Giam-Battista Lulli, dit Ciiiaccjiiaroxe
— Chiacchiarone. Comédie française. 1664-1673. Fr. Hillemaeher s. 1S57; d'après le buste, gravé par A. de
Sl-Aubin. Gravé à l'eau-forte, pour la Galerie hist. de la Troupe de Molière.
Lully n'a pas fait partie réellement de la Troupe de Molière, mais il en était un des habitués, sous le nom de Chiacchiarone , et, de plus, il a rempli des rôles bouffons dans les ballets et les intermèdes de son ami et collaborateur, notamment dans Puurceaugnoc.
Voici le portrait de Lulli, tracé par le poète Senecé, dans sa Lettre de Clément Moroi à M. de "*, touchant ce qui s'est passé à [arrivée de J .-B. Lulli aux Champs-É . . «Un
petit homme d'assez mauvaise mine et d'un extérieur fort ne De petits veux, bordés de rouge, qu'on voyoil a peine et qui avoient peine à voir, brilloient en luy d'un feu sombre, qui marquoit tout ensemble beaucoup d'esprit et beaucoup de malignité. Un caractère de plaisanterie estoit répandu sur son visage; enfin, sa figure entière respiroit la bizarrerie, a
Voy. plus haut les n°s 339 et 340.
417. Louis Molier ou Molière, danseur, musicien et poète qui figura dans les représentations des Plaisirs de l'/lc enchantée.
— Molier. Comédie françoi Fr. Hillemacher se. aq. f. istis, d'après un ancien portrait en pied, à l'aquarelle. Gravé a l'eau-forte, pour la Galerie historique de la Ti
Voy. ' . par le bibliophile J
Ad. Delahays, 1858, in-16, p. 117 et plna cir-
u ou M . • ■ itre de bail ar et
mu oie une réputation très-brillante,
Ion
.me auteur dramatique el btoré-
M0L1ÉRESQUE.
graphe, qui, en 1656, avait été chargé de la composition et de l'exécution du ballet , dansé devant la reine de Suède , à Essonne, dans la maison de M. Hesselin, maître de la chambre des deniers du roi : « Dans la rencontre de ce magnifique divertissement, rapporte la Relation de cette fête , on peut dire sans flatterie que le sieur de Molière s'est surpassé lui-même, tant par lesdits beaux vers et le merveilleux air du ballet, lequel fut accompagné d'une symphonie toute divine, que par la politesse et la justesse de sa danse, faisant admirer à tout le monde ce qui rassemble en sa seule personne un poëte galant, un savant musicien et un excellent danseur. » Dès que le vrai Molière eut paru, le faux Molière rentra dans l'ombre et dans le néant. Il n'y eut plus dès lors, entre les deux Molière, de confusion possible.
Nota. Après la mort de Molière, la Troupe du Palais-Royal se vit bientôt privée de sa salle de spectacle , que le roi attribuait à l'Académie royale de musique; elle alla donc s'établir, en se réunissant à la Troupe du Marais, dans le théâtre du marquis de Sourdéac, situé à l'extrémité de la rue Guénégaud. L'ouverture de ce nouveau théâtre se fit le 9 juillet 1673. Sept ans après, la Troupe de l'Hôtel de Bourgogne fut réunie à ce qui restait de la Troupe de Molière, et cette nouvelle Troupe, où la veuve de Molière, remarié à Guérin d'Etriché, n'avait plus la haute main, ouvrit les portes de son théâtre le 25 août 16S0. M. Edouard Thierry nous communique, d'après le Registre de La Grange, le tableau des noms des Comédiens et intéressés, qui formaient, en 1673, la Troupe du Théâtre Français de l'Hôtel Guénégaud, sous la direction de la veuve de Molière.