TOME vi, — Annales de la Société Linnéenne
nement liserée de blanchitre des deux côtés. Il n'existe pas de sous-dorsale. La stigmatale est large, continue, ondulée, jaunâtre. Les stigmates, invisibles à l'œil nu, sont blancs et cerclés de noir. Le ventre, d'un vert livide, est marqué de blanchâtre du quatrième au neuvième segment.
La tête est petite, lenticulaire, concolore.
Toutes les pattes sont vertes.
Cette chenille varie en vert foncé, en rougeätre et en brun plus ou moins obscur. Je l'ai rencontrée en grand nombre, en automne, sur le Tamarix gallica, L., aux environs
d'Hyères et de Toulon.
CHRYSALIDE
Au lieu de se métamorphoser, comme ses congénères, sur les branches des arbres, cette chenille entre profondément en terre où elle forme une coque.
La nymphe est allongée, d’un brun rougeaire. Les derniers segments sont noirs. La pointe qui termine la chrysalide est unique, noire, forte, aiguë.
Olbiaella ne doit avoir qu'une seule génération. Ce qui le prouverait, c'est que l'insecte parfait n'a commencé à paraitre qu'en juillet. L'éclosion a continué jusqu’à la fin d'août.
INSECTE PARFAIT
Envergure : 0,016 à 0,017 mill.
Cette Alucita est un peu plus grande que la X'ylostella, Tr., Evers., Steph., Dup. ; avec laquelle elle à quelques points de ressemblance pour la coupe des ailes et la disposi-
tion des taches (").
(1) Je ne comparerai pas mon Olbiaella à la Xylostella de Hubner (pl, 47, fig. 449), car les deux espèces diffèrent beaucoup par la coupe d'ailes et par la disposition des taches,
Alucita Olbiaëlla. 179
Les ailes supérieures sont étroites, lancéolées, à sommet prolongé en pointe obtuse. Le fond, rougeâtre, est sablé d’une infinité d'atomes noirs. Il existe, en outre, une large bande longitudinale, noire, partant de la base de l'aile et se prolongeant aux trois quarts de sa longueur. Cette bande qui se fond en se rapprochant de la côte, est marquée en dessus d’une ou de deux taches blanchätres, variant de formes chez le plus grand nombre des individus. Cependant sur d'autres, les taches blanches manquent tout-à-fait. La frange est précédée de trois ou quatre points oblongs et noirs.
Les ailes inférieures, unies, un peu plus larges que les supérieures , se rétrécissent brusquement avant d'arriver à l'apex. Ces ailes sont garnies de longues franges unicolores, surtout au bord interne. ù
En dessous, les quatre ailes sont d'un gris rougeâlre, luisant et sans taches, sauf quelques points bruns au bord terminal des supérieures, qu'on ne voit bien qu’à la loupe.
Les palpes inférieurs, qui sont les seuls visibles, ont les deux premiers artücles garnis de poils blanchâtres, et le dernier long, nu, et recourbé en demi-cercle. La tête est petite, carrée et rougeätre. Les antennes, très-écartées à la base, sont filiformes dans les deux sexes. Le thorax est ovale et brun. L’abdomen participe de Ia couleur des ailes. Les pattes, brunes, sont annelées de blanc à leur extrémité.
Il est ficheux que M. Zeller ne nous ait pas fait connaître la chenille de sa Tamariciella, car il eût été intéressant de la comparer à l'espèce nouvelle que je viens de décrire.
Olbiaella (*) devra trouver place après la Xylostella de Duponchel.
De même que la plupart des espèces congéneres, cette
{*) De Olbia, nom primitif de la ville d'Hyères.
nouvelle Alucite est très-vive ; elle vole avec une rapidité extrème, et si on ne la pique promptement, elle ne tarde pas à être méconnaissable. Elle parait commune en Pro-
vence.
Macaria /Æstimaria.
Hb. 353. — Treits. I, p. 18 et Sup. — Dup. IV, p. 209, pl. 150, fig. 2 — Bdv. 1475. — Herr.-Sch. 31. — Gn.
(Planche 1, fig. 7 à 41.)
Elle est de longueur nroyenne, sans éminences, faiblement atténuée antérieurement, à peine carénée sur les flancs et rayée de lignes longitudinales bien nettes. Tout l’insecte est d'un vert clair mat.
La ligne vasculaire, d’un vert plus prononcé que le fond, est étroite, continue, du premier au dernier anneau; elle est aussi finement liserée de blanc à droite et à gauche. La sous-dorsale, relativement large, très-blanche, se rétrécit sur chaque intersection. Elle est en outre très-finement liserée de noir en dessus et en dessous. La stigmatale est faiblement ondulée , blanche et tachée de citron sur chaque segment. Trois points noirs placés horizontalement surmontent cette tache jaune.
Le ventre est marqué de trois lignes nébuleuses, continues, du quatrième au neuvième segment.
