DEUXIEME FAMILLE
LES UROPELTIENS.
Toutes les espèces de cette famille ont la plus grande ressemblance entre elles. Il est rare qu’elles dépassent 30 centimètres de longueur et très souvent elles n’en ont pas plus de 20 ou 25. Le corps est toujours cylindrique; la tête qui semble une continuation du tronc et se termine en pointe, est toujours revêtue de plaques bien développées et très régulièrement disposées. Ces plaques sont les mêmes chez toutes les espèces, c’est-à-dire: Une rostrale repliée sur le museau, très pointue et saillante chez quelques genres, émoussée chez les autres; deux nasales, deux préfrontales, deux oculaires cachant les yeux qu'on apercevrait seulement par transparence s'ils n'étaient trahis par une légère proéminence de l’épiderme; une frontale; deux pariétales, Labiales supérieures toujours au nombre de quatre. Les inférieures 3 ou 4. Mentale petite, triangulaire.
Les écailles du tronc sont lisses, courtes, presque hexagones, disposées en un petit nombre (15-21) de rangées longitudinales ; les abdominales ne différent des écailles que par leur largeur qui ne dépasse guère une fois et demie celle des écailles latérales du corps.
Ces Ophidiens par la disposition de leurs yeux qui sont placés sous une plaque plus grande qu’eux, se rapprochent beaucoup des Typhlopiens qui ont ce même caractère; ils s’en éloignent cependant par le développement et les rapports des plaques céphaliques qui ont quelque analogie avec celles des Calamariens auxquels ils ressemblent aussi dans la configuration du tronc. Cette analogie serait d’ailleurs plus frappante si la queue n’était pas si courte et terminée, pour ainsi dire, brusquement; cette dernière partie du corps présente la plus grande variété dans son écaillure et dans la conformation; aussi c’est elle qui a offert aux naturalistes le plus sûr moyen de caractériser les genres et les espèces.
Les traits anatomiques de ces petits vertébrés, qui ont été d’abord étudiés avec soin par J. Müller (1), nous révèlent une organisation bien supérieure à celle des Typhlopiens. Pour nous arrêter à l’appareil dentaire, nous ferons remarquer que les dents sont également implantées dans les deux mâchoires et que leur nombre est déjà considérable si on le compare au petit nombre de ceux qui garnissent le palais des Typhlopiens. Chez les Uropeltiens on peut observer la présence des os palatinaux, dépourvus de dents, il est vrai, mais parfaitement développés ; de ce côté les différences entre les Calamariens et les Uropeltiens tendent à disparaître, surtout par le genre Oligodon qui n’a pas de dents sur les os palatinaux et ptérigoïdiens.
Cette famille a été déjà reconnue par Müller, qui dans ses
(1) Beïträge zur Anatomie und Naturgeschichte der Amphibien, dans: Zeitschrift für Physiologie von Tiedemann und Treviranus. Vol. IV. p. 192.
Beiträge donna le nom d’Uropeltacea à ce groupe de serpents qui se composait alors de deux genres seulement : Uropeltis Cuv. et Ehinophis Hempr. Schlegel les croyait plus voisins des Typhlops qu’ils ne le sont véritablement et en fit le sous-genre Pseudo-typhlops. Duméril et Bibron et tous les erpétologistes récents conservèrent cette famille dans les limites assignées par Müller.
On connaît très peu les habitudes et les moeurs de ces Ophidiens; ce sont peut-être des animaux tout-à-fait fouisseurs, se nourrissant de larves et de vers, et peu différents sous ce rapport des Typhlopiens et des Tortriciens, qui, eux aussi, ont une bouche très petite et la mâchoire inférieure peu mobile à cause de l’extrème brièveté des os mastoïdiens et intra-articulaires.
Toutes les espèces connues de cette famille habitent les Indes Orientales, l’île de Ceylan et les Philippines.
Tableau dichotomique des genres.
Bout de la queue revêtu d’une plaque cornée hérissée de petites épines. . . 10 Bout de la queue revêtu d'écailles bi-tricaréntes. su no. 2 19-21 Rangées d’écailles. . . . . . I. Uropeltis. FWRangées/d'écalles Gt .0Ne 0 RE TT Phinophis. Livhanpées (d'écaillest ft ir Annee ee TTmiColoburus. lartRansées d'écaileshokhos net 5 1VPlectrarus: