‹ Iconographie générale des ophidiens (volume 2)Chapitre 5 sur 33 · T. reticulatus (L.) Dum. Bibr. Erp. Gén. VI p · texte numérisé non relu

T. reticulatus (L.) Dum. Bibr. Erp. Gén. VI p

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lumbricalis Schleg. Abbild, Amphib. p. 35 pl. 32 f. 1 -4. (fcon. livr. 4 pl. VI f. 1, À, B, C, D). Rostrale large en dessus, arrondie à l'extrémité supérieure, rétrécie en bas, surtout à la hauteur des narines; nasale échancrée en arrière , avec le sillon qui se prolonge au delà de la narine sans diviser entièrement la plaque ainsi qu’il arrive dans la plupart des espèces de cette famille; yeux placés dans l’angle formé par la préoculaire et la première des écailles surcéphaliques latérales. Labiales supérieures 4, dont la 3° est la plus haute et la 4° la plus longue. Queue conique, très courte, un peu recourbéc en dedans.

Cette espèce, dont je viens d’énoncer les principaux caractères, doit être très commune dans l’Amérique méridionale, surtout au Brésil et à la Guyane, car c’est la plus repandue dans les collections et, par conséquent, a été considérée comme le type du genre auquel elle appartient. Elle est très sujette a varier dans la coloration, car quoique les deux teintes de l'animal soient toujours disposées de sorte que celle du dos embrasse neuf rangs longitudinaux d’écailles et celle du ventre onze rangs seulement ces mêmes teintes changent beaucoup suivant les individus et peut-être selon l’âge. Ainsi dans la variété plus commune (livr, IV pl. VI f. 1 A) le dos est brun olivâtre ou brun marron et le ventre jaunâtre: dans le var. T'roscheli (£. I C) le dos a la même teinte comme dans le variété précedente, mais la région abdominale est couleur d'olive foncée. Très souvent on observe des individus qui ont le dos tout-à-fait noir et le ventre blanc de lait on jaune pâle (var. nigrolactea f. I D.) Quelquefois la séparation des deux teintes n’est pas bien marquée et alors le dos est jaune olivâtre très clair; c’est la variété que j'ai nommée flavescens (CAD);

Lorsque les Typhlopiens sont près de changer la peau, celle-ci devient opaque, et les yeux, qu’on ne voyait que par transparence, deviennent invisibles. C’est un individu dans cet état qui a été décrit dans l’Ærpétologie générale sous le nom d’Ophthalmidion

crassum. L’ayant reçu en communication je puis en donner un dessin (livr. 5.° pl. V et VI £ 7). | Cet ophidien est un de ceux qui atteignent des dimensions toutà-fait exceptionnelles pour la famille qui comprend les serpents les plus petits que l’on connaisse. En efiet il n’est pas rare d’observer des individus qui ont 25 à 80 centim.® de longueur: le tll

Musée de Genève en possède un qui mesure 36”, dont 1" 4° occupés par la queue.

b. Sillon prolongé au delà de la narine, coupant la nasale en deux plaques distinctes.

11. T. lumbricalis (L) Dum. Bibr. Erp. Gén. VI p. 287. (Icon. livr. 3 pl. IV, V f. 4) Cette espèce a les plus grands rapports avec la précédente, mais on la reconnaîtra toujours à la gracilité de son corps et au sillon de la narine qui commence à la 2,° labiale et divise la nasale en deux plaques. Sa coloration est aussi différente et on n’y observe jamais une séparation assez tranchée entre la teinte brune du dos et celle blanchâtre de l'abdomen.

L’exemplaire figuré appartenant au Musée de Hambourg provient de l'Amérique méridionale; il est long 19” et la queue mésurée séparément 65”.

c. Sillon de la narine n'aboutissant pas aux labiales.

12. T. braminus Ouv. Dum. Bibr. Erp. Gén. VI p. 309. T. Russel Schleg. Abbild. Amph. p. 39. Plaque rostrale arrondie à son extrémité isupérieure , s’élargissant jusqu'au bout du museau, ou elle se rétrécit brusquement; au dessous du museau elle s’élargit bien un peu mais devient très étroite entre la première paire de labiales. Sillon de la narine divisant la nasale en deux parties superposées dont l’inférieure est en contact avec la préoculaire qui est plus large en bas.

