‹ Iconographie générale des ophidiens (volume 2)Chapitre 23 sur 33 · V. ERYX OPre · texte numérisé non relu

V. ERYX OPre

Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 454.

Caractères. Tête et corps épais, museau, obtus. Rostrale va- Ê & ? 3

(1) Les figures rélatives à cette espèce fort remarquable, seront données dans une planche supplémentaire à la famille des Boïdiens.

(2) Entre autres un exemplaire bien conservé du Loxocemus bicolor décrit per Mr Cope dans les Proceed. Acad. Nat. Se. Phiiad. 1861 p. 340. L'inspection de cet individu ne laisse plus de doutes sur son identité avec le Plastoseryx Bronni Jan (voy. p. 65); la seule différence de quelque importance est présentée par la 4° et la 5° labiale supérieure qui touchent à l'oeil tandis que chez l'individu conservé à Heidelberg l'oeil est séparé des labiales par une plaque anomale.

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riable selon les espèces, cependant toujours plus large que haute. Dessus de la tête revêtu d’écailles très petites; les intcrnasales seules sont reconnaissables, quoique très petites et tellement rapprochées des narines qu’on pourrait les prendre pour des plaques nasales. Narine petite, percée entre trois plaques, c’est-à-dire, l’internasale en dessus et deux nasales en dessous. Région frénale occupée par des écailles irrégulières. Oeil cerné par des écailles plus ou moins nombreuses, et touchant ou non aux labiales, ce qui est un bon caractère pour distinguer les espèces. Région temporale revêtue d’écailles régulières semblables à celles du corps. Labiales supérieures 10-13. Mentale à trois, plus souvent à cinq pans, presque aussi longue que large. Labiales inférieures 13-15 dont la grandeur diminue d'avant en arrière. Sillon gulaire, lorsqu'il existe, court. Plaques intermaxillaires nulles. Abdominales peu larges. Anale entière. Crochets très apparents. Souscaudales entières. Écailles lisses ou carénées, courtes, obtuses, en 43-59 rangées longitudinales.

1. E. Johnii (Russel) Dum, Bibr. Erp. gén. VI p. 458 (Icon. livr. 4° pl. I £. 1). Corps cylindrique, un peu déprimé en dessous, presque partout de la même grosseur depuis les yeux jusqu’à la moitié de la queue. Celle-ci chez la plupart des individus conservés dans Îles collections est mutilée, parceque les jongieurs indiens ont l'habitude d’en couper le bout et d’y pratiquer même une entaille transversale, pour faire croire à l'existence de deux têtes opposées aux extrémités du corps. La figure de notre planche représente un individu mutiié de la sorte. La couleur de cette espèce est le plus souvent, chez les individus plongés depuis quelque temps dans la liqueur conservatrice, un brun roussâtre, très uniforme partout; chez les jeunes surtout on voit cependant des taches plus ou moins distinctes à la partie postérieure du corps.

La plaque rostrale est très développée et offre une saillie considérable en avant qui forme le contour du museau. Les internasales se touchent l’une l'autre et sont suivies de deux plaques

peu régulières après lesquelles on n’aperçoit que des écailles irrégulières. Yeux cernés par 9-10 écailles, dont les plus rapprochées du bord de la bouche, sont séparées des labiales par une rangée d'écailles. Labiales supérieures 10-11; la deuxième est la plus grande et la 4° et 5° sont placées sous les yeux. Labiales inférieures 15-16. Mentale petite. Sillon gulaire très court. On compte à la moitié du corps jusqu’à 59 rangées d'écailles. Longueur totale 82"; queue (mutilée) 9°. Abduminales 204, sous-caudales 34.

2, E. jaculus (Anguis jaculus Linn.) Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 463 (Icon. livr. 4° pl. Il). Rostrale basse, proëéminente, à cinq pans, sans compter l’échancrure qui donne passage à la langue; internasales petites; quelquefois suivies de deux petites plaques. Oeil cerné par 9-10 écailles dont deux touchent à la 5° et 6° labiale. Labiales supérieures 11. Labiales inférieures 12-14. Écailles relevées au milieu, surtout celles de la partie postérieure et formant jusqu’à 50 rangées longitudinales.

