II. PSEUDOERYX Jan
Arch. für Naturg. 1862 v. I p. 242.
Charina Gray Cat. of the Snakes of the B. M. p. 115.
Caractères. Rostrale aussi large que haute, presque triangulaire. Internasales deux, de moyenne grandeur, suivies de deux paires de préfrontales. Frontale a huit pans, plus large que longue, suivie de deux plaques qui, seules représentent les pariétales. Nasale grande, divisée en deux parties inégales dont l’antérieure
est plus petite. Frénale à six pans, pas plus haute que large. Préoculaire très haute, rétrécie en bas. Suroculaire petite. Post-
oculaires très petites, au nombre de trois. Rézion temporale occupée par des écailles de même forme que celles du corps. Labiales supérieures 9-19 ; les 4 et 5° ou bien les 4°, 5° et 6° à contact de l’oeil. Mentale très courte, triangulaire, Labiales inérieures 10-11. Sillon gulaire passant par quatre paires d’écailles, dont les premières, plus grandes, peuvent seules être considérées comme des intermaxillaires.
Rangées d’écailles 39. Anale entière. Sous-caudales la plupart simples, un petit nombre doubles.
1. P. Bottae (Tortrix) Biainv. Nouv. Ann. du Muséum 1835 t. IV p. 289. (Icon. livr. 8 pl. II f. 1. Les figures que je donne sont faites d’après l'individu type que l’on conserve au Musée de Paris, pris en Californie par Botta. Malheureusement il n'existe de cet individu que la peau ça et là fort endommagée: la tête est cependant assez bien conservée pour que l’on puisse relever touts les détails de l’écaillure ; la queue, au contraire, paraît tronquée à l'extrémité. La coloration paraît être un brun uniforme tournant au brun-rouge en dessous. Longueur totale 57", tête 1" 8”, queue 6". Plaques abdominales 202, sous-caudales à peu près 30. F4
Ce serait ici la place d’une espèce fort remarquable, de la tribu des Érycides, décrite par M. J. E. Gray dans les Proceedings of the Zool. Society of London, 1858, p. 154, sous le nom de Calabaria fusea et provenant du Vieux Calabar (Afrique occidentale) et de l’île de Fernando Po. Cette espèce, que je n'ai pas êté à même d'examiner, s’éloignerait surtout du genre Pseudoeryæ en ce que la plaque frontale irait jusqu’à toucher les yeux et serait suivie par une plaque impaire ou pariétale. À en juger par la figure très bien dessinée qu’en donne M Gray (loc. eit. pl. Reptilia XIV) il y aurait seulement deux postoculaires et hait labiales supérieures dont la 4° seule à contact de l’oeil.
Très voisin dela Calubaria fusca est l'Eryx Reinhardtii, con-
‘ servé au Musée de Berlin et décrit par M. H. Schlegel dans Îes Bijdragen tot de dierkunde witgeg. door het k. Zvol. genootschap Natura arts magistra 3. Aflev. 1851, pour lequel Peters a déjà proposé le nom générique Rhoptura (Monatsber. der berl. Akad. 1858 p. 340) à cause de la forme particulière de la queue. M” Günther (Cat. of colubrine Snakes inthe B. M. p. 280) est inclin,, à penser que la Calabaria et l'Eryx Reinhardti soient la même ; espèce. Sans me prononcer sur la question je mentionne ces serpents parceque il sont les rares représentants des Érycides à plaques surcéphaliques développées que possède l'Afrique. Les autres espèces de ce petit groupe nous viennent de l’Amérique (Plastoseryx, Pseudoeryx, Wenona).
III WENONA BAIRD ET GIRARD | Cat. of N. Amer. Rept. I p. 139.
Caractères. Rostrale grande, presque aussi haute que large à sommet triangulaire. Nasales divisées par le sillon des narines, se touchant derrière la rostrale. Internasales nulles. Préfrontales quatre symétriques, celles de la seconde paire séparées (dans l'individu figuré) par une petite plaque impaire. Frontale de moyenne grandeur, à contours peu réguliers, suivie de quelques plaques irrégulières, vestige des pariétales. Frénale divisée en deux plaques irrégulières. Oeil cerné par 7:9 petites plaques. Région temporale occupée par des écailles de même forme que celles du corps. Labiales supérieures 11, dont la 4°, 5° et 6° a contact du cercle orbital. Plaque mentonnière triangulaire, très courte. Labiales inférieures 11-12. Sillon gulaire passant par 4 paires de plaques dont les deux premières, plus grandes, peuvent être considérées comme des intermaxillaires et les deux autres ne différent presque pas des autres écailles qui couvrent la gorge. Rangées longitudinales d’écailles 43-45 à la moitié du corps; les
deux rangées de chaque côté des abdominales plus grandes que les autres. Abdominales, excepté les premières, de grandeur moyenne. Anale entière. Sous-caudales simples.
1. W. plumbea Baird et Girard, Cat. of N. Amer. Rept. I p. 239. (Icon. livr. 3 pl. IL £. 2). Corps cylindrique, d’une teinte plombée ou brune-olivâtre en dessus, blanc-jaunâtre en dessous. Queue presque cylindrique , obtuse, ayant les mêmes couleurs, quoique plus pâles, que celles du tronc. L’individu type d'après lequel ont été faits la description et les figures a été donné au Musée de Milan par celui de Washington; il provient de Puget- Sound, état de l’Oregon. Sa longueur totale est 57", queue 7". Après une série longitudinale de 13 écailles gulaires on compte 192 abdominales et 30 caudales simples.
MM: Baird et Girard font mention, dans leur Catalogue of N. Amer. Reptiles, p. 140, de la Wenona isabella qui offre quelques différences dans la coloration et dans le nombre et la disposition des plaques de la tête. Je regrette de n'avoir pu exzminer cette espèce.