Cette espèce est le plus souvent de couleur brune noirâtre, avec

une tache blanche près de la fente anale, et une autre à la lèvre inférieure. Quelquefois le corps est brun rougeñtre en dessus et jaune sale en dessous, ou bien a une teinte uniforme jaunûtre, très pâle. Dans tous les cas le bord des écailles a une teinte moins foncée que la couleur de fond. Les individus figurés (livr. 3 pl. IV, V f. 16) se trouvent dans les Musées de Milan et de Leyde. Le plus long mésure 13” 5°, la queue séparément 5”.

* * * 22 (par excéption 24) séries d'écailles. a. Le sillon nasal commence à la 1° labiale et se prolonge au delà de la nariîne.

15. T. polygrammicus Schleg. Abbild. Amph. p. 40 Dum. Bibr. Erp. Gén. VI p. 301 (Icon. livr. 3, pl. IV, V £. 9). Plaque rostrale très large à la moitié supérieure, arrondie , presque circulaire en arrière, diminuant de largeur jusqu’au bord de la bouche; cette forme caractérise très bien cette espèce et les deux suivantes qui ont avec celle-ci les plus grands rapports. Parmi les écailles qui couvrent le dessus de la tête celles de devant sont plus grandes que les autres; la première du rang moyen est très large et à bord demi-circulaire. Le sillon nasal surpasse beaucoup la narine et se dirige en haut. Le corps est cylindrique et d'égale grosseur dans toute son étendue, La queue est obtuse et terminée par un aiguillon dirigé en bas. Sa longueur n'atteint qu'une fois et demie son diamètre près de l’anus.

Selon la remarque de M. Schlegel, toutes les pièces de l’écaillure son brunes bordées de jaune. L'individu que j'ai fait dessiner appartient au Musée de Paris; c’est peut-être un de ceux que Müller a découverts dans l’île de Timor. Il est long 31° dont 8" sont pris par la queue.

4, T. nigrescens Gray Cat. of the Lizards of the Brit. Mus. p. 135 (Icon. livr. 9 pl. If. 1) Rostrale large en dessus, arrondie en arrière, subovale, vue d'en haut, Sur la tête on voit six

écailles remarquables par leur forme: la première du rang moyen plus grande que la seconde, a six pans bien marqués; les latérales, un peu écartées entre elles, sont presque égales en surface. Sillon nasal surpassant la narine et se dirigeant en hant. Nasale très large à la partie inférieure. Queue droite, très obtuse, dont la longueur égale à peine une fois et un quart son diamètre près de l’anus; elle est terminée par un aiguillon très petit.

Les écailles qui couvrent le dessus du corps ont la moitié antérieure blanche, et la postérieure brune foncée; cette disposition des couleurs s’ooserve sur 11 rangs d’écailles: le museau et le dessous du corps sont blancs. L'individu figuré se trouve dans le Musée de Vienne; il a été recueilli à la Nouvelle Hollande par les naturalistes du voyage de la Novara. Longueur totale 33" 5"; queue 1”.

15. T. Rüppelli Jan (Icon. livr. 9 pl. I £. 2) Rostrale large en dessus, rétrécie en dessous. Sillon de la narine dirigé en haut. Préoculaire plus large en bas qu’à sa partie superieure. Troisième labiale supérieure en contact avec la préoculaire et l’oculaire. Première écaille surcéphalique du rang moyen pas plus grande que la première des rangs latéraux. Queue presque droite, cylindrique, très obtuse, longue deux fois son diamètre et terminée par un petit aiguillon.

Le dessus du corps est gris de fer et le dessous blanchâtre; à la base de chaque écaille on voit, à la loupe, une bande étroite blanche qui occupe même le bout de l’écaille voisine ; deux taches rondes noires aux côtés de la fente anale caractérisent surtout cette espèce qui, du reste, se rapproche beaucoup de la précédente. Deux exemplaires, recueillis à Sydney, m'ont été communiqués par le Musée de Francfort ; celui que j'ai fait figurer est long 22”; la queue séparément, 1’.