La tête, assez forte, globuleuse, verte, est maculée de nombreux points noirs placés symétriquement. Les pattes sont vertes; les écailleuses, tachées extérieurement de noir sur chaque article,
L'espèce varie quelquefois en vineux obscur.
Cette chenille, par l’heureuse disposition des couleurs dont elle est parée, est des plus remarquables. Je lai trouvée
Macaria Æstimaria. si dans le Var au nombre de huit ou dix sur les Tamarix qallica L., qui bordent la Méditerranée. Je suppose qu’elle doit être fréquente en juin et juillet.
Dans l'intérieur des terres où abondent les Tamarins, je n'ai pu rencontrer cet insecte.
La chenille de Æstimaria demeure toujours à découvert ; elle se confond avec le feuillage, à cause de sa couleur et de la rigidité de son attitude. Elle parait vivre exclusivement sur le Tamarix qallica, grossit tres-vite et s'élève sans beau-
coup de peine.
CunYsALIDE.
Au moment de sa métamorphose en nymphe, la chenille descend de l'arbre, s'enfonce à deux ou trois centimètres sous la terre , et tarde peu à se transformer.
La chrysalide , passablement allongée, est brune avec les intersections noires. Le dernier segment n'a qu'une seule pointe conique, noire et forte.
La première génération de Æstimaria éclot dès le mois d'avril. Il en parait une seconde en automne.
Mes chenilles, recueillies assez tard, n’ont fourni leur insecte
parfait que du 1% au 15 mai.
Envergure : 0,025 à 0,027 mil.
Les ailes sont oblongues, dentées, grises, saupoudrées d’atomes bruns. Aux supérieures, la ligne basilaire et la coudée sont d’un noir brun. La tache cellulaire, la côte et les points nervuraux, oblongs, éclairés de blanc extérieurement, sont aussi d’un noir brun. L'espace compris entre la coudée et la frange est d’un gris plus ou moins brun. Les secondes ailes, dont le milieu présente un angle extérieur,
ont une coudée noire qui, de même qu'aux supérieures, est le plus souvent doublée. Le point cellulaire existe, mais il est mal écrit.
Les quatre ailes sont, en dessous , striées et sablées de brunûtre. Les lignes transverses des ailes supérieures paraissent, mais à peine. La frange, unicolore en dessus, est, en dessous, entrecoupée de blanc et de brun.
Les antennes, moniliformes, assez longues , sont brunes, La tête est petite, le corps grêle, l'abdomen long.
La femelle, un peu plus grande que le mâle, a les taches des ailes moins vivement accusées.
L'espèce a deux éclosions : elle paraît pour la première fois des le mois d'avril, et pour la seconde en septembre.
Cette Macaria, qui varie peu, n’est pas rare à Hyères, à Marseille et à Montpellier. On la rencontre aussi dans la France occidentale. Elle se trouve en Espagne, en Italie, en
Sicile, et appartient également à la faune de la Russie méridionale.
Æstimaria, ainsi que tous les lépidopteres, a ses ennemis. Un parasite de la grande famille des fchneumoniens l'attaque alors qu’elle est en larve. Plusieurs fois j'ai vu éclore ce parasite à la place de la Phalénite que j'attendais.
La chenille qui porte caché en elle l'ennemi qui la dévore lentement, cesse tout-à-coup de manger : c’est le moment où l’Ichneumon a atteint sa taille. A cette époque la peau de la malheureuse chenille est percée par son ennemi, qui en sort sous forme de larve et qui file immédiatement un cocon (PI. 1, fig. 10), qu'il fixe à une branche de Tamarin. Cette coque, ovoïde, formée de soie d’un blanc satiné, est, au centre, largement cerclée de brun.
L'Hyménoptère (PI. 1, fig. 11.) qui éclot beaucoup plus tôt que ne l'eût fait Æstimaria, s'échappe du cocon qui le renfermait, au bout de vingt ou vingt-cinq jours.
Heliophobus Hispida. 183
Hceliophobus Hispida.
Hb. 784. — Tr. Sup. X, p. 39. — Bdv. Icon. pl. 72, fig. 6 et 7. — Gn. [nd. 241. — Hirta, Dup. ILE, p. 275, pl. 90. — Gn. Spec. 273.
(Planche 2, fig. 4 à 3.)
Epaisse, rase, tout-à-fait cylindrique. D'un rougeâtre obscur en dessus, avec les premiers anneaux lavés de bleuâtre. D'un gris livide en dessous,
La vasculaire, à peine écrite, ne se montre qu'à l’intersection des anneaux, sous forme d’une double ligne brusquement interrompue. Ea sous-dorsale est indiquée par un trait noir, horizontal, placé sur le milieu de chaque segment, du troisième au dixième compris. Ce trait noir est accompagné en dessous d’une large tache diagonale de même couleur, de forme et de grandeur variables, selon les individus. Cette tache, vue à une forte loupe, n’est en réalité qu'une réunion de nombreux petits points noirs. La stigmatale, très-étroite, plus claire que le fond, n’est pas toujours bien visible.
Les stigmates sont ellipsoïdes, nullement cerclés et complètement noirs.
La tête, assez forte, globuleuse, est marquée de deux traits noirs. Ces traits partent du sommet de la tête et viennent aboutir, à droite et à gauche, au dessus de chaque mâchoire : celles-ci sont brunes. Les palpes, de longueur moyenne, sont bleuatres. Les pattes écailleuses, également bleuûtres, ont le dernier article brun. A laide d’une bonne loupe on voit ces pattes entourées de nombreux poils très-courts. Les membraneuses, concolores, ont la couronne liserée d'un trait
brun, fin, invisible à l'œil nu. La première paire de trapézoï- Jaux seule est perceptible.
Cette chenille, qui n’a pas encore été figurée, n’était connue que par les quelques mots qu'en a dits Duponchel (*), d’après une note qui lui fut envoyée par M, le comte de Sa porta, lors de la publication de son ouvrage. |
J'ai, l'automne dernier, élevé deux pontes de la Æeliophobus Hispida. Une que je tenais de notre collègue, M. Dardoin, de Marseille, et une autre que j'ai rapportée de l'Ardèche. Les insectes, provenant de ces deux familles, se ressemblaient complètement et ne présentaient pas entre eux de différences appréciables dans la coloration.
La chenille grossit rapidement : elle éclot quinze ou vingt jours après la ponte de l'œuf, et moins de six semaines après, clle se métamorphose.
L'insecte vit à découvert jusqu'après sa troisième mue ; ensuite 1l se cache au pied des Graminées; ce sont les plantes qu'il préfere à toutes les autres,
CHRYSALIDE
Bien que l'insecte parfait ne doive éclore qu’en septembre, la chenille néanmoins se transforme très-vite. Mais préalablement elle construit une coque solidement tissée, formée de grossiers brins de soie et de grains de terre entremêlés. L'intérieur de la coque est lisse , luisant et semble impénétrable à l'humidité,
La chrysalide, qui n’a rien de remarquable dans sa forme, n'est pas très-allongée; elle est d’un marron clair, assez ren-
ilée jusqu'aux anneaux, et, vue à la loupe, se termine par
(D VEp 276.
Heliophobus Hispidu. 185 deux pointes noires assez longues réunies lune et l’autre. La dernière peau de la chenille adhère fortement à cette
pointe.
INSECTE PARFAT.
Envergure :0,029 à 0,031 mill.
Hispida est-elle une Heliophobus plutôt qu'une Episema ? La question ne me parait pas être définitivement résolue.
M. le docteur Boisduval à fait de cette espèce une Æpisema. M. Guenée la considère comme une Æeliophobus.
Rien ne prouve rigoureusement que Hispida appartuenne plutôt à l’un qu'à l’autre de ces deux genres. Cependant puisque la chenille à quelque ressemblance avec celles des Heliophobus, je me range de l'avis de M. Guenée.
Reste à savoir, dira-t-on, ce que peuvent être les larves des Æpisema de M. Guenée, sur lesquelles on n’a pas eu jusqu’à ce jour la moindre notion (!).
Sur un fond brun les quatre lignes transversales des supérieures se détachent en gris blanchâtre. La réniforme et le liseré qui précèdent la frange, d'un blanc jaunûtre, se détachent nettement.
Les ailes inférieures, blanchâtres, sont lavées de ferrugineux au bord terminal. Chez la femelle, la teinte fuligineuse des inférieures a envahi toute leur surface. Les antennes du mâle, presque égales en largeur, de la base au sommet, sont fortement pectinées. Celles de la femelle sont plus courtes,
srèles et filiformes.
(‘) Quand donc la chenille de la Episema Trimacula, W.-V. sera-t-elle découverte ? Je dirai, si cela peut intéresser MM. les Lépidoptéristes, que depuis plusieurs années, je cherche, en toutes saisons, cette larve avec une extrême persistance dans une localité restreinte où, en octobre, l’insecte parfait éclot par centaines. Je n'ai point encore réussi à rencontrer, soit le jour soit la nuit, une seule de ces mystérieuses chenilles.
Cette Noctuelle, rencontrée pour la première fois en Provence , à élé depuis retrouvée très-abondamment dans tout le midi de la France.
Sans descendre bien bas le Rhône, on rencontre fréquemment l’insecte parfait à Celles-les-Bains (Ardèche) où, le soir, on le voit butiner sur les Bruyères en fleurs. Bien souvent on le trouve, la nuit, dans les lieux incultes, accroché aux tiges sèches des Brômes.
Hispida n’a qu'une seule génération par an.
Donzel, dans ses notes manuscrites laissées à la Société Linnéenne de Lyon, dit que cette Heliophobus a été trouvée à Rive-de-Gier (Loire).
Aporophylia Australis.
