‹ Iconographie ornithologiqueChapitre 63 sur 101 · PLANCHES XLIX ET L · texte numérisé non relu

PLANCHES XLIX ET L

Description. — Mae. D'un gris brunâtre plus foncé au sommet de la tête, aux rémiges secondaires, aux couvertures supérieures alaires et à la queue, tirant au blanc argenté sur tout le reste du corps, notamment à la poitrine, au ventre, aux scapulaires et à la partie inférieure du dos; les rémiges primaires, de même que les rectrices, d’un blanc brunatre, très-pale à la tranche extérieure,

rayées transversalement de bandes d’un brun foncé; ces dernières

Iconographie Ornithologique. — 9° Lrv. ’

ENGOULEVENT À AILES BLANCHES

tigrées et comme zébrées du même brun sur les parties blanchâtres : le gris argenté des scapulaires zébré également de brun plus Clair : le bord extérieur des premières de ces mêmes plumes d’un blanc pur bordé inférieurement d’un brun tirant au noir velouté qui le fait d'autant mieux ressortir; quelques taches de cette dernière nuance se font aussi remarquer à l'estomac sous forme de flammes : la baguette ou tige de toutes les plumes surtout à la poitrine, sur les épaules, qui sont d’un brun-roussâtre, et sur le dos, est noire dans toute sa longueur ; les ailes viennent à 3 centimètres de lPextré-

mité de la queue.

« L'iris de l’œil, dit M. le Prince de Wied (dans les Notes Manuscrites qu'il a eu » la bonté de nous adresser et que nous reproduirons tout à l’heure ), est orangé vif; le » bec noir; bord des mandibules blanchâtre par derrière; intérieur de la bouche gris- » rougeâtre pâle; pieds d’un gris-brun clair ; ongles brun-noiratre. »

Dimensions prises sur l’Oiseau frais, par M. le Prince de Wied.

Longueur totale, 3ç cet.

Envergure, 72

Nous nous faisons un plaisir en même temps qu'un devoir de reproduire ici la Description textuelle que nous a donnée M. le Prince de Wied de la femelle que nous avons sous les yeux, parce qu'indépendamment du mérite de l'exactitude, cette Description à celui de traduire le texte même de l'Ouvrage si connu, Mais si peu étudié, publié il ya déjà longtemps par le Prince lui-même sur ses Découvertes Scientifiques dans son Voyage au Brésil.

FEMELLE. — « Beaucoup plus obscure que le mâle et les couleurs plus tranchantes; » rémiges brun-noirâtre, la seconde » la troisième, la quatrième et la cinquième ne » portant qu’à leur barbe extérieure de petites taches pales et alternantes d’une couleur » blanc-roussâtre, qui forment, quand l’aile est fermée, des lignes pâles transversales;

» les autres rémiges portent vers leur pointe quelques lignes transversales marbrées et

Sas Ss

ENGOULEVENT A AILES BLANCHES

päles. La queue est brun-noirâtre, avec sept ou huit bandes transversales un peu pointillées et pâles d’une couleur gris-brun plus claire, qui sont moins distinctes sur

» Jes pennes du milieu ; les pennes extérieures sont plus pâles à leur barbe externe, et

LA

les bandes obscures en sont plus distinctes ; l’aile est entièrement brun-noirâtre à l’intérieur ; queue composée de dix ou douze pennes. »

Dimensions de l’Oiseau frais

Longueur totale, moe À Envergure , | 62 — de l'aile, du fouet à la pointe, 21 — de la queue, à peu près, 15 De — du tarse, à peine, 0 De te — du doigt du milieu, 0 17 — du doigt extérieur, 0 15 = du doigt intérieur, 0 09 — du doigt de derrière, sans l’ ongle, 0 08 Habit. — «Ge bel Engoulevent fut trouvé, le premier, par mes chasseurs aux envi-

rons de Caravallas et de Villa Vicoza, dans les grands bois de la Rivière de Peruhypé, et plus au Nord près de la Bahia de Todos os Santos, dans les Bois de la Rivière Jagoaripé, près de la ville de Nazareth das Farinhas. 11 vole au crépuscule, se pose souvent par terre dans les sentiers des forêts, sur les clairières desquelles on le voit planer et voltiger avec beaucoup d’agilité.

» J’ai trouvé des Insectes dans son estomac. Par hasard, j’ai manqué de noter la construction de la langue de cet Oiseau ; mais je suis persuadé qu’elle doit être conformée comme dans le Vyctibius grandis ; c’est-à-dire qu’elle est fixée, ou qu’elle prend naissance, comme dans les Pics et les Oiseaux-mouches, sur le sommet du crâne sous la peau. Îl paraît que cette construction de la langue est un caractère distinctif entre les vrais Engoulevents et les Vyctibius, comme je l’ai dit dans la Descripuon de mon Voyage au Nord de l'Amérique (édit. française), vol. 3, pag. 268.»

Observation. — Nos deux planches reproduisent les deux Types

trouvés et décrits par M. le Prince de Wied, que nous avons fait

dessiner d’après les Individus même qu'il a eu l’obligeance de nous

confier.

PICUCULE PICIROSTRE.

DENDROPLEX PICTROSTRIS. La Fresnaye. Rev. Zool., Mars 1847, p. 76.

DENDROCOLAPTES PICIROSTRIS.

SPEC. CHAR. D. — Suprà cinnamomeus; pileo, colloque supero nigro-fuscis, undique maculis parvis pallidè rufis sparsis, his suprà nucham latioribus ferè triangularibus et subito aliis prælongis angustissimis supra dorsum supremum post comitatis, omnibus limbo nigro marginatis; subtus mento, gutture, collo antico et laterali, vittà latà superciliari capitis lateribus pectoreque supremo unicoloribus albidis, rufescente lavatis. Pectore imo, ventre et abdomine fuscobrunneis ; pectoris supremi albedine maculis latis triangularibus albidis nigro limbatis terminato; posteaque ventre supremo aliis angustis et sensim evanescentibus notato; subcaudalibus æque aliquot stris pallidé rufescentibus notatis. Abdomine immaculato ; rostrum albidum rectum, huic Dendrocolaptis pici persimile, sed fortiore, pedibus plumbeis. { Dr La Fresnaye.)

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