‹ Iconographie générale des ophidiens (volume 2)Chapitre 31 sur 33 · XVI. EPICRATES War · texte numérisé non relu

XVI. EPICRATES War

Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 552.

Caractères. Corps cilindrique ou à dos d’âne peu comprimé. Museau arrondi. Rostrale à six pans pas plus haute que large. Nasales séparées par deux internasales. Une ou deux paires de plaques préfrontales. Frontale nulle. Une paire de suroculaires. Occiput couvert d’écailles irrégulières. Nasales divisées en deux parties inégales. Une frénale, Une eu deux préoculaires. Quatre postoculaires. Écailles temporales peu différentes de celles du corps. Labiales supérieures 12-14, la 6° et 7°, ou la 7° et 8° sous l’œil ou à contact avec lui, 7-8 labiales supérieures avec des fossettes. Derrière chaque œil est une impression ou enfoncement des labiales et des écailles temporales inférieures. Mentale courte, trian-

gulaire. Labiales inférieures 13-15 la plupart avec des fossettes. Sillon gulaire bordé par 4-5 paires d’écailles un peu plus grandes que les autres. Anale entière. Caudales simples. 45.61 Rangées longitudinales d’écailles lisses, lancéolées,

1. E. angulifer Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 560. Cette espèce, bien distincte des ses congénères à cause de sa coloration l’est encore davantage par son écaillure céphalique ; en effet aucune labiale ne touche à l'oeil, tandis que chez les autres ÆEpicrates l'oeil est toujours à contact de deux labiales. Les suroculaires sont plus développées que chez les deux autres espèces et le nombre des rangées d’écailles (51-66) est de même supérieur à celui offert par les Æ, cenchris et cupreus. Il y a 13-14 labiales superieures, dont les trois premières plus hautes que les autres ; la 7° et la 8° placées sous l'œil.

L'individu figuré est un de ceux conservés au Musée de Paris, qui nous l’a envoyé pour la comparaison avec celui que possède notre Musée milanais. Ses couleurs sont une teinte isabelle en dessus avec des taches anguleuses, en zig-zag, irrégulières d’un brunrougêatre, et un jaune, plus foncé par places et mêlé à du brun en dessous. L’île de Cuba est la patrie de tous les individus dont nous connaissons avec certitude la provenance. Nous faisons suivre ici les mesures et le nombre des plaques ventrales et caudales de deux exemplaires de moyenne taille.

Paris Milan

Longueur totale 9F 1 86" —— de la queue Dit 26" Abdominales 281 282 Sous-caudales 49 79

2. E. cenchris (Linn.) Dum. Bibr. Erp. gén. VIp. 555. Boa cenchria Schleg. Ess. IT p. 385. (Icon. livr. 8° pl. 1). Des suroculaires, souvent très petites presque confondues avec les écailles environnantes, treize labiales supérieures dont la 7° et la 8° à contact de l'œil, et la 2° seulement plus haute que les autres;

49-45 rangées d’écailles, sont les différences principales qui détachent cette espèce de la précédente. On doit ajouter encore les dessins qui ornent le dos et les flancs de l'animal et font tout-desuite reconnaître l’Æ, cenchris. Cette espèce provient de Surinam, de la Guyane et de diverses parties du Brésil. Notre planche représente deux jeunes individus appartenants à deux variétés différentes et conservés au Musée de Milan. Les détails ont été dessinés d’après un individu communiqué par le Musée de Tubingue. Voici les dimensions de quelques individus que renferme la collection du Musée de Milan.

Longueur totale 1' 74! 59" 53" —— de la tête 6” 2» 9 91:

—— de le queue 20" A g" A! ç"

Le nombre des abdominales varie entre 223 et 255; de même celui des sous-caudales entre 28-64.

3. E. cupreus (£picarsius) Fischer, Abhandl. aus d. Geb. d. Naturg. Hamb. Bd. 3, 1856 p. 96 (Icon. livr. 7 pl. I). Tête allongée, peu large en arrière. Dos caréné. Suroculaires moyennes bien distinctes des écailles environnantes. Préoculaires très grandes. 2-4 Postoculaires. 12 Supérolabiales ; la 2°, la 6° et la 7° sont les plus hautes; ces dernières touchent constamment à l'œil. 47-49 Rangées d’écailles.