Bdv. Ind. meth. Add. p. 6. — Gn. 920. — Ramb. Ann. Soc. ent. de Fr. p. 291, pl. 9 — Gn. Ind. 246 — Frey. IT, pl. 209. — Dup. Sup. IT, p. 391, pl. 55 — Herr.- Sch. 159, 160. -— Gn. Spec. 240.
(Planche 2, fig. 4 à 8.)
Une femelle d'Æustralis prise dans l'Ardèche vers la fin de, septembre 1860, me pondit des œufs qui sont éclos dix-huit ou vingt jours après. La jeune chenille, d’un vert blanchätre d'abord, devient, après sa première mue, d’un beau vert chur, couleur qu'elle conserve jusqu’à sa métamorphose ; seulement les lignes se dessinent davantage à mesure que l'insecte grossit.
Après la deuxième mue, la stigmatale, blanche, ombrée de
Aporophyla Æustralis, 187 carmin en dessus, est seule visible. La troisième mue survient, qui nous montre cette larve avec les lignes vasculaire et sous-dorsale teintées de carminé plus ou moins obscur. Elles sont toutes deux largement interrompues. Sur chaque anneau une tache blanche et lozangée occupe le milieu de la première de ces lignes. La stigmatale est ce qu'elle était précédemment. |
Arrivée à toute sa taille, cette chenille est remarquable par la vivacité de ses couleurs. À la voir alors, elle ressemble plutôt à une larve vivant à découvert, à la manière des Ieliothis ou des Cucullia dont elle paraît avoir emprunté la brillante parure, qu'a une chenille qui se tient soigneusement cachée pendant le jour et qui ne mange que la nuit. Lorsque, dis-je, cette larve a atteint son entier développement, elle est forte, complètement cylindrique, avec les lignes vasculaire et sous-dorsale interrompues, étroites, d’un vineux foncé. La stigmatale est fine, continue et blanche. L'espace compris entre cette dernière ligne et la sous-dorsale, se montre sous l'aspect d'une large bande vineuse , formée par la réunion de nombreux atomes foncés,
Les stigmates sont blancs, relativement gros et cerclés de noir.
Le ventre, vert, conserve la couleur du fond de l'insecte ; il est sans lignes.
Le dos est marqué sur chaque segment d'une tache en forme de <, d'un pourpre obscur, dont la pointe se dirige du côté de la tête. Celle-ci, assez forte, est concolore. Les pattes sont vertes. La couronne des ventrales est légèrement vineuse.
J'ai nourri la chenille d’'Australis avec plusieurs espèces de Graminées et l'ai toujours trouvée dans le Var sur des plantes de ceite famille, ou sur des Carex. M. le docteur Rambur, qui Fa observée le premier, nous dit qu'elle vit sur
les Chicoracées et l#sphodelus microcarpus (*). J'ai vainement cherché moi-même cette espèce sur ces plantes; tandis que dans le voisinage des Æsphodelus ramosus Virz. et microcarpus Lois., je la trouvais abondamment sur les Ægrostis canina el spica-venti, les Carex divulsa, humilis, etc.
Cet insecte, qui est d’une éducation facile, en hberté, se
cache sous les pierres pendant le jour.
CnRYSALIDE.
Pour se métamorphoser la chenille choisit une épaisse touffe de Graminées, se place au centre des racines les plus serrées, parmi lesquelles on a grand’peine à la trouver, et se transforme quinze ou vingt jours après.
La nymphe, sans aspérités, assez longue, renflée au centre, a le dernier anneau coupé presque carrément. Les deux segments terminaux, dont on n’apercoit l'incision qu’à la loupe, semblent soudés ensemble. Cette nymphe se termine par une pointe unique, courte, forte et noire. Elle est généralement rougeâtre et lavée d'une teinte vert glauque sur l’emplacement des ailes.
Les antennes de l'insecte, sa u'ompe et ses yeux se disünguent sous l'enveloppe qui les recouvre.
La chrysalide éclot en septembre.
INSECTE PARFAIT
Envergure : 0,044 à 0,046 mill.
Australis, considérée primitivement par M. Rambur et par M. Boisduval comme une Xylina, rapportée par le dernier
Le
(1) Annales de la Société entomologique de France. Séance du 18 avril 1832.
Aporophyla Æustralis. 189 de ces naturalistes dans son genre Hadena (*), fut le type d'un genre nouveau créé depuis par Duponchel sous le nom de Eriga (?). Enfin Zustralis fut mise par M. Guenée au nombre de ses Æ/porophyla (*).
Les ailes supérieures, étroites, presque rectangulaires, sont, en dessus, d’un gris violatre mélé de noir et de blanc ; teinte qui s’éclaircit en se rapprochant du bord interne.
La tache réniforme est seule bien visible.
Les lignes médianes sont blanches, profondément dentées et se réunissent inférieurement. Le trait ou ligne basilaire, n'est bien écrit en noir que sur les sujets teintés de brun. Ces dessins, très-nombreux, paraissent confus au premier abord; vus de près, ils sont distincts les uns des autres et toujours conslianis.
