AVANT-PROPOS
JUA première partie de V Iconographie romaûie , que je publie dans ce volume, a pour objet les portraits des Romains illustres. Je n'y comprends pas ceux des Empereurs, des Césars, et des personnages de leurs familles-, ils formeront la seconde partie.
Le nombre des portraits d'hommes illustres, qu'on peut regarder comme authenliques dans ce qui nous reste des antiquités romaines , ne s'élève guère au-delà de cinquante. Il n'étoit pas difficile de les ranger dans un ordre convenable, et je les ai distribués sous cinq chapitres.
Le premier contient ces portraits que plusieurs antiquaires croient d'un genre idéal et de convention , et qui cependant ont dû, pour la plupart, avoir des modèles dans des siècles très reculés^ tels que les ouvrages en bronze des statuaires toscaniques. Ces portraits appartiennent à la première période de l'histoire romaine , lorsque la ville de Mars étoit gouvernée par des rois.
Dans le second chapitre, J'ai réuni les portraits des hommes d'état et de guerre qui ont Henri dans les diverses périorlos du gouvernement républicain j et j'ai
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range; dans le cliapitrc suivant ceux qui se sont fait un nom dans l'Iiisloire sous le gouvernement des empereurs. (^uoi(|ue le nombre de ces personnages soit très peu con sidcrable, en comparaison du nombre immense d'Jiommcs ilkislres dont l'histoire romaine étonne, pour ainsi dire, noire imagination, il y en a toutefois quelques uns sur lesquels elle garde le silence, et que les iiionuaienls nous ont fait connoîlre.
Le quatrième cliapitrc comprend les portraits des écrivains qui ont illustré la littérature latine depuis Térence jusqu'à Apulée, et dont la plupart ont laissé un nom immortel. On regrette que des portraits si intéressants ne nous aient pas été conservés par des ouvrages de l'art moins imparfaits que ne le sont la plupart de ceux qui nous sont parvenus.
Enfin j'ai consacré le cinquième et dernier chapitre à ces personnages qui ont dû principalement leur illustration à leur vanité, et qui, en obtenant des honneurs et des monuments publics dans les municij^es, ont réussi à faire passer leur nom à la postérité. Je n'ai pas été curieux de multiplier les dessins des monuments de ce genre.
La différence dans l'arrangement et la disposition de la chevelure et de la barbe est remarquable dans les portraits des citoyens de la même ville, et souvent contcm-
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poraiiis. On y voit de jeunes Romains portant la barbe par fantaisie et pour se distinguer, tels que Cicéron peint les amis de Clodia-, des personnages d'un certain âge entièrement rasés-, sur d'autres portraits, on retrouve cette barbe longue et hérissée que l'orateur romain remarquoit dans les vieilles statues' : d'autres enfin, et c'est le plus grand nombre, semblent n'avoir mis aucune recherche dans leur ajusiemcnt.
Comme le temps qui s'est écoulé depuis la publication de VIcoiiogT^aphîe grecque jusqu'à l'édition de ce volume a produit plusieurs découvertes numismatiques propres à enrichir cette Iconographie , sur-tout depuis que la paix a rendu facile le commerce et féchange des connoissances entre la France et l'Angleterre; j'ai réuni dans une planche les dessins des monuments que j'ai pu découArir dans mon voyage à Londres , et de ceux qui , trouvés par d'autres antiquaires, m'ont paru propres à intéresser les savants et même le public : ce sera un Supplément nécessaire à \IconograpJiie grecque. J'ai fait imprimer l'explication de ces monuments sur des feuilles séparées qu'on trouvera à la fin de ce volume.
Je renouvelle ici les témoignages de reconnoissance que je dois à plusieurs savants pour les commiuiicalions
(i) Ex harbalis illis non Jiac harhula qua ista deîectatur , seil illa horrida quam instatuis antiquis et iniaginibus viflemus. Pio INI. Cœlio, §. i4. I. l,