. 225.
La chenille vit non-seulement sur les Dorycnium, mais aussi sur le S{atice limonium et la Coronilla minima.
Zygaena Genevensis. Mill. — Ic. I, p. 237,
Est-ce bien une espèce distincte ou une simple variété locale ? La question ne me paraît pas définitivement résolue. L'’anneau rouge de l'abdomen que dans la description de l’insecte j'ai dit ne pas exister, se voit au contraire le plus souvent; mais il ést toujours très-étroit lorsqu'il ne manque pas.
Rhoptria Asperaria, Hb.— Ic. I, p. 239.
En outre du Cistus monspeliensis, la chenille ronge aussi les feuilles du C. salvifolius. L'insecte à deux générations.
Phycis Etiella, T. — Ic. I, p. 248.
On rencontre aussi fréquemment la chenille dans la gousse de l’acacia ordinaire que dans celle du baguenaudier.
Anoplia Ramburii, CI. — Ic. I, p. 264.
La chenille est commune aux environs de Cannes. Elle ne vit pas seulement sur le Convolus sepium, mais sur la plupart des liserons spontanés de la Provence.
Gnophos Dumetata, T. — Ic. I. p. 306.
C'est par erreur qu'en publiant la chenille, j'ai avancé qu'elle vit
458 ADDENDA ET CORRIGENDA
dans la nature sur le Phillyrea latifolia. Sa véritable nourriture ne m'est pas connue. .
Tephrina Peltaria, Dup. — Ic. I, p. 327.
La figure qui est représentée doit être celle de la Binaevata, Mab. An. So. Ent. Fr. (1869) p. 56, pl. 2. J'ai retrouvé depuis la vraie Peltaria qui vit aux environs de Cannes sur le Thymus vulgaris et la Lavandula spica.
Vol. I, p. 399, lig. 4 et 29, au lieu de l’île d'Héliogoland, lisez : l’île Saint-Héligoland.
Mecatera Cappa, Hb. — Ic. I, p. 393.
‘Je ne puis m'expliquer comment j'ai pu dire que la chenille est fréquemment attaquée par un très-petit Hyménoptère, lorsqu en réalité le parasite de la Cappa est de grande taille.
Spilosoma Zatima, Cram. — Ic. I, p. 390.
N'est, paraît-il, qu’une variété locale de la Lubricipeda, Esp.
Dasydia Var. Scalettaria Mill. — Ic. I, p. 404.
Je crois en réalité que cette variété appartient plutôt à la Caelibaria, HS. qu'à sa voisine l'Operaria, Hp.
Hemerophila Nyctemeraria, Hb.— Ic. II, p. 8.
J'ai vainement cherché la chenille aux environs de Cannes sur les Genista et les Cytisus; je ne sais si en réalité ces plantes la nourrissent dans la nature, mais je l’ai rencontrée de loin er loin sur le Juniperus oxycedrus.
Margarodes Unionalis, Hb. — Ic. Il, p. 39.
En disant, p. 41 « je pense que cette chenille vit exclusivement sur les oliviers » c'est une erreur; j'ignorais alors qu'on la ren-
ADDENDA ET CORRIGENDA 459
contre sur plusieurs arbrisseaux tels que : Arbulus unedo, Jasminium fruticans, Ligqustrum japonicum, etc.
Tinea Oleastrella, Mill. — Ic. II, p. 42.
C'est avec raison qu'elle a été sortie du genre Tinea pour devenir une Zelleria, Staint.
Eupithecia Cocciferata, Mill. — Ic. Il, p. 45.
Ce n'est pas sur les Quercus ilex, suber et coccifera que vit le plus ordinairement la chenille, mais plutôt sur le chène ordinaire.
Acidalia Folognearia, Stgr — Ic. Il, p. 54.
Cette prétendue espèce décrite par le D' Staudinger a depuis été reconnue, par ce naturaliste, comme simple variété de la Straminata, Tr.
Acidalia Nexata, Hb. — Ic. II, p. 56.
Après avoir annoncé cette Acidalie comme appartenant aux environs d'Ax (Ariège), j'ai reconnu que, si elle peut tres-bien exister dans cette partie de la France, elle n’a été authentiquement observée qu’en Espagne. La chenille figurée, obtenue ab ovo, provient en réalité de l’Andalousie.
Crymodes Sommeri, Lef. — Ic. II, p. 61, pl. 58, f, 4 à 6.
Cette noctuelle n'est point, suivant M. Guenée, la Crymodes Somimeri de Lefèvre, mais une « Æadena hyperboréenne » voisine de l'Jad. Adusta avec laquelle la vraie Sommeri « n'a aucun rapport.» Ces noms de Crymodes Sommeri doivent donc disparaître de mon Iconographie, ainsi que ce qui en a été dit, IT, p. 62, comme insecte parfait. À leur place, je propose les noms de : Hadena Islandiæ, tout en maintenant la description de la chenille.
