‹ Iconographie romaine (volume 5)Chapitre 119 sur 139 · ANTIQUITÉS ROMAINES · texte numérisé non relu

ANTIQUITÉS ROMAINES

FLAMININUS (T. Q.), que rpielques auteurs a])])ellent aussi Flaminius. Visconti a fait {graver' la nicclailli; d'or du cabinet du roi sur laquelle on voit le portrait de Titus Qninctius Flaminimis, avec une Victoire au revers, et la lé{}ende T. QV IINGTI. Il pensoit qu'un des descendants de ce Romain illustre, commandant en Asie, avoit l'ait frajiper celte ra<5daille pour payer l'armée qui étoit sous ses ordres.

En 1 824, M. Mionnet, attaché au cabinet du roi, a [)ublié le troisième volume du Supplément à sa Description des Médailles antiques. Il y dit de cette médaille d'or, qui pesé 8 grammes 4<)C) centigrammes (2 gros 16 grains), et qu'il a fait graver de nouveau ( page 260) : « Quoique la légende soit latine, le type, la fabrique, et le poids, annoncent qu'elle a été frappée hors de Rome. Visconti, dans son Iconographie romaine, pense que c'est probablement par un des descendants de T. Q. Flaminius, à l'occasion de quelque expédition dans la Macédoine.

(t II est plus vraisemblable, je crois, que ce sont les Grecs eux-mêmes qui firent frapper cette médaille au moment où Flaminius fit proclamer la liberté de la Grèce, après la défaite de Philippe V à la bataille de Cynocéphale.

«' La reconnoissance des Grecs d'ailleurs ne se borna pas, dans cette occasion, aux honneurs d'une médaille d'or ])ortant non seulement une légende latine, mais encore le nom et la tête du libérateur de leur patrie. On sait par Plutarque qu'ils lui consacrèrent de plus un temple à Ghalcis.

« La médaille dont il est ici question auroit donc été frappée par les Grecs. Je puis ajouter à l'appui de cette opinion que le type de la Victoire qui se trouve empreint sur cette médaille est commun aux médailles d'or d'Alexandre et de plusieurs de ses successeurs, qui circuloient encore en Macédoine,

(1) PLiiiclie IV, n" 2, Iconogr. rom., part. I, cli. 11, §. 1 1, 1. 1, p. t\o, in-fol.; et p. 62, in-4°, 1. 1.

et que leur poids se trouve parfaitement conforme à celui de la médaille que chap. xxi. je publie de nouveau ; qu'enfin le travail en est grec. » Additions.

M. Dumersan, de la bibliothèque du roi, rendant compte, dans la Revue p'- ^^*^' encyclopédique \ de l'ojMnion de M. Mionnet, rapportée ci-dessus, ajoute ceci : « C'est une singularité numismatique qu'une monnoie ou vine médaille frappée dans un royaume à l'efligie d'un consul ou d'un général romain. Le seul exemple que l'on en eût est dans une médaille de Magnésie de Lydie, où l'on trouve le nom de Cicéron, et où plusieurs numismates ont cru voir sa tête. D'autres, et particulièrement M. Cousinery, ont pensé que cette tête étoit celle de Jules César. Mais la légende de la médaille de Cicéron est, selon l'usage, en grec, et celle de la médaille de Flaminimis est en latin. M. Cousinery, qui avoit émis la même opinion que M. Mionnet dans sa lettre à M. l'abbé San-GIemente% avoit promis au monde savant une explication de ce phénomène numismatique.