16. T. Temminckii Jan (Icon. livr. 3 pl. IV, V £ 6). Rostrale ayant la forme d’une bandelette rétrécie à la hauteur des narines. Sillon nasal très oblique ; préoculaire plus large au milieu qu'aux

deux bouts. Premières écailles surcéphaliques très developpées en * longueur; celles qui les suivent sont très larges et très courtes. Corps cylindrique à peine plus gros aux deux tiers de la longueur. Queue un peu courbée en bas, presque conique, longue une fois et demie son diamètre.

Les couleurs de cette espèce rappellent beaucoup celles du 7. Richardi; le dessus du corps, est brun avec un bord plus pâle à la base de chaque écaille; en dessous, blanc jaunâtre. L'individu représenté, m'a été communiqué par le Musée de Leyde, sans indication de patrie. Longueur totale 22” 5”, queue 5".

b. Le sillon nasal commence à la 2° labiale et s'arrête à la narine.

17. T. syriacus Jan (Icon. livr. 3 pl. IV, V £.5) Rostrale presque d’égale largeur dans toute son étendue ; nasale très échancrée au bord postérieur qui reçoit la préoculaire ; oculaire peu étendue, presque aussi large que la préoculaire. Labiales supérieures quatre, dont la première touche à la rostrale et à la nasale, la 2° à la nasale et à la préoculaire, la 3° à la préoculaire et à l’oculaire, la 4° à cette dernière plaque. Ecailles surcéphaliques petites, de même forme que les autres. Corps grêle en avant, plus gros à sa moitié postérieure. Queue courte, conique, courbée en bas; sa longueur égale son diamètre près de la fente anale.

Les écailles de 7 rangs longitudinaux qui occupent le dos de l’animal ont une teinte brune jaunâtre claire sur la moitié postérieure et blanche sale à la moitié antérieure; sur tout le reste du corps est une teinte jaune uniforme. L'individu, unique jusqu’à present, d’après lequel ont été faits le dessin et la courte description qui précède, a été envoyé de Bairut (Syrie) au Musée de Milan par M. le doct. Péstalozza.

18, T. Preissi Jan (Icon. livr. I pl. V f. 2) Rostrale très large à la partie supérieure, où elle paraît presque tronquée en arrière, étroite près du bord de la bouche; nasale un peu échancrée en

arrière, avec la narine ouverte en proximité de la rostrale; préoculaire anguleuse et plus large en bas qu’à la partie supérieure; oculaire plus grande que la préoculaire; la 3* labiale a cinq pans bien marqués et la 4 est échancrée à son bord inférieur. Le corps est cylindrique, un peu plus gros à la partie postérieure qui est roulée sur elle même. La queue, presque aussi longue que large, paraît très peu courbée peut-être à cause de sa brièveté.

La couleur générale du corps est gris cendrée, avec des raies plus foncées sur le dos, à la soudure des rangs longitudinaux d'écailles. La rostrale et le dessous de la tête sont blancs. L'individu, d’après lequel les figures ont été faites, à été rapporté du sud-ouest de l'Australie par M. Preyss lors de son voyage en 1842 et se trouve maintenant dans le Musée de Leyde. Longueur totale 11° D”, queue 5”.

c. Le sillon nasal va de lu préoculaire à la roslrale sans toucher aux labiales.

19. T. accedens Jan (Icon. livr. 3 pl. IV, V f. 5) Quoique ce petit Typhlopien rappelle le T. braminus soit par la structure de la nasale, soit par la forme de la rostrale, il s’en éloigne cependant par l’extrème gracilité de son corps et par le nombre des rangées d'écailles. La queue est conique, dirigée en bas.

La coloration de cette espèce est aussi différente de celle du T. braminus: chaque écaille est à la base d’un brun rougeûtre et d’un blanc rosé sur le reste de la surface. Cela s’observe tant en dessus, qu'en dessous. Le bout du museau seul est jaunâtre. Notre Musée possède l'individu type, provenant des Indes Orientales. Il est long 15”, dont 4” sont pris par la queue.

d. Le sillon de la narine commence à %.° labiale et divise la nasale en deux plaques distinctes.