C’est l’espèce plus repandue dans les collections; elle provient de l'Égypte, de la Crimée, de la Tartarie et de la Perse et offre des variété de couleur selon sa provenance. Les plus remarquables sont celle de l'Egypte (pl. cit. f. 1) dont la teinte brune du des est interrompue par des lacunes on taches irrégulières d’un blanc sale ou jaunâtre et les flancs sont parsémés de taches noiïrâtres; la variété que j'ai nommée sennaariensis (pl. cit. f. 2) sans taches et dont chaque écaille a un bord brun de plus en plus étendu depuis les flancs jusqu’au dos. Celle rapportée des environs de Teheran par l’illustre voyageur, le marquis Jacques Doria, qui à bien eu l’obligeance de l'envoyer pour l'inspection; le fond de la coloration est un brun chamoïis, avec des taches noires formées par des vergetures longitudinales rapprochées et nombreuses sur le dos, en petit nombre ou isolées sur les flancs et sur la queue. Chez les deux individus que j'ai examinés (1) l'oeil est cerné par

(4) L'un est déposé au Musée de Turin, l’autre au Musée Doria a Gênes.

onze écailles dont deux touchent à la 6° et 7° labiale, La plaque rostrale a son bout supérieur un peu prolongé entre les internasales ; enfin j'ai trouvé seulement 45 rangées longitudinales d’écailles. Quant aux autres caractères tirés de l’écaillure, la variété teherana ne diflére en rien du type égyptien, M." Doria a remarqué que ce reptile est employé en Perse au même usage que la chouette, pour appeler les oiseaux.

3. E. thebaicus Geoffr. St. Hilaire. Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 468 (Icon. livr. 4° pl. 1 f. 2). Diffère de l’espéce précédente par la rostrale qui a deux échancrures très prononcées en dessus ; les internasales très petites, séparées par une écaille; les narines percées entre l’internasale, une plaque nasale et deux écailles latérales fort petites ; l’oeil cerné par 12 écailles, toujours séparées des labiales ; les labiales supérieures, au nombre de 15, les inférieures de 14, 15; par l’absence du sillon gulaire ; enfin par .les écailles en 51-53 rangées longitudinales.

Le dessus du corps est brun, avec des lignes ondulées ou en zig-zag, blanchâtres ; le dessous est également d’un blanc presque pur. L’individu dessiné, de la collection du Musée de Milan, provient de l'Égypte, ainsi que les types conservés à Paris. Voici la longueur et le nombre des abdominales et caudales des deux individus que renferme le Musée de Milan:

Longueur totale Us) 56 —— . de la tête 2° 1981 —— de la queue Di 3

Abdominales 193 194

Caudales 21 19

4. E. conicus (Boa conica Schneid.) Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 470. (Icon. livr. 4 pi. If). Plaque rostrale plus petite que chez aucune des espèces congénères, à sept pans. Internasales petites. Narines percées entre l’internasale et deux nasales dont la postérieure est fort peu développée. Oeil cerné par 11-13 écailles dont une ou deux à contact des labiales, Labiales supérieures 11-12;

mentale petite, triangulaire; labiales inférieures 15-17. Sillon guluire nul. Écailles avec des carènes de plus en plus fortes depuisla tête jusqu'à la queue et ayant même à la partie postérieure du corps la forme de tubercules, Fête quelque peu distincte du cou; queue très courte, tout-à-fait conique. La couleur de cette espèce est en dessus d’un brun fauve, relevé sur le dos de taches rhomboidales noirâtres isolé2s ou confluentes en une bande cndulée. Le dessous est blanc. Tous les individus que j'ai vu avaient été pris au Malabar. Le plus grand des individus figurés, communiqué par le Musée de Genève, est long 68" (la queue isolément 4"); on y compte 165 abdominales et 15 caudales.

TRIBU DES BOAEIDES.

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