PLANCHE LXV
Lorsque nous avons livré cette Planche à l'Impression, la discussion élevée depuis entre les deux Honorables Ornithologistes, MM. le Baron de La Fresnaye et le docteur Hartlaub, ce censeur vigilant, n’était pas encore née; on ne s'étonnera donc pas si le
nom de P. Cinnamomeiventris s'y trouve inscrit.
Iconographie Ornithologique. — 11% Lav. o
» publié en 1847, sous le titre de :
PIAYE PLUVIAL
Maintenant que, contre l’idée première de M. de la Fresnaye, toujours, et fort heureusement pour la Science, si enthousiaste de Nouveautés Ornithologiques, cette identification est admise, nous ne nous empressons pas moins de publier notre Dessin dans la Série de nos Planches peintes; car si par hasard il fait double emploi avec celui si peu soigné de Sloane, au moins lui vientil avantageusement en aide, en fixant les incertitudes forcément inhérentes à toute mauvaise Figure. De plus, et ce qui pourra donner plus de valeur et d’à-propos à cette Publication , cest que la Description dont nous allons l’accompagner, de même que la nouvelle Diagnose qui précède, sont entièrement dues à notre Savant Collègue, qui, auteur de lerreur, nous a témoigné le désir de bon
goût de la rectifier lui-même, en indiquant les causes qui avaient
inévitablement dû fly entrainer. Nous laisserons donc parler M. de
La Fresnaye :
« Cette belle Espèce de Piaye, dit-il, si imparfaitement décrite et figurée par les » anciens Auteurs qui ont écrit sur les productions de la J amaïque, Sloane et Brown, » et même par Brisson, qui ne lui donnait de longueur totale que quinze pouces, tandis » qu elle en a près de dix-huit, et d’ouverture de bec un pouce, tandis qu’elle en a » un pouce trois quarts, avait été regardée par Vieillot, dans sa Galerie des Oiseaux » (Art. Saurothera Vetula), comme le même Oiseau, mais de sexe différent seule-
» ment. Trouvant nous-méme si peu de rapports dans la coloration et la taille de cet
» Oiseau avec celles du Pluvialis des anciens Auteurs, et de Brisson en particulier, et » nous en rapportant à l'opinion de Vieillot, qui regardait le Pluvialis et le ’elula des
» Auteurs comme ne formant qu’une Espèces mais seulement les deux sexes différents, » nous avions décrit pour nouveau, dans la Rev. Zool., 1846, page 321, et sous le » nom de Pia: ie Cinnamomeiventris, ce Coucou rapporté depuis peu de la J amaïique , » et manquant à a notre Musée de ee
» Depuis cette époque, M. Goosse, qui a passé du temps à la Jamaïque, ayant
: The Birds of Jamaïca, une Histoire des Oiseaux de » cette île, nous ÿ avons vu que sous le nom de Pia ya Pluvials, auquel il donne pour » synonynie le Cuculus Pluvialis de Gmel. et de Sloane, il décrivait absolument notre
» Priaya Cinnamomeiventris ; nous avons donc cru, malgré. tous nos doutes antérieurs,
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PIAYE PLUVIAL
devoir adopter la manière de voir de ce Savant, qui a été à même de reconnaître sur les lieux l’Oiseau à qui appartenait réellement ce nom, et nous renoncons à notre premier nom de Cinnamomeiventris pour celui de Pluvialis.
Descriphon. « Nous ajouterons seulement à sa PCR Latine, qu'il a la coiffe d’un gris foncé ou ardoisé, passant sur la nuque à l’olive rembruni glacé de vert qui
couvre tout le reste des parties supérieures, excepté la queue, qui est d’un noir un
peu glacé de bleu violet, largement terminé d’une bande blanche moitié plus étroite sur les deux rectrices médianes; la gorge et le devant du cou sont blancs, se dégradant en gris cendré sur les côtés du cou, sur les joues et la poitrine; tout le reste du dessous et les couvertures inférieures de l’aile ne sont pas roux, comme l’ont indiqué tous les Auteurs, mais d’une couleur cannelle foncée ou brun-rouge toute particulière, et différente des teintes rousses de toutes les autres Espèces de Piayes; son plumage est tres-lache et très-moelleux.
» Nous ajouterons, d’après M. Goosse, que l'iris est couleur noisette; les pattes d’un gris bleuâtre, le bec noir, avec la mandibule inférieure d’un gris pâle; les paupières
noirâtres ; l’intérieur de la bouche noir.
DIMENSIONS Longueur totale, TR — de la queue, 1 Re:
— du tarse, 04 — de l’ouverture du bec, 05
L’Auteur précité désigne cette Espèce par les noms Anglais employés à la Jamaïque, de Æunter, Old-Man, Rain-Bird (Chasseur, Vieillard, Oiseau de Pluie), et ajoute que le nom de Rain-Bird est employé sans distinction pour cette Espèce comme pour le Saurothera P'etula, et qu'on leur donne également à tous deux, quoique moins souvent, celui de Ol-Man; qu’il le désigne par celui de Hunter sous lequel il est connu à Sainte-Élisabeth; que c’est un Oiseau de grande taille et
d’un aspect imposant, que son plumage lâche et sa grande queue barrée de blane
font paraître encore plus grand qu’il n’est réellement; que sa voix est souvent une sorte de craquement répété du même son, augmentant de rapidité Jusqu'à ce que les sons se confondent; d’autres fois un croassement rauque; que le jabot est projeté au-dessous du sternum, et que la peau de cette partie de l’abdomen est dégarnie de plumes et même de duvet; qu'il est souvent si gras que ses intestins sont recouverts alors d’une couche de graisse épaisse de trois quarts de pouce anglais; que, vivant, il a une forte odeur de musc; qu’il se tient habituellement dans les lieux découverts et buissonneux où vivent Fa Insectes dont il fait sa nourriture.
» M. Goosse à ajouté dans cet article aux mesures de l'Oiseau une courte Des-
PIAYE PLUVIAL
e e 7, i e À ‘ . . p > cription du plumage, ce qui heureusement nous a fait reconnaître son identité avec
CA
» notre P. Cinnamomeiventris.
» LI est fâcheux, dit en terminant M. de La Fresnaye, que dans la plupart des Espèces » que M. Goosse croyait déjà connues et bien déterminées, comme le Saurothera Fetula, » le Tanagra Zena , il se soit borné à désigner les dimensions , ce qui est insuflisant » pour les faire distinguer d’autres Espèces très-voisines et leurs représentants dans
» d’autres îles des Antilles. »
Le Dessin figuré par notre Planche représente le Type même de la Diagnose et de la Description qui précèdent; il nous avait été obligeamment communiqué à cet effet par son heureux possesseur,
M. de La Fresnaye.
PIAYE À CROUPION ROUX
EPREEA ERTYTHROPTECIA.
COCCEZUS ERYTHROPYG 1. Lesson, Rev. Zool., 1842, p. 210.
SPEC. CHAR. — P. Rostro luteo, culinine atro; capite et dorso brunneo-
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olivaceis ; alis virescentibus; uropygio rufo; circuitu oculorum
nudo; tænia nigra super auriculas; collo , thorace, abdomine rufoferrugineo ; caudà Iucidà, virescenti ; pedibus rubris. (Lessow, tbid.).