‹ Iconographie MolieresqueChapitre 75 sur 180 · Ciiarlf.s Ghevuxet, sieur db Champmeslé, mort en · texte numérisé non relu

Ciiarlf.s Ghevuxet, sieur db Champmeslé, mort en

— Louis Lasallc. Imp. lith. de J. Caboche et C'e. In-8.

Publie dans le Monde dramatique, tome IV. Ce portrait ne nous parait pas très-authentique.

Champmeslé*, l'ami et le collaborateur de La Fontaine, était certainement l'ami de Molière. Taschereau (3e édit. de l'Biit. de la vie et des Œuvre» de Molière, p. 170) rapporte une anecdote qui prouve que Molière et Champmeslé étaient sur le pied de la familiarité la plus amicale, celle tjui a toujours régnée entre les comédien-;, sinon ••ntre les auteurs. On représenta, en 16G7, sur le théâtre du Palais-Royal, Délie, pastorale en cinq pi fut

attribuée à de Vise et qui parut imprimée sous son nom, avec une dédicace an Roy [Paris, Jean hibou, 1007, in-12). Cette pièce, qui renferme des scènes charmantes et des dé lia, n'était pas de

l'auteur putatif, mais bien de La Fontaine et de son compa&ng Champmeslé. Voilà pourquoi on la trouve imprimée dans les Œuvres de ce dernier, qui l'ut souvent le prête-nom de son .uni.

303. Raymond Poisson, autrui- dramatique ci comédien de L'Hôtel de Bourgogne, mort en 1690.

— Portrait peint, en bu- te.

Ce portrait faisait partie de la Galerie théâtrale de Sol . le Catal. de 1861.

on avail couru la province comme Molière el l'y avait sans

doute rencontré; il parut à l'Hôtel de Bourgogne dès 1653, et il y

r itraite en 1685. Il n'en fut pas moins en trèa-

bons termes avec Molière, qui ne l'attaqua point dans YImpromptu

</<• Versailles, et qui se trouvait souvenl avec lui à la Cour, car

[IV et les grands seigneurs faisaient beaucoup cas de ce comédien, qui, malgré >a profession, avait toujours vécu dans la bonne compagnie. Il faisait imprimer ses pièces ches les libraires de Molière, Gabriel Quinel et Jean Ribou; il disait de ce dernier dans la déd 1668 : « Ce libraire es! fort -

r> tu urémenl le meilleur de mes amis. » Les ambassadeurs

moscovites qui vinrent à la cour de Louis XTV, en HiUT, lurent in. par l" roi, a honorer de leur présence une représentation ds Molière, mais ils n'ai! ogne.

Les comédiens de ce théâtre prièrent Poisson de composer à ce sujet une farce de circonstance, sous ce titre, les Faux Moscovites. Poisson fit la pièce qui fut jouée avec un succès de fou rire, mais il s'abstint de faire la moindre allusion malveillante à Molière, qui l'estimait comme acteur plus que comme auteur. Poisson avait inventé le type des Crispin, et il jouait merveilleusement ce rôle de valet bravache et insolent, qui n'était qu'une transformation de l'Espagnol et du Capitan de l'ancien théâtre français.

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