Ce serpent varie beaucoup dans la coloration; la teinte de fond est en dessus d'un brun-rougeâtre a réflets cuivrés; en dessous d’un blanc-jaunâtre. Les flancs sont ornés quelquefois de taches en croissant d’un brun foncé bordées de jaune pâle; tel est le cas de lindividu type (pl. cit. f. A) communiqué par le Musée de Hambourg et provenant de Puerto Cabello. Chez un individu conservé au Musée de Pise (var. ocellata, pl. cit. £. B.) le dos est aussi orné de bandes ondulées ou de taches rondes là où les demicercles de droite correspondent à ceux de gauche. Le Musée de Hambourg renferme une autre variété de cette espèce, originaire de Costaricca, chez laquelle les taches manquent complè-

ÿ1 tement. Cette varièté (pl. cit. f. C) a déjà été signalée (1) avec le nom de concolor. Nous croyons utile d'ajouter ici la longueur et le nombre des abdominales ct des sous-caudalés de ces trois individus :

Hambourg Pise

(type) {var. concolor) (var. ocellata) Longueur totale 116" 150" 313" —— de la tête 4" OL 4" —— de la queue 8" NS T0 Ji Abdominales 244 233 235 Sous-caudales 29 57 56

XVII XIPHOSOMA War.

Dun. Bibr. Erp. gén. VI p. 556.

Caractères. Tête déprimée, large en arrière; museau large presque tronqué. Tronc très comprimé. Queue fortement enroulée. Rostrale plus haute que large. Deux paires de plaques à la partie antérieure et supérieure de Ja tête. Tout le reste est revêtu d’écailles irrégulières. Nasales entières ou divisées, contigües ou séparées l’une de l’autre. Narines latérales. Frénales deux, trois, ou remplacées par des écailles nombreuses irrégulières: Oeil entouré par 9-16 écailles ou plaques. Labiales supérieures 12-15, la plupart avec des fossettes ou impressions très profondes. Mentale courte, triangulaire. Labiales inférieures 13-17 dont plusieurs creusées de fossettes. Sillon gulaire long, bordé de nombreuses écailles très petites. Abdominales étroites. Anale entière. Souscaudales simples. 43-63 Rangées d’écailles lisses.

1. X. caninum (Linn.) Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 540. Boa canina Schleg. Ess. IT p. 388. Chrysenis Bates Gray,

(1) Dans l’Elenco sistemalico degli Ofidi descritti e disegnati per l'Iconografia generale, edita dat prof. G. Jan. Milano 1863.

Proceed. Zool. Soc. Lond. 1860 p. 132 pl. Rept. XXIV (Icon. livr, 7 pl. Il). Nasales entières , contigües, se touchant sur le haut du museau par un prolongement du côté antérieur. Deux paires de grandes plaques derrière les nasales: Suroculaires petites. Trois frénales. Oeil cerné par 9-12 plaques, y compris les suroculaires. Labiales supérieures 12, dont dix pourvues de fossettes très profondes ; aucune d'elles ne touche à l’oeil Labiales inférieures 13-15, dont 10-11 pourvues de légères impressions. 63 Rangées d’écailles.

Les adultes ont le dos et les côtés d’un vert changeant ct. tournant au bleu, au rouge, au violet selon le dégré de réfraction de la lumière ; les taches dorsales et le dessous du tronc et de la queue sont d’un jaune pâle. Chez les jeunes individus la couleur prédominante est un jaune orangé et les taches dorsales ont une teinte blanche de lait. C’est sans doute un individu dans cet état qui a servi de type à M. J. E. Gray pour établir son genre Chrysenis.

Les chiffres suivantes ont été prises sur le même individu figuré, conservé au Musée de Milan et provenant de Cayenne. Les détails, au contraire, sont ceux d’un individu plus grand, communiqué par le Musée de Tubingue.

Longueur totale 89"

—— de la tête 4” Largeur de la tête 24 Hauteur du tronc 4' Longueur de la queue 14 Abdominales 198 Sous-caudales 10

2, X. hortulanum (Lino) Dam. Bibr. Erp. gén. VI p. 545, Boa hortuluna Schleg. ss. IT p. 392. (Icon. livr. 7 pl. IID, Rostrale à sommet aigu. Nasales divisées par le sillon des narines, contigües sur le haut du museau. Deux frénales. Une préoculaire bien distincte. Les autres écailles qui cernent l’ocil, au nombre

Ses

de 1415, petites, excepté les inférieures à contact des labiales. Labiales supérieures 15-17 dont 6-7 avec des fossettes.

