Molière vers 1646. Tiré du cabinet de M. Soleirol
Imp. de Drouart , à Paris. Gravure au burin. In-8.
Publié dans l'ouvrage de Soleirol : MoKère et sa troupe, 1858. Ce portrait a été gravé d'après une miniature à l'huile, de la même grandeur que cette gravure. Yoy. plus haut, dans notre Iconographie, le n« 30.
BibHogr. moliér., no 1099.
D'après un dessin a l'estompe, de grandeur naturelle, par Sophie Chéron :
106. — Molière en liiiis, dans le rôle d'Harpagon, de /'AvAiu:. Tiré du cabinet de M. Soleirol, imp. de Drouart, ù Paru. Gravure au burin. In-s.
Publié dam L'ouvrage de Soleirol : MoKère et m troupe, Ce j •• • r t r .- 1 1 1 i ,u dessin à l'estompe aux trois
■ rayons, de grandeur naturelle, signé Sophie Chéron. » Ce portrait, dit Soleirol, est oelui qui offre !>• plus de garanties sétu le rapport
de la ressemblance. » Voy. plus haut, n° 4. En effet, c'est à Mlle Chéron, élève de Lebrun, et depuis membre de l'Académie royale de peinture, qu'on attribue la Réponse à la Gloire du Valde-Grâce , qui prépara la réconciliation de Molière avec le peintre Pierre Lebrun , qu'il avait peut-être trop sacrifié à Pierre Mignard, dans le poëme de la Gloire du Val-de-Gràce. Voy, Bibliogr. moliér., no 1195.
D'après un portrait a l'huile, de grandeur naturelle, contemporain de Molière :
107. — Molière en 1672. Tiré du cabinet de M. Soleirol. Imp. de Drouart, à Paris. Gravé au burin. In-8. Publié dans l'ouvrage de Soleirol : Molière et sa troupe, 1858.
D'après le portrait, attribué à Mignard, appartenant à la Comédie- Française, et représentant Molière dans le rôle de César, de la tragédie de la Mort de Pompée :
108. — Gilbert del. et sculp1. Tête de trois quarts, tournée à gauche. En bas du portrait : Gazette des Beaux -Arts. Imp. A. Salmon. Paris. Pet. in-4.
Cette gravure à l'eau-forte a été faite d'après le portrait, qui appartient au Théâtre-Français depuis 1867 (voy. plus haut, n° 2) ; elle accompagne l'excellent travail que M. Henri Lavoix a publié sur les portraits de Molière, dans la Gazette des Beaux-Arts, 1er mars 1872.
Bibliogr. moliér., n° 1413.
Il y a des épreuves sur papier de Chine et autres papiers de luxe, de différents formats.
109. — Chenavard del. Hopwood et Olivier sculp. 1860. De trois quarts, tourné à droite. Molière est couronné de lauriers. Type Cathelin. Dans un ovale architectural, sur un soubassement, entouré d'attributs. In-8.
Ce beau portrait a été fait, pour l'édition des Œuvres de Molière, publiée par Furne, en 1863, d'après la peinture qui a été depuis achetée par la Comédie-Française ; mais M. Chenavard, tout en s'inspirant de cette peinture qui représente le comédien dans un rôle de théâtre, a idéalisé son modèle.
Bibliogr. moliér., n° 479 .
D-.vrRÛS DES DESSINS OU DES PEINTURES, ANONYMKs :
UO. — Gravé par E. Desrochers, se vend chez luy à Paris, rue St-Jacques, ou Mccenas. De trois quarts, tourné à gauche. Type Nolin. Dans un médaillon, autour duquel se trouve cette inscription : Jean Baptiste Poquclin de Molière, poète comique décédé le M février 1673, âgé de bians. In-4. (H. 150mni, L. 100.) On lit au bas cette inscription :
Molière, par son sel attiqne,
En riant corrigeoit les mœurs.
Le ridicule en proye à mille traits railleurs
Redoutoit sa verve comique.
