‹ Iconographie romaine (volume 5)Chapitre 29 sur 139 · I- et sa taniille · texte numérisé non relu

I- et sa taniille

au premier rang. On n'en peut reculer l'époque plus tard qu'à planches

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lan 170 (9'îo de Rome), année de la mort de Jbaustme jeune; car Dion' dit que cette impératrice fit elle-même des dispositions pour ce mariage.

Victor' assure que Julia fut toujours chère à son époux , quoiqu'il eût découvert une conjuration contre lui , dans laquelle elle étoit entrée, et quoiqu'il n'ignorât pas la vie licencieuse qu'elle menoit pendant qu'il faisoit des lois rigoureuses contre les adultères. Ce fut donc en vain que Plautien , favori de Sévère, jaloux de cette intimité, forma contre elle plusieurs accusations. Pour en détruire l'effet , elle s'attacha à l'élude de la philosophie , et s'entoura de sophistes ; elle ordonna à Philostrate d'écrire la vie d'Apollonius de Tyane \ qui est parvenue jusqu'à nous.

Sévcrc l'emmena avec lui et avec les deux fils dont elle Favoit rendu père, Caracalla et Géta, dans son expédition contre les Calédoniens (les Ecossois). Là elle reprocha un jour à l'épouse d'un de ces barbares la facilité avec laquelle les femmes de son pays s'abandonuoient à tous les hommes. «Nous remplissons «mieux que vous autres Romaines , répondit celle-ci, le vœu de «la nature; car nous vivons publiquement avec les hommes les «plus recommandables, tandis que vous accueillez en secret le «rebut de l'espèce humaine '.5>

Quoique Caracalla, devenu empereur, témoignât à Julia Domna une grande considération, elle ne put cependant parvenir à établir la paix entre ses deux fils; et le dernier, Géta, fut poignardé entre ses bras. Peu s'en fallut qu'elle n'éprouvât le

(i) Lib. LXXIV, 3. (3) l'hilost., Ht. JpolL, I, 3.

(2) Cœsar., XX. (4) Dio, LXXVI, 16.

i5G ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.

Ci.AP. VII. même sort, à cause de la douleur qu'elle témoigna de cet hor-

etlâfamiur^ rlblc mcuitre'. Elle la renferma depuis dans son sein, ei elle

l'iiMci.os reconquit les bonnes traces de Caracalla, à qui elle donnoit

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quelqueiois de sages conseils. Mais ce rapprochement et la vie licencieuse qu'elle avoit toujours menée firent naître le bruit qui se répandit, bruit qui a été confirmé par Spartien, par Eutrope, etpar Victor' (inais qui semble démenti par le silence de Dion et d'Hérodien, les deux seuls écrivains contemporains) y qu'elle s'étoit présentée devant son fils presque nue; que ce prince, frappé des traits de beauté qu'elle conservoit encore, s'étoit écrié: «Ali! s'il étoit permis !« qu'elle lui avoit répondu: ce Vous êtes empereur; vous faites les lois, et vous n'en recevez ccpas;« et qu'alors il avoit célébré avec elle toutes les cérémonies civiles et relie^ieuses du marlaiie. De là vint le surnom affreux de Jocaste, que lui donnèrent les Alexandrins.

La résolution qu'elle prit de se laisser mourir de faim, après le meurtre de Caracalla, sembla confirmer ces bruits honteux; mais Macrin, le meurtrier, l'ayant assuré par ses lettres quillui conservoit le titre d'Auguste et les honneurs des impératrices , elle prit des aliments. Cependant le nouvel empereur, voyant qu'elle montroit publiquement le désir d'exercer quelque pouvoir, lui fit ordonner de sortir d'Antioclie, où il résidoit; alors elle exécuta son premier dessein, et elle mourut de faim l'an 217. Dion^ dit que son corps fut transporté à Rome, déposé d'abord dans le tombeau des Césars Caius et Lucius, et ensuite dans le monument des Antonins.

Julia Domna eut deux fils célèbres dans l'histoh-e, et deux filles entièrement inconnues. Sa sœur, l'illustre Maesa, fut mère

(i) Spart., Carac, III. (2) Spart., Carac.,1^-^ Eutr. , in Carac. ;

(3) Lib.LXXVIII, 24. \ia.,inCœs.

FAMILLE DE SEPTIME SEVERE. iSy

de Soémias et de Marnée; à la première desquelles Elagabale cnip. vu. dut le iour, comme Alexandre Sévère le dut à la seconde. sej>u,ne Severr,

J -' et sa taraille.

On croit orénéralement aujourd'hui que le nom propre, le planches

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