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Décorations et machines de la tragédie d'Andromède

représentée sur le théâtre royal de Bourbon; en trois planches. F. Chauveau fer.it. 1654. Gr. in-i.

On ne possède aucun détail sur la représentation de Y Andromède de Corneille, es 1650, an théâtre du Petit-Bourbon, et l'on ignore absolument quelle fut la Troupe qui avait monté cette grande pièce à machinée; maie <>n sait que Molière était à Paris, en 1G50, et qu'il jouait plus tard la tragédie d'Andromède, avec la troupe des Béjart, puisqu'on a retrouvé, dans la bibliothèque de M. de Soleinne. un exemplaire de cette tragédie imprimée à Rouen, en 1651, sur lequel Molière a fait lui-même la distribution des rôles entre les acteurs de sa troupe, en se réservant le rôle de Persée. Voy. Bibliogr. moHér., n° 1G4G. On peut croire que les relations de Molière avec Pierre Corneille et François Chauveau datent de là.

236. Andromède, tragédie représentée avec les machines sur le théâtre du Petit- Bourbon. Au bas de l'estampe : F. C. in. et fe. Eau-forte. Gr. in-i.

Cette estampe de Chauveau représente la scène m du 4e acte, lorsque la reine d'Ethiopie, Cassiope, entourée de sa cour, au à la délivrance d'Andromède, que Persée, sur un cheval ailé, vient de sauver en tuant le monstre. On voit, sur les flots, les trois Néréides, qui célèbrent la victoire de Persée, et Neptune traîne dans une conque de nacre par deux chevaux marins. Les machines et les décorations inventées par Torelli sont décrites dans la tragédie de rien-.' Corneille.

On saii, d'après la distribution des rôles sur un exemplairs de cette tragédie (Catalogue Soleinne, tome i"\ page 851 représentée en 1G50 ou 1651, que Molière a joué le rôle de Persée et Madeleine Béiarl celui d'Andromède. Les trois Néréides étaient M"1'" de Brie, M. n. m él Magdelon.

Il ae sérail pas impossible que la troupe dea Béjarl si de Molière fût revenue exprès, de proi inee, à Paris, pour jouer au Petit- Bourbon la tragédie d'Andromède avec les machines de Torelli. £n tous cas, Molière semble s'être rappelé son succès dans le rôle de Persée, car on voyait ches lui une .« tenture de tapisserie l pwaonges, fabrique d'Anvers, représentant l'histoire de Persée si d'Andromède.» Hrt/im hts sur Mn/irrr rf \nr su /mnitlr, par Bud. Soiilie.

p. fTO, 833 et 858.

Dé< orations el machines aprestées aux Noce* et Fetis, ballel royal, représenté en la Balle du Petit-Bourbon, par Jacques Thorelli, inventeur : dédiées à llSminentia- -iinr prince cardinal Masarin. F, Franeori dei, Israël

MOLIERESQUE.

Silvestre fecit. A Paris, 1654. Dix planches in-4, avec frontispice.

Voy. la description de ces 11 planches, dans le Catalogue raisonné de toutes les estampes qui forment l'œuvre d'Israël Silvestre, par L.-E. Faucheux (Paris, Renouard, 1857, in-8, page 203 et suiv.).

Le ballet des Noces de Pelée et de Tlietis, par Benserade, avait été d'abord dansé par le roi et les princesses et dames de la cour, en 1654 ; il fut ensuite transporté au théâtre du Petit-Bourbon, où l'on en donna plusieurs brillantes représentations avec les décors et les machines de Jacques Torelli. Ces représentations précédèrent de peu d'années l'arrivée de Molière et de sa troupe à Paris, en 1658, et l'on sait que les décors et les machines, qui remplissaient les magasins du théâtre, furent employés, simultanément, par les comédiens de la troupe italienne, et par la troupe de Molière, jusqu'à la fermeture et la démolition de la salle en 1660.

Après la représentation donnée devant le roi et la cour, dans la salle des Gardes, au Louvre, le 24 octobre 1658, la troupe de Molière obtint la permission de s'établir à Paris et de jouer dans la salle du Petit-Bourbon : « Cette salle, dit Taschereau (5e édition de VHist. de Molière, p. 30), était déjà occupée par la troupe des comédiens italiens que dirigeait Torelli. En s'y établissant, elle avait fait des dépenses, dont les nouveaux venus allaient profiter : ceux-ci eurent à lui compter une somme de quinze cents livres. Il fut convenu, de plus, que les Italiens conserveraient leurs jours de représentations, auxquels ils devaient tenir, car c'était ce qu'on appelait les jours ordinaires : les mardi, vendredi et dimanche, ceux où jouaient également le Marais et l'Hôtel de Bourgogne, les seuls où l'on eût l'habitude d'aller à la Comédie ; aux arrivants furent dévolus les jours extraordinaires, les lundi, mercredi, jeudi et samedi. » D'après le Registre de La Grange, la somme de 1,500 livres , attribuée à la troupe italienne, fut rendue avec usure, en janvier 1662, à la troupe française, par ordre du roi, quand la première, revenant d'Italie, obtint de partager avec la seconde le théâtre du Palais-Royal.

