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Portrait de Molière, attribué à Pierre Mignard

Il est représenté assis, la main droite sur le bras d'un fauteuil et ramenant de la main gauche sa robe de chambre sur sa poitrine. Il est coiffé d'une perruque brune et enveloppé d'une robe de chambre à fleurs d'or et d'argent sur fond gris : il a un jabot brodé et des manchettes de dentelles.

Peinture à l'huile, sur cuivre, ovale. H. 25 cent. L. 19.

Collection du comte Despinoy, vendue en 1850.

Un autre portrait attribué à Mignard se trouvait depuis longtemps dans la collection de M. Alexandre Lenoir, lorsqu'il fut vendu, en 1838, à lord Sunderland, en Angleterre. M. Edouard Fournier dit, dans le Roman de Molière (p. 164), que l'attribution de ce portrait est moins douteuse que celle du portrait du Louvre, attribué aussi à Mignard; il ajoute, comme s'il avait vu cette peinture, que le peintre a représenté Molière , « vieilli et plus morne , mais sans être éteint. L'œil est plus triste, mais brûle encore». Voy. ciaprès , n° 76, la seule gravure qui existe de ce tableau.

M. Bossange, libraire à Paris, possédait aussi un portrait de Molière, attribué à Mignard. Nous ne l'avons pas vu, mais il a été dessiné et lithographie par Jean Belliard en 1829. Voy. plus loin, n° 68.

Il y avait aussi, en 1730, un portrait de Molière, peint par Mignard, chez la comtesse de Feuquières, fille de ce peintre. L'abbé de Monville, dans la Vie de Mignard, où malheureusement aucune date précise n'est marquée, parle de ce tableau, qui aurait été peint vers 1666, quand Molière avait 44 ans.

H. Portrait de Molière, attribué à Charles Lebrun.

Jeune, un rouleau de papier à la main droite, drapé dans un manteau jaunâtre; la chemise est rattachée par un rubis. L'expression de la physionomie indique que l'esprit du poète est absorbé par ses créations. Fond vert.

Peinture à l'huile, sur toile, forme ovale. H. 72 cent. L. 57.

Collection du comte Despinoy, vendue en 1850.

• GRAPHIE

Il est impossible de as pas admettre, av< c la tradition, l'existence d'un portrait de Molière, par Pierre Lebrun. Ce grand peintre avait connu Molière chez Pouquet, puisqu'il s'était chargé de faire les décorations de la Pète de Vaux, où la comédie des Fâcheux fui présentée pour la première fois en I66i, Sans doute, Les rapports intimes de Mignard arec Molière avaient dû éloigner de celui-ci Lebrun et ses amis ; le poëme de la Gloire du Val de Grâce fut pour l'orgueil de Lebrun un coup bien sensible. Mais le ministre Colbert intervint dans la querelle, et une réconciliation habilement préparée rapprocha le peintre et le poète. Molière consentit a ne pas faire réimprimer son poème, dont l'édition d'apparat resta presque ignorée dans les mains de quelques personnes. < • époque que Lebrun aurait fait un portrait île Molière, pour consacrer leur rapatriage.

1-2. Portrait de Molière, peint au xyiic siècle et attribué à Mignard.

Cet excellent portrait, appartenant à M. le docteur Gendrin, serait, dit-on, celui dont Charles Coypel s'est inspiré pour peindre le portrait (pli a été si souvent copie d'après la gravure originale de I icié : « La grande perruque tombe à flots, dit M. Henri Lavoix, l'œil est vivement ouvert, la moustache accusée, la lèvre un peu épaisse, le type scrupuleusement observé; la joue s'appuie sur la main gauche, la main droite écrit, et le coude porte sur deux tomes, au dos desquels on lit ces mots : Plautr et Térenee. La chemise entr'ouverte est serrée au poignet par un ruban et retombe en manchettes. C'est bien Molière, le Molière de Mignard.» On sup- • que c'est là le portrait même qui a été gravé par Lepicié et ite par Ficquet.

Peinture a l'huile, sur toile, forme carrée.

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