‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopteres inédits (volume 5)Chapitre 39 sur 58 · LU PT CN PO · texte numérisé non relu

LU PT CN PO

sl h | Annales de le J'ociété Linnéenrie de Lyon.

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INÉDITS

P. MILLIÈRE YINGTIÈME LIVRAISON

Présentées à la Société Linnéenne de Lyon, le 11 novembre 1867)

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Cerocnla Scapulosa.

Hb. 360-361. — Tr. IL, p. 317. — Dup. IV, p. 333, pl. 121. — Gn., Ind., p. 248. — Gn., Spec., 1733. — Stgr., Cat. 866.

(PI. 89, fig. 3 et 4.)

Voici une bien intéressante espèce formant genre et que beaucoup de caractères signalent à l’attention des entomologistes. On ne savait rien des mœurs de sa chenille qui a été observée avec un grand soin par mon ami le docteur Staudinger, qui a bien voulu me la procurer et me fournir sur elle des détails de mœurs du plus réel intérêt ; communication dont je crois devoir transmettre à la Société Linnéenne le détail complet.

C'est le 10 mars 4858, m'’écrit M. Staudinger, que j'ai pris la première Cerocala Scapulosa fraîchement éclose, près de Chiclana, province de Cadix, en Andalousie. Les jours suivants je capturai un certain nombre de sujets de cette espêce, dans un bois de pins, d’une étendue restreinte, et où on ne voyait, sur un sable très-fin, que de rares pieds de Cistus et quelques Helianthemum. Vers la fin de mai, je me donnai une peine extrême pour chercher la chenille de ce charmant papillon que je supposais vivre dans ces lieux où l’insecte parfait volait communément. C’est en vain que, pendant de longues heures de jour et de nuit, je fauchai les Cistes et les Hélianthèmes dans l’espoir de rencontrer cette larve. Au commencement de juin, enfin, mon chasseur Kalisch, le même qui m'avait accompagné en Islande, se mit à fouiller dans le sable et trouva cachée, à près de deux décimètres une curieuse chenille qui ne pouvait appartenir qu’à la Cerocala Scapulosa. Nous continuâmes nos recherches et nous trouvâmes un certain nombre de ces chenilles enfoncéesau pied de l’Hel/ianthemum halimifolium Desf. qui, de même que toutes les plantes de ee genre, fleurit pendant plusieurs mois, et dont les fleurs éphémères qui se succèdent sans interruption, perdent, à la fin de chaque jour, leurs pétales à moitié flétris. Je fais observer que ces larves, dès leurs seconde mue, ne montent plus sur la plante, mangent exclusivement alors les pétales de l’Hélianthème, détachés et tombés sur le sable d’où elles ne sortent pas, se contentant d'élever la tête au dessus de sa surface et de saisir les pétales que bien souvent elles entrainent sous le sable, pour s’en nourrir.

Peu de jours après, je quittai l'Espagne, et, en route, je perdis une partie de mes chrysalides qui se desséchèrent ; cependant ce qui m’en est resté, m'est éclos de la mi-juillet à la mi-août. Il est bien supposable que la chenille de la Scapulosa doit paraître une seconde fois en septembre ou octobre, et que cette génération doit donner son papillon en mars ou avril. de l’année suivante. Mais, dans ce Cas, ajoute M. Staudinger, il faut admettre que cette larve ne se nourrit pas seulement des pétales de l’Helianthemum, puisque cette plante

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