‹ Iconographie romaine (volume 5)Chapitre 110 sur 139 · PORTRAITS SUPPOSES · texte numérisé non relu

PORTRAITS SUPPOSES

DOMITILLA, fille de Vespasien. Son portrait ne se voit point sur la mé- chap xx. daille de bronze (avec le carpentuin) que lui attribue Eckhel. Pofr 5upposés

VESPASIA POLLA, mère de Vespasien. La médaille de bronze qu'a publiée de Havern, en 1766, a été reconnue fausse.

PLAUTIANA (Pescennia), épouse de Pescennius Niger. Les médailles qu'on lui a attribuées sont fausses ou n'existent pas.

QUARTINUS (T., TycHUS ou Titus) usurpa la pourpre, du temps de Maximin, dans la Germanie. Oiî lui a attribué une médaille d'argent, de consécration, qui a])particnl à Titus, fils de Vespasien, et qui paroît avoir été frappée dans le siècle de Trebonianus'.

AKTONIJN'US URAMUS et SULPICIUS ANTONFNUS, tyrans qui revêtirent la pourpre, lun après l'autre, sous le règne de Sévere-Alexandre^, et qui ne régnèrent que peu de temps. On voit le premier, couronné de laurier, sur une médaille d'or latine du cabinet du roi, avec la légende hucius A\Relius SVLPtfi»* VRAHt»5 ANTONIÏSVS. Revers, FECVNDITAS AVGusta, avec le type de la Fortune''. Haym"^ a publié une médaille de bronze sur laquelle est gravée une tête couronnée de laurier, avec la légende AYTOKçaroç COYAnmoç ANTtoNIN02 CEBaoToç. Revers, GMICCON KO-A.G)NI (monnoie des habitants d'Emese, en Phénicie), GH^, l'an 565 de l'ère des Séleucides (1006 de Rome); type, temple hexastyle, dans lequel est placée une pierre taillée en cône. Mazzoleni' en a publié une semblable du côté de la tête, mais qui présente au revers une aigle, et (?T)fiapx êHOYClaç (monnoie frappée par l'autorité du peuple).

Eckhel n'a rien prononcé sur l'authenticité de ces trois médailles; et Visconti n'a point inséré dans le catalogue des empereurs et des tyrans destinés à entrer dans llconograpliit! romaine les deux personnages dont elles présentent les portraits. J'imiterai leur retenue.

PERPENNA, tyran qui revêtit la pourpre, l'an 253, sous le règne de Trebonianus Gallus, ou, selon qucl(|urs historiens, l'an aSi, sous celui de Trajan-Dece. Il régna très peu de temps. Goltzius a fait graver une médaille de ce tyran, mais on n'a jamais pu la découvrir.

(1) Eckhel. (4) Tome 1, page 292.

(2) Zosiin., I, c. XII et xï.xviii. (5) Ànimndv. iii Mus. J'If. , pari. II, p. a^tj.

(3) Mionnet, Mcdaill es romaines, a3a.

224 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.

CiiAP. XX. VALÉRIEN JErNE. On a lon{;-temps attriJnic à oc fils de Valéricn l'ancien,

Portr. supposi^s. et cousin (Ic Gallicn, tics nictlaillcs que l'on a restituées à Salonin, fils de Gallien, jjarcequ'on ne peut prouver par aucun monument (pic \ aléricn jeune ait étd créé César ni Auguste '.

GALMENUS (QUINTUS JuliUS), second fils de Gallien. On ne connoît de lui aucune médaille certaine.

GALLIElNUS ( PUBUUS Cails SaL(3NINUS ), troisième fils de Gallien. < )n n a trouvé dans aucun cabinet les médailles qu'on lui avoit attribuées.

GALLIENA (LicINIA), cousine-germaine de Gallien. EcklieP a prouvé qu'on ne possède de cette princesse aucune médaille certaine.

.IUjNLV DOINATA. Goltzius et Clufflet ont publié de cette prétendue épouse de Postume le père des médailles siq^posées.

iELIANUS ( QuiNTUS ValenS ). Les médailles de ce tyran citées par Golt/ius et Occo sont j)lus qtie suspectes.

PISO (LUCIUS Calpurnius), tyran dans la Thessalie après la défaite de Valérien. Ses médailles sont fausses.

VALENS, tyran dans rx\chaïe sous Gallien. Occo et Banduri en ont cité une médaille frappée à Alexandrie, que l'on n'a jamais vue.

BALISTA, tyran dans l'Orient, tué par Odénath. Les médailles qu'on lui attribue sont supposées.

REGILLLVNUS est le nom sous lequel Goltzius seul a publié une médaille supposée. Le véritable nom de ce tyran est ReGALIANUS (voyez son article).

ANTONINUS (SULPITIUS). Voyez plus haut AntONINUS UraniuS.

ALEXANDRE (ÉMILIEN), tyran en Egypte sous Gallien. Eckhel regarde avec raison comme suspectes les médailles qu'on lui a attribuées, même celle qu'a publiée Pellerin^.

TREBELLIANUS, tyran dans l'Isaurie sous Gallien. Quoique Trebellius ait dit de lui moiietam etiam cudi jussit, on n a de cet usurpateur aucune médaille véritable.

, CELSLS cultivoit ses champs en Afrique, lorsf[uil fut contraint à cein-

dre le diadème. On n'a point vu les médailles que lui attribuent Goltzius et Tristan.

(i) Eckhel, Doctr. Num. Veter., tome VII, (2) Doclr. Num. Fet.,t.\\\. l^xï.

page 427. (3) Additiom, page 7.

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