. 20. T. Richardi Dum. Bibr. Erp. Gén. VI p. 290. (Icon. livr. 5 pl. IV, V f. %). Rostrale linguiforme en dessus, plus large au

bout du museau, qui se prolonge beaucoup et donne à cette espèce un aspecb caractéristique qu’on ne rencontre ailleurs que chez le T. platycephalus. La nasale est très échancrée en arrière; l’oculaire est toujours plus large que la préoculaire. Le corps, moins gros en avant qu'aux deux tiers postérieurs, est partout lésèrement déprimé en dessous. La queue, conique, est courbée en bas et terminée par un aïguillon très robuste; sa longueur surpasse très peu son diamètre.

Le corps est brun en dessus et jaunâtre en dessous; chaque écaille, vue à la loupe, paraît bordée à la base d’une teinte moins foncée et le brun n’occupe, à la rigueur, que la partie postérieure de l’écaille. Cette espèce habite les grandes et petites Antilles; le Musée de Milan en a reçu plusieurs individus de l’île de St. Thomas , l’une des petites Antilles; celui qui a été figuré appartient au Musée de Leyde, qui me l’a envoyé en communication. Sa longueur totale est 34°; la queue mesurée à part 6 .

* * * * 24 (par exception 26) séries d’ecailles.

a. Le sillon nasal part de la première labiale

et s'arrête à la narine.

21. T. Fornasinii Bianconi, Specim. Zool. Mosamb. p. 13, Rept. tab. 3. (Icon. livr. 5, pl. V, VI £. 5). Ce qui frappe d’abord chez ce petit serpent vermiforme, c’est l’extrème brièveté de‘son corps qui n’atteint que 6” 2" (la queue 3") comparée avec la grosseur qui, au milieu, est de 3 mill. Rostrale très large , presque ovale; narine très petite, d’où part un sillon fort court qui se dirige à la première labiale; nasale à bord postérieur presque droit; deuxième labiale en contact avec la nasale, la préoculaire et l’oculaire; la troisième plus petite que la 2°, et la quatrième en contact avec l’oculaire seulement Écailles surcéphaliques un peu plus grandes mais de même forme que les autres. Corps cylindrique, presque aussi gros dans toute son étendue; queue droite peu aigüe, dont la longueur ne surpasse pas son diamètre. L'animal,

sans doute décoloré par l'alcool, a presque partout la même teinte cendrée claire. e L'individu type, dont je dois la communication à l’obligeance de l’auteur, a été rapporté de Mosambique par M. Fornasini et fait maintenant partie de la collection du Musée de Bologne.

b. Le sillon part de la 2.° labiale et surpasse un peu la narine.

22. T. vermicularis (Merr.) Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 303. T. flavescens Schles. Abbild. Ampbh. p. 37 (Icon. livr. 3 pl. IV, V, f. 3). Presque tous les individus ont %4 rangées longitudinales d’ecailles; quelques uns seulement en ont 26. Ces derniers, du reste, ne diffèrent en rien des autres. Rostrale linguiforme en dessus, rétrécie à la hauteur des narines; nasale échancrée en arrière, avec un sillon qui part de la 2. labiale et surpasse la narine sans atteindre la rostrale vers laquelle elle se dirige; préoculaire en croissant, plus étroite que l’oculaire; 2.° labiaie touchant à la nasale et à la préoculaire: la 3.%, plus haute que les autres, touche à la précculaire et à l’oculaire, la 4.° à cette dernière plaque. Corps cylindrique, très légèrement renflé au milieu, Queue conique, très courte, sa longueur égalant son diamètre mésuré à l'anus; elle est terminée par un petit aiguillon.

Le corps est brun clair en dessus et blanc jaunâtre en dessous; les deux teintes sont nettement séparées dans la plupart des exemplaires que j'ai vus; on voit cependant que les écailles du dos, examinées à la loupe , ont la moitié postérieure beaucoup plus foncée que la moitié antérieure. Cette espèce habite la Grèce, l'Asie mineure et l’île de Chypre; c’est de cette dernière localité que provient l'individu figuré que l’on conserve dans le Musée de Hambourg. Sa longueur est de 18° 5"; la queue 4”.

c. Le sillon de la narine divise la nasale en deux plaques.

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