‹ Iconographie romaine (volume 5)Chapitre 113 sur 139 · C.nu: XXI · texte numérisé non relu

C.nu: XXI

l'do ICONOGRAPHIE ROMAIINE. Part. IT.

uient (Iccouverlcs el citées piécécleinniciil ', autorisent à diic; (|iie le règne

Additions de Sauromate I" n'a pas duré seize ou «lix-sept ans, coininc !<• rioyoit Vis-

l'i ixiv. eonti'; car il l'iiiii en retrancher le temps, (juoiquc indéterminé, pendant

lequel a régné Rhescuporis vraiment le I", [)ere de Sauromate l", et le temps

pendaat K.'cjuel Oépaepyris a régné seule après la mort d<; son époux.

D'ailleurs I-e .système d'après lequel Visconti ^ a établi l'origine de la dyna.stie qui succéda dans le Bosphore! à Poléinon I " (;st «onlrcdit par des monuments inédits et parfaitement conservés, mais découverts après sa mort'*. i" Il assure, dans l'endroit cité ici, que les Aspurffitains restèrent possesseurs du Bosphore après ta mort de leur ennemi, Polémon I" . Mais Strabon ne dit point qu'ils aient poussé 'a vengeance au-delà de cette mort; et il est probable que, contents d'avoir chassé leur ennemi, ils ne portèrent point la guerre dans ses états. 2° Strabon ne dit pas non plus fpie des rois barbares gouvernaient le Bosphore sous la dépendance de Home; il ne parle point de Yorigine barbare de ces rois : origine de laquelle Visconti vouloit inférer qu'ils pouvoient être les chefs des Aspurgi tains ])lutôt que tous autres chefs scy thés ou sarmates qui, devenus maîtres du Bosphore par quelque révolution intérieure, auroient obtenu des Romains la confirmation de leur titre.

Le monument dont Visconti^ s'est étayé le plus fortement est une médaille de bi'onze que l'on attribuoit à Sauromate 1", et sur laquelle on lit autour d'une tête, que l'on croit être celle de ce prince, le mot 'XIlOYPrOY. Visconti n'hésite pas à le traduire par ÏAspurgitain , et à le citer comme un surnom donné aux princes qui étoient les chefs des Aspurgi tains, les vainqueurs de Polémon P'; mais Strabon, le seul des historiens anciens qui fasse mention de ce peuple, le désigne deux fois par le mot AoTtouçytavoi. Dès-lors ^" nom ■.CnOYPrOY peut désigner le père du prince dont on voit la tê\ ou se trouver un titre d'honneur pris par Sauromate en mémoire de sa victoire sur les Aspiu'gitalns, dont il auroit délivré le Bosjihore. Voici une preuve encore plus forte : M. le comte Séverin Potocky, résidant à Saint- Pétersbourg, possède une médaille qui présente un type semblable à celui de la médaille citée par Visconti; chaise curule surmontée d'une couronne;

(i) Jntiquités grecques, Tp. ii4- (4) Antiquités grecques , pages ii5et 122.

(2) Iconogv. gr., part. II, ch. vu, §. lo. (5) Iconogr. gr., part. II, ch. vu, §. 10. —

(3) Iconogr. gr., part. II, ch. vu, §.9. Antiq. gr., p. 124.

Chaf XXI.

ions.

dans le champ, M»?ee/jeeet les lettres TFIM AI (honneurs) BaaiAeoç (du roi) les trois dernières syllabes ont été coupées, et à la suite le nom KOTYOC Addit (de Cotys). Au revers, bouclier rond, surmonté h droite d'une tête humaine, ^^ lxiv. à gauche d'une tête de cheval bridé, disposées en trophée; lance : dans le champ épée, casque, et les lettres K.A (24): la légende, également bien conservée, estTOY ..cnOYPrOY, qui fait évidemment suite à la légende gravée sur Tautre face de la médaille. On peut conclure, d'après cela, 1° que sur la médaille, qui a trompé Cary et Visconti, le nom KOTYOC (Cotys) a été effacé; 2° qu'elle appartient à un des rois de ce nom; et 3° que le rapprochement forcé des lettres MA et de celles-ci, TOY, qui les suivent à distance, a fait seul rétablir le prétendu nom cfaupoMATOY.

PÉPyEPYRIS, et mieux GÉP^PYRIS, épouse de Sauromate I". Du temps de Visconti' on ne connoissoit qu'une seule médaille de cette reine, et sur ce monument la lettre F (G) ne se voyoit pas. Des médailles découvertes depuis cette époque ont donné à M. Raoul-Rochette' le moyen 1° de rétablir son nom, Gépœpyris; 2° de prouver qu'elle régna seule sur le Bosphore après la mort de son époux; 3° que son règne remplit une partie de l'intervalle de quinze années (de l'an 2 à l'an [7 de l'ère vulgaire) attribué aux règnes de Rhescuporis I" et de Cotys I".

RHADAMEADIS, roi du Bosphore. C'est à cause de la grossièreté du travail que je n'ai point fait graver les médailles nouvellement découvertes dans la Crimée, et qui présentent les traits informes dun roi du Bosphore, appelé RhaD.^IÉADIS^, dont aucun écrivain n'a parlé. Au revers des médailles on voit une tête d'empereur que les dates 3 1 1 et 3 ig font reconnoître pour celle de Constantin-le-Grand ; de même qu'elles placent Rhadaméadis après Sauromate VII.

Page 1