Les ailes inférieures sont d’un blanc pur. Chez les femelles, elles sont lavées de brun au bord subterminal, et ont aussi les nervures bien marquées en brun.
Les antennes du male sont épaisses et demi-pectinées. Le thorax, carré, est de la couleur des ailes, a vec les ptérygodes plus ou moins blanchatres.
Cette Noctuelle n’a qu'une seule génération; on la prend la nuit au vol, ou sur les fleurs, dans le calice desquelles elle vient butiner.
Australis n’éclot pas en novembre, ainsi qu'on le croit,ou cela n'arrive que fortuitement. Je l'ai toujours capturée dans le courant de septembre ou d'octobre. Les individus que j'ai obtenus à Lyon , ex larva, sont éclos vers la fin de septembre.
(1) Index methodicus p, 447.
(?} Catalogue des Lépidoptères d'Europe, p. 162, (%) Species général des Lépidoptères V, p. 451.
La femelle pond facilement en captivité.
Cette espèce, primitivement découverte en Provence, appartient aussi à la Corse, à la Sicile, à l'Italie, au département de l'Ardèche, etc. Eîle n’a jamais été prise dans le Lyonnais.
Australis fait encore partie de la faune d'Angleterre, où elle est fort rare. La race anglaise s'éloigne du type par la coloration prononcée des ailes supérieures. Considérée comme nouvelle par M. Curtis, elle a été publiée par ce savant sous le nom de Pascuea.
Eupithecia Globulariata, Mir. (Species nova).
(Planche 3, fig. 1 à 7.)
Courte, atténuée aux deux extrémités, renflée à parur du sixième jusqu'au dixième anneau, fortement carénée sur les côtés dans toute sa longueur.
Les lignes ordinaires sont assez bien écrites : la vasculaire est fine, continue. Les sous-dorsale et stigmatale, également fines et continues, sont brun-clair. L'espace compris entre la sous-dorsale et la stigmatale est d’une teinte plus sombre que la région dorsale.
Les stigmates, qu'on voit à peine à l’aide d'une forte loupe, n'ont paru blancs; ils sont cerclés de brun.
Le ventre, d’un carné obscur, ne présente pas de lignes.
Le dos de linsecte est marqué sur les anneaux du milieu (du quatrième au neuvième) d’une tache sagittée, triangulaire, dont la pointe principale est tournée en avant.
La tête, petite, globuleuse, rétractile, est d'un testacé rou-
seatre.
Eupithecia Globulariata. 191
Les dix pattes sont concolores.
Cette chenille varie beaucoup. Les individus d’un vineux carminé, qui sont les plüs nombreux, représentent le type. Cependant l’insecte passe quelquefois au brun, au bleuâtre, d’autres fois au vert plus ou moins clair, au jaune, et même au blanc mat.
J'ai rencontré cette espèce en certaine quantité dans les garigues des environs d’Hyères, de Toulon et de Marseille, sur la Globuluria Alypum L, arbuste élégant, toujours vert, dont les feuilles dures, alternées et lancéolées, ressemblent à celles du Myrthe. La chenille vit parmi les fleurs de cette plante, réunies en tête à l'extrémité des rameaux ; elle semble ne manger que la nuit.
C'est du dix au quinze décembre que j'ai recueilli ces chenilles.
Je suppose que Globulariata a plusieurs générations par an. Elle ne vit pas exclusivement sur la Globularia Alypum, et l’époque de lapparition de la chenille semble varier et coïncider avec Îa floraison des plantes dont elle se nourrit. En effet, en mars dernier on m'envoyait du Var plusieurs chenilles de ma Globulariata wouvées sur le Romarin officinal, alors en pleine floraison (). Les insectes parfaits provenant de cet envoi étaient identiques à ceux de la Globulaire.
CHRYSALIDE
Dés la fin de décembre, toutes mes chenilles avaient disparu sous la mousse pour y former leur chrysalide.
a Un me, 9 ON SONT RSR
() Ne pourrait-on supposer encore que les chenilles de Globulariata, qui vivent en mars, sont une première génération de l'insecte, dont toutes les phases se seraient développées en moins de trois mois?
Avant sa lransformation linsecte avait construit une petite coque formée de soie, de grains de terre et assez solidement tissée.
La chrysalide est conico-cylindrique et relativement longue. Elle est rougeître, avec l'enveloppe des ailes d’un jaune vif.
Les petites Phalénites ont commencé à éclore vers le milieu de janvier. Dès la fin du mois, toutes étaient écloses.
ÉNSECTE PARFAIT.
Envergure : 0,019 à 0,020 mull.
Les ailes supérieures , oblongues et prolongées à lapex , sont d'un gris testacé très-faiblement lavé de ferrugineux dans le voisinage de la frange.