Hepialus Lupulinus, Hb. — Ic. II, p. 81, pl. 60.
Est-ce la chenille du Zupulinus ou celle du Sylvinus que j'ai
460 ADDENDA ET CORRIGENDA
figurée? J'ai cru représenter celle du Lupulinus, cependant la fig. 7, pl. 60, représente un Hep. Sylvinus 7
Gelechia Psoralella, Mill. Ic. II, p. 83.
Cette Tinéide, dont l’insecte parfait à été déplacé du genre Gelechia, ne vit pas uniquemement sur la Psoralea bituminosa ; je l’ai retrouvée aux environs de Cannes, sur plusieurs autres plantes herbacées.
Myelois Robiniella, Mill. — Ic. 1], p. 87.
La chenille que je croyais d’abord vivre communément dans la silique du Robinia, y est fort rare au contraire.
Rhodaria Sanguinalis, L. — Ie. IL, p. 87.
Indépendamment du Romarin, cette Pyralite vit sur beaucoup de plantes sous-ligneuses de la famille des Labiées.
Vol. IT, p, 107.— J'ai dit : Je crois que toutes les Æ'upithecia sans exception n’ont qu'une seule génération. Je me suis assuré depuis que deux espèces de ce genre nombreux ont plusieurs éclosions : la Centaureata en a deux, et la Pumilata en a trois ou quatre.
Olindia, Gn. Rosmarinana, Mill. — Ic. II, p. 108.
Ce Platyomide, rapporté aujourd'hui au genre Æudemis, Hb. a primitivement été nommé Botrana, Sch. Sa chenille ne vit qu’accidentellement sur le Romarin. La plante qui la nourrit le plus ordinairement, aux environs de Cannes toutefois, est le Dapline gnidium.
Eubpithecia Massiliata, Mill. — Ic. II, p. 145. On sait aujourd’hui que ce n'est pas le Tuinarix gallica qui nourrit la chenille, mais les chênes verts du littoral. Agrotis Agathina, Dup. — Ic. Il, p. 151.
La chenille, pl. 67, f. 7 et8, me semble aujourd'hui, par suite
ADDENDA ET CORRIGENDA 461
d'éducations ultérieures, plutôt celle du type que celle de la Var. Scopariæ, aberration assez rare du reste. De plus, la coloration de l’insecte parfait de cette même variété est peut-être un peu exagérée.
Larentia Muiltistrigaria, Haw. (Var. Olbiaria, Mill.) — 1}, p. 156.
La constance de la coloration blanchâtre de cette race méditerranéenne laisse penser à M. Doubleday, qui élève chaque année le type en Angleterre, que la Var. Olbiaria est peut-être bien une espèce indépendante. Aujourd'hui j'inclinerais à partager cette opinion.
Gortyna Xanthenes, Germ. — Ic. Il, p. 172,
Cette superbe Apamide fait aujourd’hui partie de la faune francaise. Je la prends de temps en temps en août, au réflecteur, sur la terrasse de mon jardin à Cannes.
Depressaria Feruliphila, Mill. — Ic. 1H, p. 209.
Outre la Ferula nodiflora, sur laquelle j'ai observé la chenille pour la première fois, je l'ai retrouvée aux environs de Cannes; à l'ile Sainte-Marguerite et dans la vallée du Loup, sur plusieurs autres Ombellifères, notamment le Seseli torluosum.
Laphygma Exigua, Hb. — Ic. Il, p. 222.
Parfois elle vient en grand nombre à mon réflecteur. L'espèce a sûrement deux générations.
Acidalia Moniliata, \W.-V.— Ic. p. 236.
En finissant l'article concernant cette espèce, je dis que je ne l'ai jamais prise dans le Midi. Cependant, depuis mon séjour définitif à Cannes, j'ai remarqué qu'en juillet, c'est peut-être l'Acidalie la plus vulgaire dans les garigues qui avoisinent la villa des Phalènes.
462 ADDENDA ET CORRIGENDA
Eurhipia Adulatrix, Hb. — Ic. Il, p. 26. #
J'ai observé en automne, sur un faux poivrier de mon jardin à Cannes, plusieurs chenilles de cette espèce, notamment la variété représentée par le n° 8 de la pl. 78. Cette larve ne vit donc pas seulement sur les Lentisques de la Provence.
Nemoria Aureliaria, Hb. — Ic. II, p. 260.
Cette Phalénide a été rapportée par les Allemands à l'O/ympiaria, HS. Tant que la chenille de cette dernière ne sera pas connue, la question restera indécise. En attendant, je dirai que la Nem, Aureliaria a ordinairement deux générations. Je dirai aussi que les deux parasites de cette espèce, l'un un Diptère et l’autre un Hyménoptère, ne la déciment pas en d'aussi grandes proportions que je pensais.