« Au reste l'exemplaire du cabinet du roi n'est pas unique; il en existe un entre les mains de M. Carabed, drogman au service de France, à Constantin ople. »

Buste d'un homme d'un âge mur^ qui porte une barbe épaisse. Il est vu n- 5 et e.

de face et de jjrofil. Quoiqu'il ne présente point d'inscription, on conjecture qu'il nous offre le portrait d'HÉRODE ATÏICUS (TIBERIUS ClaudIUS). Ce rhéteur fut célèbre dans le siècle des Antonins, et il fut choisi pour enseigner l'éloquence grecque à Marc-Aurele et à Lucius Verus. M. Fauvel, consul francois à Athènes, découvrit dans la plaine de Marathon un tombeau dans lequel étoit renfermé le buste ici gravé '^, avec ceux des deux empereurs nommés ci-dessus. M. de Choiseul-Gouffier en fit l'acquisition ; et à la vente qui suivit sa mort', en 1818, ce buste passa dans la collection de M. le comte de Pourtalès Gorgier, chambellan de S. M. le roi de Prusse, ({ui en a permis la publication.

L'espèce de marbre et le travail de la sculpture sont les mêmes pour les trois bustes; seulement une portion du nez d'Hérode Atticus a été fracturée.

(1) Janvier, iBaf», page 107. (3) Iconoçiraphie romaine, part I . di. v.

(a) Imprimée dans le Miujasin encydopc- (4) ^dilitions , pi. LXIV, n° S et 6.

clique, an 8. (5) Catalogue, n" 58.

238 ICONOGRAPTITK ROMAINE. Part. JI.

CiiAP. XXI ^^•' i'li('t<Mii- avoir proscrit à ses afFrancliis, dans son testament, de Ten-

Addiiious iori(>r à Marathon, oîi il ('loii ik'; et oii étoient situés ses riches domaines. Mais h's jeunes Athéniens, reconnoissants des lihérahtés immenses (|iiil avoit faites aux j)rincij)ah's vilh'S {grecques, et sur-tout à liiir patrie, voulurent conserver ses restes chéris. Ils alleniit à .Nfarathon, sa dernière demeure, lui rendirent les honneurs suprêmes, et le transportèrent sur leurs épaidcs jusqu'au stade de marbre hlanc cju'il avoit l'ait construire à Athènes. Là le [)(Miple rasseiid)lé assista à .ses funérailles. On peut penser que les affranchis dllérode Atlicus, réduits à lui élever dans la j)laine de Marathon un cénotaphe (tombeau vide), y placèrent son |)ortrait avec ceux de ses illustres élevés, qui avoient été aussi ses amis.

N" 2 O'J'llON. Lorsqu'un anti(|uaire aussi habile que l'étoit Visconli a |)u altii-

buer un portrait à un pc isoniia(je cé!el)re', et lorsque l'on embrasse une autre opinion sur cette ressemblance, on doit multiplier les moyens declairer le lecteur. C'est jiourquoi on reproduit ici' le portrait d'OTHON de la planche XXXI, n° 5 et 6 : mais il est réduit à la seule portion véritablement anti([ue, c'est-à-dire au mdsijne; et l'on a omis à dessein le bandeau (pii a été ajouté et la portion du nez qui a été restaurée. Il est gravé au simple trait.

N» 3. VITELLIUS. On aime à placer dans les {galeries des palais les portraits

des douze Césars, copiés sur les antiques, et l'on croyoit avoir ces douze portraits; mais Visconti a jeté des doutes bien fondés sur l'antiquité de celui de VlTELLIUS^ que Ton voit dans le Musée royal, sous le n° 54: c'est pour cela qu'on ne l'a point fait entrer dans les planches de l'Icono^fraphie romaine. Cependant, comme pour remplir le vide on le place ordinairement avec les onze autres portraits, on l'a gravé ici'* au simple trait. On a mis aussi sous les yeux du lecteur le profil de ce buste et un médaillon du même empereur.

N»4. VESPASIEN JEUNE". J'avois hésité à faire graver le portrait d'un VeS-

1 (i) Icoiwijr. wm., part. II, cli. ii, §. 3. (4) Jddiûons , pi. LXIV, n" 3.

(2) Additions, pi. LXIV, n" 2. (5) Iconogr. rom., part. II, ch. m, §.3.

(3) Icoiioijr. lom., paît. II, ch. 11, §. 4-

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