Les lignes basilaire et médiane sont oblongues, concaves, et ne présentent Jamais ou presque Jamais d'angle extérieur: La coudée, plus droite que celle qui la précède, est suivie d’une ligne blanchätre, partagée par un liseré très-fin et conünu. À cette coudée sont appuyées intérieurement de nombreuses taches nervurales, petites, cunéiformes, noires, visiblement écrites. La subterminale , plus ou moins festonnée, blanchätre, précède un liseré noir, interrompu, qui, luimême, précède la frange; celle-ci est entrecoupée de brun.
Les secondes ailes, de couleur semblable à celle des premières, n'ont de remarquable que la ligne transversale plus claire que le fond et coupée finement par un liseré brun. Cette ligne fait suite à la coudée des ailes supérieures. Le point discoïdal est en outre assez visiblement accusé.
Le dessous des ailes est d'un gris-brun, avec la ligne blanchâtre qui suit la coudée, assez bien écrite. Il existe des iraces de lignes transverses, et le point discoïdal est distinct sur les quatre ailes.
Eupithecia Globulariata. 193
Globulariata, qui ne varie pas (*), est très-voisine de Pumilata Hs. ; elle s’en distingue par les caractères suivants que l'on retrouve toujours.
Toutes les lignes transversales, notamment la basilaire, sont plus arrondies que chez sa voisine Pumilata. La Globulariatæ a les ailes plus lancéolées, plus aiguës à l'apex; elles sont invariablement d'un gris-testacé, tandis que celles de sa voisine sont toujours lavées de rougeätre plus où moins vif. De plus Pumilata a toutes les lignes oblitérées en dessous; les inférieures seules possèdent le point discoïdal.
C'est sur une quinzaine d'individus mâles et femelles , obtenus ex larva , que je fais ma description; je les compare à un assez bon nombre de sujets -de l'espèce congénère la plus voisine, la Pumilata Hs., dont je possède plusieurs individus de provenances diverses , notamment un exemplaire recu de M. Guenée.
En nommant Globulariata cette nouvelle £Eupithecia, j'ai voulu désigner la plante qui nourrit sa chenille.
Eupith. Globulariata devant trouver place immédiatement après la Pumilata He. des Phalénites du Species Guenée, portera le numéro 1470{bis).
Pierophorus Piagiodactylus, F-R.
Zell. Is. p. 378. — Herr-Sch. pl. 4, fig. 22. (Planche 3, fig. 8 à 12.)
- Presque cylindrique, s'amincissant d’une maniere insensible de la tête au dernier anneau. Le premier segment est
EP
(t) La Phalénite est aussi constante que sa chenille l’est peu. TOME viu. — Annales de la Société Linnéenne. 13
visiblement moins élevé que les deuxième et troisième. Cette chenille est d'un vert obscur sur le dos et les flancs, et passe au vert glauque en dessous,
La vasculaire, large, continue, est de couleur vineuse. La stigmatale, d'un vert à peine plus clair que le fond, est étroite et ondulée. La villosité blanchätre , abondante ct assez longue, dont est recouvert l’insecte, ne permet pas de distinguer les stigmates, même à l’aide d’une bonne loupe.
Le ventre ne présente pas de lignes.
La tête est petite, globuleuse, rétractile, d’un testacé jaunâtre, et maculée au sommet de nombreux points noirs invisibles à l'œil nu.
Les pattes écailleuses sont noires; les autres sont concolores.
Cette petite chenille, d’une lenteur excessive, vit à découvert, dans les lieux incultes des environs d'Hyères, sur la Globularia alypum L. Je l'ai trouvée abondamment en décembre sur cette plante, dont elle dévore seulement la fleur. Elle s'est métamorphosée au commencement de janvier et, quatre ou cinq semaines après, elle donnait son insecte parfait.
Pour se chrysalider la chenille de Plagiodactylus, à limitation du plus grand nombre de ses congénères, se fixe, la tête en bas, à une tige de plante. Trois ou quatre jours après, la nymphe est formée. Celle-ci, cylindrico-conique, passablement allongée, est brune et recouverte de poils nombreux.
INSECTE PARFAIT
Envergure : 0,021 à 0,023 mill.
Les ailes supérieures, faiblement falquées, sont divisées en deux parties depuis leur extrémité jusqu'au tiers environ de .
Pterophorus Plagiodactylus. 195
leur étendue. Elles sont rougeñtres, ombrées de brun à la côte et finement liserées de blanchâtre à l’apical et au bord des divisions. Il existe un gros point à l’origine de l’échancrure, oblong, constant, mais qui est, chez certains sujets, divisé en deux. On distingue, en outre, trois ou quatre petits points noirs qui précèdent la frange.
Les ailes inférieures, d’un brun rougeitre, sont partagées en trois divisions qui ont la forme d’une spatule étroite. Les quatre ailes sont garnies de franges concolores assez longues.
Les antennes , le corps et les pattes participent de la couleur des ailes.
L’insecte a plusieurs générations par an. On le voit voler abondamment dans nos environs depuis le commencement de mai jusqu’à la mi-juin ; puis il reparaît en septembre.
