‹ Iconographie générale des ophidiens (volume 2)Chapitre 3 sur 33 · I. ANOMALEPIS Jan · texte numérisé non relu

I. ANOMALEPIS Jan

AnchN per lt 2001 LM HNES:

Caractères. Rostrale allongée , reployée sur le museau; le dessus de la tête revêtu de plaques assez grandes dont deux antérieures s’appuyent à la rostrale, une moyenne simulant une frontale; et deux latérales qu’on pourrait nommer des suroculaires (1); plaque nasale avec une échancrure d’où part ur sillon qui con-

(1) Il serait aisé de rapporter toutes les plaques céphaliques de l’Anomalepis à celles qu'on voit chez les serpents des autres familles et de les désigner, par conséquent, avec les mêmes noms que celles-là. Chez les autres Typhlopiens, au contraire, les plaques de la tête ont une disposition tout à fait spéciale, qui ne se rencontre que dans cette famille. C’est pourquoi, afin d'éviter toute confusion dans la terminologie, je me sers depuis longtemps des dénominations suivantes: Rostrale la plaque impaire qui du bord de la bouche se dirige et très souvent se reploie sur le bord du museau. Nasales celles qui s'appuient à la rostrale, et dans lesquelles est creusé le trou des narines ; les narines ont toujours uu sillon qui bien des fois fend la nasale en deux parties inégales ; je les envisage, cependant, comme étant une seule plaque que j'appelle de même nasale. Oculaires celles qui cachent les yeux, qu’on n’entrevoit qu’à travers l'épaisseur des téguments; souvent même ces téguments sont tout à fait opaques, d’où il s'ensuit qu'on ne voit pas les yeux; c'est, du reste, ce qui arrive chez tous les Ophidiens lorsqu'ils sont près de changer la peau. Préoculaires les plaques comprises entre l’oculaire et la nasale; fréquemment on n’en voit qu'une seule de chaque côtè, très allongée. Zabiales celles qui constituent le bord de la bouche, sans pouvoir rentrer dans les dénominations précédentes. La tête est revêtue en dessus d'écailles qui diffèrent quelquefois par leur forme de celles qui couvrent le corps mais n'ont que très peu d'importance comme caractères. Elles sont toujours placées sur trois rangs longitudinaux.

duit à la narine; suslabiales 2, dont l'antérieure est plus petite; chacune de ces deux plaques labiales en supporte une autre dont la postérieure est plus petite; celle-ci est en contact avec deux autres plaques dont la postérieure est l’oculaire.

1. A. mexicanus Jan (Icon. livr. 1, pl. V et VI f. 1) L’individu figuré, de la collection du Musée de Milan, est brun rouge, assez clair en dessous; les écailles ont un bord blanc-jaunâtre qui forme un dessin réticulé à la surface du corps.

Longueur totale 13°”, queue 5°. Rangées d’écailles longitudinales 22.

Cette espèce remarquable est originaire du Mexique.

II TYPHLOPS (SCHNEID.) Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 279.

Caractères. Rostrale toujours très développée et montant à la partie supérieure du museau. Nasales verticales , divisées ou non par le sillon de la narine. Préoculaires assez développées excepté dans les espèces 1 et 2 qui en sont dépourvues. Oculaires presque toujours plus grandes que les préoculaires. Labiales supérieures 4, rarement 3, dont l’antérieure est la plus petite.

À. Sans plaques préoculaires.

(T'yphlina)

22 Séries d'écailles.

I T. lineatus (Reinw.) (Icon. livr. 1 pl. V et VI f. 9) Schleg. Abbild. Amph. p, 39 pl. 32. Pilidion lineatum Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 259. Plaque oculaire en contact avec la nasale; rostrale très développée; narines ouvertes à la partie inférieure de la nasale, avec un sillon qui surpasse un peu en avant la narine elle même sans arriver à la rostrale, et touchant en bas la première labiale. On ne voit les yeux qu’en ôtant l’épiderme qui les cache; ils pa-

raissent alors comme deux petits points noirs très voisins des plaques nasales. Labiales supérieures 4. Couleur jaunâtre, à l’exception des deux côtés de chaque écaille du dos qui portent une tache brune; il en resulte que toute la partie supérieure du corps est finement rayée de brun et de jaune pâle.

L’exemplaire figuré, rapporté de Java, fait partie de la coliection du Musée de Leyde. Sa longueur totale est de 25”, queue 5’. ** 18 Séries d’écailles.

2.T. melanocephalus (Dum. Bibr.) (Icon. livr. 1 pl. V et VI, f. 8) Cathetorhinus — Dum. Bibr. Erp. gén. Vip. 271. Plaque oculaire en contact avec la nasale; sillon de la narine aboutissant à la deuxième labiale; yeux visibles dans le coin supérieur des oculaires. Labiales supérieures 4. Couleur brune uniforme moins foncée à la partie inférieure du corps. Tête noire.

L’échantillon unique de cette espèce, provenant du voyage de Péron et Lesueur, m'a été communiqué par le Musée de Paris. Longueur totale 18”, queue 5 ”.

B Avec plaques préoculaires AA Museau arrondi, plaque rostrale pas saillante. (Diaphorotyphlops)

a. Plaque oculaire ne touchant pas aux labiales; une seule préoculaire.

3. T. disparilis Jan. (Icon. livr. I pl. V f. 9) Plaque nasale divisée par le sillon des narines qui vient aboutir à la 2.° labiale; préoculaire assez large dans sa partie moyenne; oculaire petite superposée à une plaque qui touche à la 3.° et à la 4° labiale.

Je ne connais pas la patrie de ce Typhlopien que l’on conserve dans la collection du Musée de Milan. Il est très décoloré à cause du long séjour dans l'esprit de vin; peut être était-il d’un brun clair, très uniforme. Longueur totale 30”, queue 4

b. Plaque oculaire en contact avec la 4.° labiale;

deux préoculaires.

4, T. mirus Jan (Icon. livr. I pl. V. f. 8) Le sillon de la narine, qui sépare la nasale en deux plaques, aboutit à la 2.° labiale:

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