Mais, depuis qu'an théâtre ou l>rilloient ses bons mots. On ne voit plus régner que de fades caprices, i l'ut la terreur dea sots
Devient aujourd'hui leurs délices.
Ce portrait représente Molière, vieux avant l'âge, sombre et triste. Nous avons peine à croire que ce soit là Molière; ce serait plutôt L'intendant Ponçant, dont Molière avait emprunté la robe de chambre pour jouer le Malade imaginaire.
M. Mahérault nous écrit que ce portrait n'est autre, quant à la tête, qu'une copie de celui de Nolin, tourné à gauche, au lieu de l'être à droite, avec changement d'accessoires. « Il sera facile de s'en convaincre, ajoute-t-il, par la comparaison des deux pièces en regardant l'une ou l'autre à l'envers. » Le caractère de tristesse sombre que nous avons remarqué dans ce portrait proviendrait uniquement de la condition de L'épreuve qui était sous nos yeux, car une bonne épreuve, selon M. Mahérault, est bien loin de motiver une pareille opinion.
111. — Portrait dans un ovale, autour duquel on lit : /eau Baptiste Poquelin <!>> Molière, poète comique i 13 (sic) février loT.i, âgé de 58 au*. Le personnage, tourné ;\ gauche, regarde <!<■ face; il est coiffé d'une granité perruque el enveloppé d'un manteau qui lui cache tes mains. Type Audran. Gravé par l}<'tit, I7i>i. s end chez hty à Paris, rue St-Jacques. In-8.
Ce portrait, au bai duquel il y a les 8 vers, rites plus haut :
WoHère par -">i <^-/ attiq I une copie de La gravure pré-
cédente et fait souvent partie de la suite de Desrochers.
112. — Le même, auquel on a ajouté un passe-partout gravé, pour changer le format de Testampe, se trouve, avec beaucoup d'autres portraits de Desrochers, dans le Parnasse françois, de Titon du Tillet, 1732. In-fol.
Bibliogr. moliér., n° 992.
113. — Portrait gravé, en Suisse, par Karl Stocklin, 1741. In-12.
Ce portrait a été fait pour l'édition des Œuvres, publiée à Basle. Bibliogr. moliér., n° 322.
114. — Molière assis à une table et occupé à écrire. Dessiné et gravé par D. Martini, à Hambourg, en 1751. In-8.
Dans une lettre autographe que possédait M. de Soleinne, Beffara disait, en parlant de plusieurs portraits de Molière, d'après Martini et Boucher : « Boucher a donc dessiné le portrait de Molière : est-ce sur celui peint par Drujon (Voy. dans notre Iconographie, le n° 16) ou sur le dessin de Martini, Hambourg, 1751? Ou le dessin de Martini a-t-il été fait sur celui de Boucher?»
115 — Portrait dans un ovale placé sur un fond carré; le personnage, tourné vers la droite, regarde presque de face. Au bas, dans un petit ovale, est un écusson chargé de trois miroirs à main. Au-dessous, on lit : Jean Baptiste Poquelin de Molière. In-4.
On n'a pas encore découvert si l'écusson de Molière, avec trois miroirs à main, avait été choisi par lui-même, ce qui est possible, et même probable, pour lui servir d'armes parlantes. Cet écusson figure pour la première fois au bas du portrait gravé par Nolin, d'après Mignard, du moins sur le 5e état de cette gravure, et les miroirs sont surmontés d'un masque de théâtre, qui était réellement l'emblème adopté par Molière, puisqu'il l'avait fait graver sur son argenterie. Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, par A. Jal (Paris, Pion, 1872, seconde édit.j gr. in-8, p. 874).
116. — C. P. Marillier del. N. Ponce sculp. Tête de profil, tournée à droite. Au bas, on lit : Jean Baptiste Poquelin de Molière. Médaillon ovale dans un encadrement oblong
[OGRAPHIE
.-il sont ivpn^oult'vs au-dessous (lu portrait, deux scènes de comédie, l'une du Tartuffe, l'autre des Précieuses ridù ■■/ et . avec cette légende : Courage, Molière, voilà la borne comédie/ lu-fol. (Le portrait n'a cpie 43mm.)
i tée d'une oo1 iphique, sur deux
colonnes, qui est gravée aussi an burin, fail partie de la collection
| Paris, Ponce, 1790 98, in-fol.). Le portrait,
s'il n'es! pas tout entier de fantaisie, ne ressemble à aucun de ceux
que l'on connaît.