Dans le Lyonnais la chenille doit vivre sur d’autres Globularia que l'AÆlypum : cette dernière plante étant essentiellement méridionale.
Plagiodactylus varie peu; cependant les individus obtenus par moi ex larva , dont les chenilles provenaient d'Hyères, sont généralement plus bruns que ceux de nos environs.
Cette espèce, découverte depuis peu d'années, n'avait point encore été observée dans sas premiers états.
Var. A.
IL est important de rectifier une erreur relative à un Ptérophore nouveau de M. Bruand d'Uzelle : Millieridactyla, Bro. (Annales de la Soc. ent. de Fr., 4° série, t. 1%, séance du 9 mai 4860), n’est, selon moi, qu'une variété du Plagiodactylus F.R. En effet, cette aberration ne se distingue du type, dont elle a exactement la coupe, que par une tache brune placée à l’exirémité de la première division de l'aile
supérieure, Cette tache, très-caractéristique, du reste, est
large, oblongue, arrondie du côté externe, entourée de blanchâtre à droite et à gauche, et s'appuie à la costale et au bord interne de la première division de l'aile.
Je crois donc convenable de ne plus considérer Millieridactyla de M. Bruand que comme variété de Plagiodactylus, F. KR.
Cette remarquable aberration appartient à notre faune
lyonnaise.
Papilio Aglaia, Li.
Le Grand-Nacré, Geoff. — A4rgynne Aglaé, God. — Ærgynnis Aglaia, Hub., Bdv., Dup.
(Aberr. F, Mir.)
(Planche 4, fig. 4 et 2.)
Si, parmi les Diurnes, les HMclitæa présentent de nombreuses anomalies, les Æ4rgynnis varient presque autant. Aglaia est peut-être une des moins constantes de tout le genre. Les variétés les plus remarquables de cette espèce sont la Æmilia AcErs., la Garoletta Jeru., la Charlotta Saw. et les deux aberrations de M. Herrich-Schæffer figurées dans ses Suites à Hubner sous les n° 140 et 141.
La variété de Æglaia que je publie aujourd'hui, est incontestablement une des plus belles qui se soient encore vues. Bien qu'un peu plus petite que le n° 141 de M. Schæffer, cette nouvelle variété, que je désignerai par la lettre F, s’en rapproche par la disposition des taches. Voici quels sont du reste les points de dissemblance de ces deux sujets.
Aglaia, var. F., a les ailes supérieures tout aussi enfumées en dessus que chez la var. 1414 du continuateur de Hubner.
Elle n’a, sur ces mêmes ailes, en dessus et en dessous, ni
Papilio Aglaia. 197 la tache discoïdale jaune-orangé, ni les lunules noires. Les inférieures, er dessous, n’ont pas la bordure de gros points nacrés qui d'ordinaire précède la frange. C’est par R encore que ma variété se distingue de toutes les 4glaia qui ont été publiées précédemment.
Les points bleus à reflets métalliques qui forment la seconde bande du n° 140 H.-S., sont, chez la var. F, trèspetits et se confondent avec le fond enfumé de l'aile. Quant aux taches nacrées de la base, elles sont au nombre de trois sur chaque aile. Ces taches, allongées dans le sens des nervures, sont grandes et d’un magnifique éclat.
Cette aberration remarquable, dont je n'ai vu qu'un seul exemplaire, fait partie de la collection Donzel.
Elle a été obtenue d’une chenille provenant du Mont-Pilat (Loire). L'insecte qui devait donner une si intéressante variété de l’Aglaia, n'avait rien, me disait autrefois mon collègue, M. Donzel, qui le distinguât d’autres chenilles de Ia même espèce élevées en même temps.
L’éclosion de cette Argynne date de juin 4825; cependant sa conservation est parfaite.
Hadéna Solieri.
Bdv. Ind. met., 946. — Gn. Ind. 244. — Dup. Sup. I, p. 258, pl. 22, fig. 3. — Herr.-Sch. 152 — Fulturina, Dahl. — Adusta Var. Tr. Bdv. ? — Gn. 783.
(Planche 4, fig. 3 à 5,)
Complètement cylindrique,, assez allongée, avec les lignes ordinaires pas toujours bien visibles. Jeunc, elle est verte :
arrivée à sa troisième mue, elle passe au brun plus ou moins rougeûtre ; elle est alors finement sablée de noir sur le dos et sur les flancs.
La ligne vasculaire est interrompue au sommet de chaque anneau. La sous-dorsale, moins apparente que la précédente ligne , est représentée par autant de chevrons diagonaux qu'il existe de segments. Vus à la loupe, on remarque que ces chevrons sont formés par la réunion d’un grand nombre de points noirs agglomérés. La stigmatale, étroite, continue, se détache à peine en plus clair sur le fond.
Les stigmates, très-éllipsoïdes, sont jaunâtres et cerclés de noir.
Le ventre, gris-bleuâtre, maculé de taches d’un blanc sale, est traversé dans toute sa longueur par une ligne continue, droite, plus ou moins claire qui, certaines fois, est tout-à-fait oblitérée.