Varie beaucoup dans la coloration ct la distribution des taches dont le corps est orné. Les dessins des jeunes sont des plus élégants. Nous avons figuré un adulte de la collection du Musée de Milan, long un mètre et 80". Abdominales 299, sous-caudales 128. La couleur de cet individu est un gris foncé, avec des taches d’un brun-noirâtre.

3, X. madagascariense Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 549. (Icon. livr. 7 pl. IV). Corps très comprimé, court. Museau très obtus. Queue très courte. Nasales séparées par une paire d'internasales, suivies de deux plaques simulant des préfrontales, Région frénale occupée par des écailles irrégulières. Oeil entouré par 11-12 écailles. Labiales supérieures 15, la 8 et la 9° à contact de l'oeil. Labiales inférieures 16. Toutes ces labiales ont des impressions ou fossettes plus ou moins profondes. 43 Rangées longitudinales d’écailles. On voit par les figures que nous avons publiées combien cette espèce est sujette à varier dans la coloration. L'individu À appartient au Musée de la ville de Milan, l’autre B au Musée de Paris. Tous les deux sont originaires de Madagascar,

Milan Paris

Longueur totale Doi sat?

—— de la tête DER DE —— de la queue D ASE Abdominales 299 214

Sous-caudales 49 38

TRIBU DES PYTHONIDES.

XVII MORELIA Du. BiBr.

Erp. gen. VI p. 385.

Caractères. Corps presque cylindrique. Rostrale avec deux fossettes. Nasales entières. Narines latérales. Deux internasales courtes, larges à la partie postéricure. Une paire de préfrontales. Vertex et occiput revêtu d’écailles irrégulières. Frénales remplacées par des écailles nombreuses irrégulières. Oeil entouré par 9-11 écailles et à contact de deux ou trois labiales. Labiales supérieures 11, dont les deux premières avec des fossettes, la 6° et la 7° à contact de l'oeil. Labiales inférieures 16-17 dont 6-7 avec des fossettes parallèles au bord de la bouche. Sillon gulaire bordé par 4-5 paires d’écailles. Abdominales grandes, larges. Anale entière. Sous-caudales doubles. 41-47 Rangées d’écailles lisses.

1. M. argus (Klein, Linn.) Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 336. Python Peronii Schleg. Ess. II p. 421. (Icon. livr. 7 pl. V). C’est de la Nouvelle Hollande que nous proviennent les diverses variétés de cette espèce, qu'on aurait tort de vouloir regarder comme des espèces distinctes, car à part des différences , fort tranchées du reste, dans la coloration, elle ne seraient fondées sur aucun caractère de quelque importance, tiré de l’écaillure, que nous avons vu être toujours la même chez tous les individus examinés.

La plus connue de ces variété est celle représentée sur notre planche par la f. A. C’est elle qui a recu le nom d'argus à cause des nombreuses taches rondes, jaunes ou blanchâtres, placées au centre de chaque écaille, et qui rappellent la coloration de la Coronella getulus var. Sayi.

La figure B est la partie antérieure d’une variété très remarquable, conservée au Musée de Leyde, et communiquée par M." le

prof. H. Schlegel qui l’a nommée variegata. Ici les petites ocelles ont disparu et les taches blanches occupent chacune plusieurs écailles à la fois.

Une autre variété pas moins intéressante (pl. cit. f. C) est celle offerte par un individu qui fait partie de la collection erpétologique du Musée de Milan, où elle porte le nom de fasciolata, à motif des bandes transversales irrégulières formées par les deux teintes, l’une blanchâtre, l’autre brune-foncée.

Nous faisons suivre ici les mesures prises sur plusieurs individus, ainsi que le nombre des abdominales et des sous-caudales.

Milan Paris Hambourg Leyde Milan

(adulte f. A) (adulte) (jeune) (adulte) {v. variegata) (v. fasciolata) Longueur totale 1357 168 35" la LAS NONE 13" — de la queue 15 DD A DEN AG (D) TO: qi Abdominales 286 280 304 216 22 298 Sous-caudales 81 81 63 24 17s.62d. 88

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