Une fois, en automne, je pris par hasard une chenille de cette Nemoria, de couleur gris bleuâtre, sur un olivier! L'insecte parfait qui m'est éclos n’est pas différent du type.
Psecadia Funerella (Var. Canuisella, Mill.) — Ic. IT, p. 291.
Je viens de découvrir la chenille; elle vit en automne, partout aux environs où croit le Lithospermum purpureo-cæruleum, dont elle ronge les feuilles. Par l'éducation on obtient autant de sujets Var. Canuisella que d'individus ordinaires. M. Stainton a observé depuis longtemps, en Angleterre, la chenille du type sur la Pulmonaria saccharata.
Hypotia Corticalis, W.V. — Ic. Il, p. 294.
La chenille ne vit pas seulement sur l'£uphorbia spinosa, car je la retrouve dans mon voisinage sur la Psoralea bituminosa.
Ephestia Gnidiella, Mill. — Ic. IT, p. 308.
Les larves, bien que tardives, n’attendent pas le printemps
ADDENDA ET CORRIGENDA 463
pour éclore, comme je le pensais d'abord; de plus, elles ne sont jamais abondantes sur le Daphine gnidium.
Vol. II, p. 35? et 362. — Au lieu de Heracleum spondium, lisez : Heracleum spondilium; p. 382, lig. 19, au lieu de Solidosema, lisez : Selidosema; lig. 21, au lieu de Gnophos, lisez : Selidosema; p. 390, au lieu de Synoplia, lisez : Synopsia; p. 395, lig. 18, au lieu de Genista corsicaria, lisez : Genista corsica; p. 396, lig. 12, au lieu de Psec. Corsicaria, lisez : Pseud. Corsicaria.
Pseudoterpna Coronillaria. Hb. — Ic. 11, p. 396.
Contrairement à ce que j'ai avancé en décrivant la chenille, celle-ci n'est pas très-rare aux environs de Cannes, sur le versant Sud des collines de mon voisinage. De plus, je dirai qu'en figurant, pl. 91, n° 10, une prétendue variété grise de Cytisaria, je n'ai représenté en réalité qu'une Coronillaria Q.
Vol. II, p. 403, à la fin de la page, j'ai l'air de faire dire à l’auteur du Species que les deux premières pattes ventrales de l’'Algira n'existent pas; c'est ce que n'a pas écrit M. Guenée.
Ophiusa Algira, L. — Ic. II. p. 403.
Depuis la description de la chenille, l'ayant toujours rencontrée sur la ronce des haies, j'ai cru reconnaître que c'est le seul arbrisseau qui nourrit cette larve. Elle aurait donc dû être représentée sur une branche de ronce, et non sur celle d’un saule. J'ai, l'an passé, élevé une famille de l’A/gira qui a très-bien réussi en captivité ; les chenilles se sont transformées à la mi-juin et ont donné leurs insectes parfaits, la moitié, six semaines après, et l’autre moitié, en juin de l’année suivante.
À Berthemont-les-Bains (Alpes-Maritimes) cette Ophiuse paraît abondante en juillet.
Vol. Il, p. 405. — Mon Observ. à la fin de ladite page peut ne pas avoir une grande portée par la raison que toutes les Op/iusidæ,
464 ADDENDA ET CORRIGENDA
Ophidaridae, Toxocampidae, ete., ont ce caractère commun des premières pattes ventrales plus courtes que les autres.
Satyrus Fidia, L.— Ie. IL, p.41, pl. 93, f. 1 à 4.
Après avoir fait l’histoire de ce Diurne, j'ai omis de dire que le dessin de la chenille à été fait d'après une larve soufflée reçue d'Espagne.
Zyg. Stoechadis, Bor. — Ie, III, p. 60.
Par suite de certaines communications obtenues postérieurement, j'ai du penser que la chenille de cette Zygène, n’est peut-être pas authentiquement la Stocchadrs.
Melanippe Bulgariata, Mill. — Ic. Il, p. 433.
Cette espèce qui m'a été présentée comme inédite par feu J. Lederer, un an avant sa mort, a depuis été rapportée dans le grand Catalogue allemand à la Permixtaria, HS.
Arctia Rivularis, Mn. — Ic. Il. p. 458.
Quelques mois avant sa mort, feu Rambur me mandait que, contrairement à ce que j'ai dit, la chenille n'est point polyphage et qu'elle vit uniquement de graminées.
Cucullia Formosa, Rogen. — Ic. II, p. 462.
Cette superbe espèce fait partie de la faune française; cé que j'ignorais à l’époque où je l'ai figurée. L'année précédente elle avait été rapportée de Celles-les-Bains (Ardèche) par M. Staudinger.
Saturnia Isabellæ, Graël. — Ic. III, p. 1.