La tête est moyenne, rétractile et concolore. Les pattes antérieures, de couleur testacée, sont annelées de blanchätre. Les autres pattes sont concolores.
Cette chenille semble n'être pas rare dans les environs d'Hyères. On la rencontre un peu partout, voire même dans les jardins de l'intérieur de la ville. Je l'ai prise plusieurs fois dans les parterres d'un horticulteur sur les Cyclamen europœum et neapolitanum (*), dont elle ronge les feuilles et trèssouvent les fleurs. Elle ne mange que la nuit et se cache pendant le jour au pied de la plante.
Cette larve, dont la voracité est extrême, et qui s'attaque à plusieurs plantes potagères, est redoutée des jardiniers qui
(#) Depuis lors j'ai retrouvé cette chenille, en janvier et en fèvrier, aux en-
virons de Marseille, sur la Falerianàa tuberosa L. et sur le CAenopodium rubrum L.
Hadena Solieri. 199
s'efforcent de la détruire. Elle éclot dès le mois de novembre, erossit rapidement et parvient à toute sa taille en janvier. L’insecte parfait, qui se montre en septembre, prouve que l'état de chrysalide de cette espèce dure près de neuf mois, Solieri n’a donc qu’une seule génération.
CurYsALIDE.
Ayant disparu en janvier pour se métamorphoser, cet insecte, prévoyant qu'il passera sous son état de nymphe les mois les plus chauds de l’année, s'enfonce profondément dans la terre, et s'y tisse une coque solide formée de soie et de grains de sable.
La chrysalide , de forme tres-simple , est relativement forte, rougeatre, faiblement renflée, avec une pointe unique à l'extrémité abdominale. Cette pointe, assez longue, solide, noire, est un peu relevée de sa base à l'extrémité.
Toutes les Solieri que j'ai obtenues ex larva, ayant paru en automne, je ne pense pas que ce Lépidoptère ait une éclosion en mai, ainsi que l’avancent plusieurs auteurs.
INSECTE PARFAIT
Envergure : 0,038 à 0,040 mill.
La Solieri est toujours un peu plus petite que sa congénère Adusta. Elle a aussi les ailes supérieures plus arrondies à l’apex. Chez les individus éclos récemment, la couleur est le brun noirâtre, teinte qui s’affaiblit par le temps et qui passe au brun testacé. La ligne subterminale ne forme pas le >; les autres dessins sont à peu de chose près ceux de l'Adusta.
Les ailes inférieures de Solieri possèdent un caractère fort
mal écrit le plus souvent, mais qui m'a paru constant chez tous les sujets que j'ai vus. Je veux parler d’une ligne transversale brune, correspondant à la coudée des supérieures. Ce caractère invariable, dont nul auteur n’a parlé, que je sache, n'existe pas chez 4dusta.
M. Guenée, qui considère avec raison celte Hadénide comme espèce séparée, nous apprend dans son Species que Treitchke la regarde comme une simple variété de Adusta, el que le docteur Boisduval, dans son Genera, n’est pas éloigné de partager eet avis (*).
Les insectes parfaits de Solieri et de Adusta peuvent avoir entre eux de grands rapports pour la taille, les dessins et la couleur; mais assurément les chenilles de ces deux espèces ne se ressemblent pas, et paraissent ne pas se nourrir de la même manière.
Le docteur Borkhausen, dans ses Phalènes et Géomètres d'Europe nous dit (V, p. 456) que d’après de précises indications, on sait que la chenille de 4dusta vit sur l'Evonymus vulgaris, et que l’insecte parfait éclot une première fois en juin et juillet, puis une seconde fois à la fin d'août. Ce savant ajoute que la chenille de 4dusta est verte, et qu'elle a sur chaque côté une tache rouge entourée de blanc.
Ainsi, les larves de ces deux Hadénides seraient bien différentes, tant par les caractères de chacune d’elles que par leurs mœurs.
Nul doute ne peut être possible désormais, et, je l'espère, Tl'individualité de Solieri et celle de 4dusta seront définitivement établies.
Hadena Solieri n'habite pas seulement les parties élevées
(1) Pag. 120, 946, Solieri, B. (an var. præcedent. ?)
Hadena Solieri. 201 de la Provence, ainsi que l’a écrit Duponchel (") , puisque la chenille de cette Noctuelle vit fréquemment dans les lieux bas des environs d’Hyères et de Marseille.
L'espèce, qui appartient aussi à la faune sicilienne, fut découverte pour la première fois par M. le capitaine d'artillerie Solier, dont elle porte le nom.
(4) Sup. III, p. 240.
202 EXPLICATION DES PLANCHES
EXPLICATION DES PLANCHES
De la 4me Livraison (1864).
EXPLICATION DES FIGURES
LÉ
Fig. 1. Chenille de Olbiaella ( Mize. ) 24 Id. Id. Var.