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PLANCHE XXXIII

Cette seconde Espèce, d'un Genre si rare et si remarquable, plus forte que la Philépitte veloutée, en diffère spécifiquement par les Caractères de Ptilose suivants :

Description. — Elle est en dessus d’un beau vert-olivatre, plus

foncé sur les Rectrices et les Rémiges; ces dernières lisérées de vert-jaunâtre; en dessous, elle est d'un vertolivatre écaillé de blanc-jaunatre, assez finement à la Gorge, plus largement à l’'Estomac, et flammé de la même couleur à l'Abdomen et aux Flancs; les couvertures inférieures de la Queue sont d’un Jaune vif.

Le Bec est noir, les Pieds de couleur plombée. Iconographie Ornithologique. — 6° Lrv.

2 ms eq

PHILÉPITTE D ISIDORE.

DIMENSIONS

Longueur totale, 150 nillin.

— du bec, F-1018 — du tarse, | 023 — du doigt médian avec son ongle, 023 — du pouce id., 020

Il va sans dire, ainsi que le montre notre Dessin, que les Caractères Génériques sont exactement semblables à ceux attribués au Genre par M. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire; à l'exception toutefois de la Nature veloutée des Plumes; celles de notre Philépitte ayant ses Plumes mates, sans reflet, en un mot, à l'état ordinaire.

Mais un caractère saillant chez la Phrlepitta sericea, celui de la présence d'une Caroncule membraneuse au-dessus de l'OEil, manque dans notre Espèce. |

Nous avions dit dans la Notice que nous avons insérée dans la Revue Zoologique de cette année (quillet), que cette Caroncule manquait complétement, et que le tour de l'OEil était entièrement emplumé comme le reste de la Tête. |

Or, ajoutions-nous, l'absence de ce Caractère, déclaré au surplus par M. Isidore Geoffroy-Saint- Hilaire, dans sa précieuse Notice, Être de F'aleur plutôt Spécifique que Générique, ne saurait en aucune manière Infirmer, en quoi que ce soit, le Classement que nous faisons de cette Espèce dans Le Genre Plhulepitta. Elle vient au contraire réaliser les Judicieuses prévisions du Célèbre Zoologiste qui s’exprimait ainsi : « D’autres Espèces de Philépittes, les jeunes Sujets » peut-être même les Femelles de l'Espèce dès à présent connue, » peuvent très-bien ne présenter aucune trace de Car oncule. »

En étudiant de nouveau les deux beaux Exemplaires que nous

PHILÉPITTE D ISIDORE.

avons eus sous les yeux, el en les examinant attentivement, nous avons remarqué entre la base du Bec et l'angle interne de l'OEil une callosité ou protubérance, plus appréciable au toucher qu'à la vue, qui semble accuser la présence au moins du rudiment d’une Caroncule. Cette circonstance, jointe à la coloration du Plumage, qui a tous les Caractères d’une livrée de Jeune ou de Femelle, pourrait peut-être faire élever quelque doute sur la spécification distincte à faire de notre Individu d'avec la Phulepitta sericea, dont il ne serait peut-être que la Femelle.

Nous nous empressons donc de consigner ce doute; mais en l'absence de tout élément de certitude plus positif, en considérant la différence de taille, qui est ici de trente millimètres en plus, et surtout en réfléchissant que la saillie calleuse en question pourrait fort bien aussi n'être que le résultat d'un vice dans le montage de la peau, nous croyons, en attendant de plus amples documents, devoir en faire une Espèce.

C'est au Savant Fondateur du Genre que nous l'avons dédiée.

Elle a été découverte à Madagascar par M. Goudot, qui en à donné deux Individus exactement semblables au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, en 1841. Un de ces Exemplaires a servi à notre

Description et à la Figure de notre Planche.

GUEPIER DE LEFEBVRE.

MEROPS LEFEBV RIT. O.»xsMurs et Fi Prévost-De ol (040, OU y 243.

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