PLANCHE LIV
Description. — Celle qui va suivre, ainsi que les observations qui l’accompagnent, sont extraites d’une lettre que notre honorable
collègue et ami, M. le baron de La Fresnaye, a bien voulu nous adresser derniérement.
« Cette Espèce, à coloration généralement bigarrée de noirâtre et de blanc roussâtre, » a le dessus et les côtés de la tête marqués de stries fines roussâtres, pâles et noirâtres ; « le cou en-dessus est également varié, mais de mèches plus grandes noiratres et
Iconographie Ornithologique. — 9° Liv. 3
CAMPYLORHYNQUE MÉGALOPTÈRE.
» blanches, ces dernières se terminant en pointes de fer de lance; tout le dos et les cou- » vertures des ailes, les ailes et la queue, sont de la même teinte noirâtre toute par- » semée de taches blanc-sale formant des bandes transverses irrégulières sur les pre- » mieres parties, des bandes obliques sur les rémiges et un damier sur les rectrices : » tout le dessous est blanc-sale parsemé de taches noirâtres assez grandes, assez rap- » prochées et d’une forme irrégulière. Le bec est corné en-dessus, blanc en-dessous ; » les pattes sont couleur de plomb claire.
» On ne peut disconvenir que vu en-dessus cet Oiseau ne présente les plus grands » rapports de coloration avec le Grimpic zoné de Lesson, Centur. zool. PI. 7 0; mais » 1l diffère beaucoup par les couleurs du dessous, car ce dernier n’a de blanc que sur » la gorge, le cou et la poitrine, blanc qui est parsemé de taches rondes, régulières, plus » petites vers l’abdomen, qui est d’une couleur rousse uniforme plus pale, d’abord » plus vive vers l’anus et les sous-caudales. Malgré ces différences de coloration infé- » rieure, On pourrait encore supposer que ce P. megalopterus est un jeune P. zonatus ; » mais la différence dans les proportions fait rejeter une pareille Supposition. Ainsi » le zonatus à 17 centimètres de longueur totale, et notre megalopterus 19 centimètres » et 5 millièmes; chez le prenuer, l’aile pliée a de longueur 8 centimètres au plus; » chez le second, elle en a 9 un quart; et ce plus grand développement dans cette » partie de l’aile, qui nous l’a fait nommer megalopterus, se trouve également plus » prononcé que chez toutes les autres Espèces.
» On peut du reste consulter sur ce Genre Campylorhynchus, notre Monographie du » Genre, dans la Atev. z00l. 1846, p. 91, à laquelle toutefois il faut ajouter comme » douzième Espèce le Picolaptes capistrata (1). Lesson, Rev. zoo. 1842, p. 174.
» L’Individu d’après lequel a été faite notre Diagnose, et que nous possédons, nous » a été vendu comme venant de Mexico ; celui d’ après lequel la Planche qui accom- » pagne cet article a été gravée, provenait de la Colombie et à été rapporté par
» M. Delattre. ;)
Cest sur l’Individu rapporté par ce dernier Voyageur, aujourd'hui en la possession de M. Th. Wilson, de Philadelphie, et avec
Sa permission, que notre Dessin a été fait.
(4) Le Picolaptes capistrata sera figuré dans la 41° Livraison de cette Iconographie.
GRALLARIE DE MONTAGNE.
GRAELARIA MONTICOL 1. DE La Fresnaye, Rev. Zool., Mars 1847, p. 68.
SPEC. CHAR. Grall. — Suprà fusco-olivacea, unicolor, supra caudalibus ante extremum apicem rufum maculis aliquot parvis, transversis, fuscis, notatis; loris sordidè albescentibus; subtüs pallidé rufescens, gsutture medioque abdomine albescentibus, pectore ad latera præcipuè obscuriori. (Dr La Fresnaye.)
PLANCHE LIIT.
Description. — Cette Grallarie, qui a les plus grands rapports de coloration avec ses congénères, principalementavec la Grallaria Guahmalensis, For. Prévost (Zool. du Voy. de /a f’énus), dont elle est aussi voisine pour la taille, est en-dessus d’un brun olivâtre uniforme, mais à reflets plutôt grisatres que verdatres; les couvertures caudales supérieures, de même que quelques-unes des petites couvertures alaires, sont rousses, striées transversalement de noirâtre ; sa gorge est blanchätre dans son milieu, et sur ses côtés d’un blond
vif qui se retrouve vers le milieu du ventre; le lorum et les joues
Iconographie Ornithologique. — gme Lrv. 4
GRALLARIE DE MONTAGNE.
sont d'un blanc jaunâtre orivelé de noir, et les flancs sont d’un brun
obscur : le bec est noir, les tarses sont bruns.
DIMENSIONS
Longueur totale, 7 cent.
—— de la queue, 04 à), — des tarses , | ve 06e = du bec, 03
C’est la quatorzième Espèce du Genre et non la dixième, ainsi
que semble le croire par erreur M. De La Fresnaye.
Habit. — « Nous tenons de M. Delattre, ajoute notre Savant Collègue à la suite de » sa Diagnose, qu’il n’a trouvé cette Espèce dans les Andes du Pérou qu’à une éléva- > tion où la température est déjà froide, au-dessus de Pasto. Aux environs de Pasto » elle trouve encore des Fourmis, mais à une lieue de là, en s’élevant, elle y supplée » par d’autres Insectes et de petits Vers; son cri est fort comme celui du Rossignol. »
LA
Le
Notre Dessin a été fait sur l'unique individu rapporté par M. Delattre, aujourd'hui dans la Collection de M. Th. Wilson de Philadelphie.
PICUCULE À GORGE FAUVE.
(DRYOCOPUS FLAVIGASTER. 0. »8s Murs.
XIPHORHY NCHUS FLAVIGASTER. SwaINsON, Philos. Magaz., 18727. + DR YOCOPUS ÉEBURNEIROSTRIS. Lesson, Écho du Monde savant, 1843.
SPEC. CHAR. D. — Gulà flavo-albidà, strigâ mystacali-formi lateralitèr strictissimè marginaià ; suprà capite, genis, colloque nigris, humeris et dorso supremo olivascenti-brunneis, his guttulis, ils flammulis flavis nigro circumeinctis notatis; alis caudâque rufo-cinnamomeis : subtus brunneus, albo-flavescente brunneoque fuscescente flammato; rostro albido, pedibus plumbeis.