Il m'a été affirmé par feu Rambur que cette Saturnide n'avait jamais été rencontrée en Espagne et que tous les sujets qui figurent dans les collections européennes, proviennent d'Amérique, patrie
ADDENDA ET CORRIGENDA 465
de l’insecte. Je ne puis admettre en ceci l'opinion du D’ Rambur, autrement il faudrait supposer que le D° Mariano de la Paz Guaëlls et le D' Staudinger se sont volontairement trompés en assurant que la chenille de la Saturnia Isabellæ vit en Espagne dans les forêts de pins. Il est plus raisonnable de penser que Rambur a lui-même été induit en erreur à l'égard de la patrie de ce bel insecte.
Psyche Cinerella, Dup.— Ic. If, p. 12.
J'ai cru reconnaître que la Cinerella, Dup., est identique à la Villosella, Rb. et que c'est cé dernier nom spécifique qui à l’antériorité.
Psyche Millierella, Bdv. — Ic. p. 18, pl. 102, f. 43 à 17.
Je persiste à croire cette espèce, dont la patrie est le Bugey et la Savoie, séparée de l'A/bida. Cependant je dois dire que, dans les figures que j'ai données de cette Psyche, la chenille, fig. 16, n'est peut-être pas très-exacte et que la coupe d'ailes et la couleur trop noire de l’insecte parfait, f. 14, laissent à désirer. Enfin, j'ai cru reconnaître que cette espèce n'appartient pas aux environs de Cannes, et que la Psyche que j'ai prise pour elle, doit être la Plumosella, Rb.
Acidalia Var. Chimæraria Mill, — Ic. III, p. 47, pl. 107.
Les sujets élevés de chenille, assez petits, m’avaient fait croire à une variété constante de l'espèce, aberration qui a dû se produire par une nourriture insuffisante ou mal appropriée. D'autres Circuitaria prises au vol, à l'habitat de cette prétendue variété, ne diffèrent en rien du type.
Eupithecia Expressaria, HS. — lc. p. 101, pl. 110, f. 18 et 19.
Je suis de plus en plus persuadé qu'elle est distincte de la Sobrinata. M. Staudinger, dans son dernier Catalogue, rapporte cette Expressaria, HS. à la Sobrinata, Hb. en ajoutant « (non
466 ADDENDA ET CORRIGENDA
Mill.) » et, plus bas, il nous donne comme espèce séparée, sous le n° 2847, une «? Millierala ; Expressaria, Mill. (non HS.) Ic. 110, 18, 19, III, p. 101, etc. » J'avoue ne rien comprendre à ce nouvel arrangement de noms.
Acidalia Eugeniata, Dar. et Mill. — Ic. III, p. 418.
J'ai recu quelques œufs de cette petite espèce, qui sont éclos et qui m'ont donné des chenilles quinze jours après qu'ils ont été pondus. Ces chenilles sont allongées, ressemblent à la C'ervantaria et se sont transformées six ou sept semaines après, pour éclore un mois plus tard, ce dont pourtant je n'ai pu m'assurer par moi-même. L'espèce doit avoir deux éclosions.
Agrotis Fatidica, Hb. — Ic. III, p. 124.
La forme de la chrysalide n° 6 n’est peut-être pas très-exacte, ne l’ayant peinte que d’après un renseignement.
Nola ? Dardouinula, Mill. — Ic. II, p. 172.
J'ai figuré sous ces noms un lépidoptère qui pourrait bien n'être qu'une variété pâle d’une espèce sicilienne, la Nycteola Falsalis, HS.
Agrotis Engadinensis, Mill., Ic. III, p. 308.
Suivant M. Staudinger, cette espèce nouvelle qu’il a jugée d’après la figure seulement, ne serait qu'une « jolie aberration de la Leucania Andereggii, B. >» S'il est vrai que cette Noctuelle soit plutôt une Leucanide qu’une Agrotine, il n’est nullement certain que l’Engadinensis soit la variété précitée.
Myelois Asteriscella, Mill. — Ic, II, p. 353.
Cette Crambide a bien quelque rapport de couleur avec la Myel. Illotella, Z., de Grèce. Si l’Asteriscella n’était qu’une aberration de cette espèce, elle constituerait, par ses bandes transverses aux ailes supérieures, une variété constante. Je ne l’ai point encore prise
ADDENDA ET CORRIGENDA 467
au réflecteur, tandis que l’Zllotella s'y montre à deux époques; en mai et septembre, en compagnie de la Prodromella, Hb, (Umnbraticella, Dup.)
Ephestia Egeriella, Mill. — Ie. III, p. 328.
Serait-il vrai que cette Crambide dût être rapportée à l'£'uzophera Bigella, Z. (HS. fig. 127)? cela ne me paraît nullement prouvé.
Cannes, juin 1874.
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