La salle du Petit-Bourbon, où la troupe de Molière donna ses représentations jusqu'au mois de septembre 1660, était condamnée à disparaître : « Le lundi, 11 octobre, dit La Grange dans son Registre manuscrit, le théâtre du Petit-Bourbon commence à être démoli, par M. de Ratabon, surintendant des bâtiments du Roi, sans en avertir la Troupe, qui se trouva fort surprise de demeurer sans théâtre. On alla se plaindre au Roi, à qui M. de Ratabon dit que la place de la salle étoit nécessaire pour le bâtiment du Louvre, (i que les dedans de la salle, qui avoient été faits pour les ballets du Roi, appartenant à Sa Majesté, il n'avoit pas cru qu'il fallût entrer en considération de la Comédie, pour avancer le dessein du Louvre. »

238. Ouverture du Théâtre du Palais-Cardinal. Mirame, tragi-comédie (par J. Desmarets). Paris, Henry le Gras, 1641, pet. in-fol., titre gravé et fig. de La Bella.

Les six belles planches doublet, dont ce volume est orné, représentent la scène de ce théâtre, avec le perron à cinq marches qui y conduisaient du parterre de la salle. On voit les deux statues ipii décoraient charpie coté de l'avant-scène , ainsi que les liasreliefs des voussures. Sur le titre gravé, la toile est baissée, et l'on aperçoit, à droite et à gauche, un page debout, chargé d'empêcher l'accès du théâtre. Dans les cinq planches qui correspondant aux cinq actes de la tragi-comédie, l'encadrement de la ne est le même et sert de passe-partout aux sujets représentés dans les estampes.

On sait que la représentation de cette pièce (en 1639) . pour laquelle Desmarets avait prêté sa collaboration au cardinal de Richelieu, n'eut qu'un succès froid et indécis; mais la seconde réussit avec fracas, grâce aux applaudisseurs complaisants dont on avait rempli le parterre. Nous aimons à supposer que le jeune Molière, qui avait alors dix-sept ans, assistait à l'inauguration de ce théâtre, qu'il devait, vingt ans plus tard, faire retentir d'applaudissements plus sincères et plus enthousiastes. Le théâtre du Palais-Royal, lorsque la troupe de Molière l'occupa en 1660, était encore tel que la représentation de Mirame l'avait laissé, et n'eut à subir que des réparations peu importantes. On suppose même que tout l'ancien matériel y était resté, quoique la salle fût en assez mauvais état.

J39. Louis XIII, à la Comédie, dan- la Salle du Palais- Royal, Gravé par Balthasar Moncornet. In-fol. en largeur.

T'est la 4° planche d'une suite for* rare, intitulée : le» Occupation» 'fit Roy. te Mutin, le Midff, rAprèt-midy et le Soir.

tlle de spectacle est ici telle qu'elle était, après la fameuse représentation de Mirame, en \C>?,9, avant que Molière eut olit.'tni du n>i la permission d'y faire établir des loges, qu'on y avait transportées de la Balle du Petit-Bourbon, en Kii;i>. lors de la démolition de cette dernière salle. Voy. le grand ouvrage de M. Joseph de Pilippi : Parallèle rfrs Théâtres, pfcg>7, s si 9.

1 i troupe, qui a\oit le bonheur de plaire au Roi, rapporte

La Orange dans son Registre manuscrit, fut gratifiée p

île du Palais-Royal, Monsieur rayant demandée pour réparer le tort qu'on aToit fait à ses Comédiens, et le si. ■m- il. • i.

bon reçut un ordre exprès de faire les gTOSSOI réparations de la ■aile du Palais-Royal : il y aroil trois poutres de la charpente

pourri" . ■ moitié de Le Mlle découverte et as ruine.

MOLIERESQUE.

La troupe commença, quelques jours après, à faire travailler au théâtre. » L'ouverture de ce nouveau théâtre eut lieu le 20 janvier 1661.

240. Plan de l'ancienne salle de spectacle du Palais-Royal, fait immédiatement après la mort de Molière, lorsque cette salle fut donnée par le roi à Lully, pour y transporter le Théâtre de l'Académie royale de musique. Deux dessins d'architecte, à la plume. In-fol. max.

Ces deux dessins, qui datent de mai 1673, se trouvent au Cabinet des estampes de la Bibliothèque Nationale, dans la Topographie de Paris, quartier du Palais-Royal. C'est au mois de juin 1673 que Lully prit possession de la salle, que le roi avait attribuée à l'Académie royale de musique et qui fut appropriée à sa nouvelle destination. Les représentations de l'Opéra eurent lieu clans cette salle jusqu'à l'incendie qui la détruisit de fond en comble, au mois de juin 1763.

Le plan, qui nous a conservé l'état de la salle du Palais-Royal au moment même de la mort de Molière, est complété par les annotations manuscrites de l'architecte chargé de la restauration de cette salle ; il nous a paru intéressant de les reproduire ici in extenso, à cause des renseignements précieux qu'elles renferment sur l'ancienne installation de la troupe de Molière.

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