117. — Poquelm Molière, gravé par Frédéric HiUemacker, d'âpre» le portraict (sic) original du temps qui eut dans la collection de M. Camille MarciUe û Chartres. Tête de trois quarts, tournée à gauche. Type Nolin. Gravure à l'eau-forte. In-8.
Portrait de trois quarts; ample perruque noire, figure triste et traits marques. Si c'est là Molière, il a été peint dans un de ses jours de mauvaise humeur et de jalousie. Ce portrait n'en est pas moins attribué à Mignard. Voy. plus haut, dans mitre Iconographie, n» 13.
Il y a des épreuves avant la lettre, sur grand papier de Chine. Dans les épreuves de second état, on tit portrait au lieu de portraict,
dans ta Gallerie (sic), au lieu de da?is la collection, avec la date de 1867.
Ce portrait a été employé depuis dans la belle édition des Œuvres de Molière, publiée à Lyon chez V. Scheuring (impr. Louis Perrin, 1864-70), avec la suite de vignettes gravées à l'eau-forte par Frédéric Hillemacher.
BibHogr. molié) ., n° S82.
lis. — Frédéric HiUemacker tculp., aquaf. 1*71. Matière. Mignature sic) du temps, tirée du cabinet de kf. Lcf. Audenet. Médaillon, lu-s.
miniature nous donne un portrait qui ne ressemble pas aux autres, et qui parait être de la jeunesse de Molière, à l'époque où il sortait des classes du collège des Jésuites pour jouer la comédie ave . dans notre Iconographie, le n° 11,
1 19. — Tableau du tempe, gravé par Oudaille, destiné par
MOLIKRESQUE. 39
L. Massard, diagraphe et pantographe Gavard. On lit audessous : Molière (Jean Baptiste Poquelin), poète comique f 1673. In-4.
L'original, qui se trouve au Musée de Versailles, n'est autre qu'une copie, un peu modifiée, par Mauzaisse, d'après le portrait anonyme du Musée du Louvre. Voy. plus haut, dans notre Iconographie, le n° 6.
Cette gravure a été faite pour les Galeries historiques de Versailles, publ. par Gavard. Le dessin original de l'artiste figure au n° 1429 dans le Catal. des dessi?is ayant servi à cette grande publication, et qui furent vendus par les soins de M. P. Petit, expert (Paris, 1863, in-8).
120. — Molière, d'après un portrait attribué à Mignard (Musée de Versailles). F. Ronjat del. Ch. Barbant se. Gravé sur bois. Gr. in-8.
Cette gravure a paru dans le tome IV de Y Histoire de France racontée à mes petits enfants, par Guizot (Paris, Hachette, 1873, gr. in-8).
121. — /. Gabriel del. et direxit. De trois quarts, tourné a droite. In-8.
Portrait en buste, d'après un original inconnu.
D'après différents types peints ou gravés :
122. Ingres del. Henriquel Dupont scidp. Portrait en pied. Il est assis, de trois quarts, tourné à gauche, en déshabillé du matin, dans son cabinet de travail. Gr. in-8.
Ce beau portrait, inspiré par le buste de Houdon et les peintures de Mignard et de Coypel,a été exécuté d'imagination, en 1844, pour la deuxième édition du Plutarque français, publ. par Ed. Mennechet, où il accompagne une Notice, par Génin. C'est une admirable interprétation du génie de Molière. On en a fait un tirage à part, avant la lettre, sur grand format.
« Ce portrait ne me paraît pas avoir été exécuté d'imagination, nous écrit M. Mahérault. La tête et le haut du corps ont été dessinés d'après le portrait de Coypel, gravé par Lépicié. »
Bibliogr. moliér., n° 1028.