RATE BILIAIRE
Le plus souvent, à l’autopsSie, on constate la répléton de la pulpe Splénique par les globules rouges, plus où moins altérés. La congestion passive peut à elle seule, dans certaines conditions, déterminer une
3 » . l { , très forte augmentation du volume de la rate. De par
sa structure, en effet, cet organe est très extensible,
d'après Sappey, une rate de 195 grammes revénue .
sur elle-même peut prendre 30 grammes d’eau, et d'après Besnier 175 et 198 grammes. On sait combien
peut varier le volume de la rate d’un moment à
l’autre. Ses dimensions, ainsi que l’ont vu, depuis
longtemps déjà, Leuret, Lassaigne, Goubauxs’accrois-
Rue compression ‘He la veine porte. MM. Citer | fs Lereboullet ont pu à juste titre faire rentrer la spl D ro des hépatites alcooliques dansle syndrome del ‘hypertension portale, On ne peut, en effet, le plus ” souvent incriminer Ana la as one le cause
‘# mit RE nr de ces cas, d ir de jeunes ‘encore morts ictériques ou d une infection intercurà rente. Les rates de cirrhoses biliaires sont; odeurs JE très souvent congestionnées. C'est là une observation d À qui a été faite par un grand nombre d'auteurs, notam- US ment parSenator, Ziegler, Osler, Strümpell. | AL Ke Dans la plupart de nos observations écrit Lerez boulet, les sinus de la pulpe étaient gorgés de sang | et c’est cette congestion intense qui frappait au pre- FETES mierabord. » La congestiondomine en généraletexpli- 1 & que en grande partie l’hypertrophie, elle serait plus
ee Fi à apparente encore, Si les hémorragies terminales ne
diminuaient pas notablement la tuméfaction splénique notée pendant la vie. » Nous ne saurions que,
ratifier cette constatation, Mais il est remarquable
de noter que les affections qui s’accompagnent plus
spécialement de stase dans lesystème veineux, comme
le rétrécissement mitral pas exemple, n'offrent pas
an : Lt ne)
en bals une rate de dimension aussi considérable que dans les ictères. La rate asy stolique est sans doute tuméfiée, dure, vorgée de sang, rappelant à à la coupe lat tranche « d’une betterave e uile » Mais elle est bien | > d'atteindre les fortes dimensions que lon note ne si communément dans les ictères.
Ge fait s’éxplique par faitement si l'on * ‘eut biën ne”
pas se borner à considérer la congestion comme le mécanismeessentieldelasplénomégaliedescirrhoses. | 1 A part la réplétion sanguine, la Rate asystolique pure, «|:
PA test un organe sensiblement normal, au repos; au SE contraire, la Ratebiliairearéagidanssonparenchyme, * ne
et elle est fortement altérée dans sa charpente. La
FAT capsule est épaissie, les travées sont -volumineuses, scléreuses sans élasticité ; t, du côté de la pulpe, il y à une irritation er ro ‘endothéliums quise traduit par l'apparition de fibrilles conjonctives en quantité anormale dans les corpuscules de Malpighi et dans les cordons de Billroth. LEA C'est qu'en effet, l'appareil de soutien splénique subit, lui aussi, les atteintesdes liquides toxiques en circulation dans le sang.Ce pointa été bien mis en évidence par Pilliet dans ses expériences sur l'action de quelques poisons du sang sur la Rate. Chez le chien, où la charpente de la Rate est très richeen : fibres musculaires lisses, Pilliet a constaté des altéra: tions dégénératives de ces fibres capables de donner rat l'explication immédiate de ladistension anormale de l'organe splénique. ‘Dans l’évolution des lésions,-1l
. faut,en effet,considérer plusieursstades. Totût d'abord,
sation dès nn apré de L Rate. ce n est (Or) FERA
tr tainement pas Ne d’être en présence d un.
| prie Le hs très taie Il ya re plication cellulaire et, ainsi que l'ont constaté Hanot, + Josselin Me Jong, Kiener la splénomégalie Fi alors | | due à à € uné e perplasie du tissu adénoïde ». Il y : avait hyp persplénie dans le cas de cet enfant (0 chez
qui on avait. observé un ictère par. rétention, vonsé-
eutifà l'absence des voies biliaires externes ; mais
; re elle avait des. caractères un peu spéciaux. “Elle était US ” en effet représentée par la multiplication de grandes “cellules à fonction hématophagique et. l'apparition
d un grand nombre d'éléments de la série mm Y éloïde.
7© est à d ailleurs, un Cas intéressant mais exCep=. tionnel ; chez l'adulte la uansformation. myéloïde ; En est jamais tr ès marquée : on ne saurait interpréter. par ces termes, la présence dans le corpuscule dé =. | © Malpighi de quelques myélocytes qui sont là comme les témoins d’une disposition. ancienne, capable à un
5 nina lobné ct dans certaines circonstances d’en-
Er {1 Obsérvation X. ee es ee , Ué
7 pymas SN ae" 1 os - L x “ k : SR
DAT NE | trer en (reviviscence. »,Kiener,du cas qu'il a examiné, conclut à une Rate de nature « lymphogène comme dans la lymphadénie, la tuberculose et d’autres maladies infectieuses.» A vrai dire, sa description est incomplète et nous aurions actuellement ‘besoin d’une désignation plus précise des leucocytes qu’ il a rencontrés dans la Rate observée. Sans doute, on ne saurait nier que la Rate des cirrhoses biliaires n ait pas certains des caractères que Bezançon et Dominici ont reconnus d’une facon précise à la Rate infectieuse, mais elle ena d’autres qui paraissent dépendre d’ un processus hémolytique prédominant.
Au cours des infections, les réactions spléniques -réprésentant une lutte contre l’envahissement des bactéries, « le processus fondamental de Pactivité de la rate dans les maladies infectieuses est donc la production de leucoeytes aptes à la lutte : leucocytes mononucléaires ou macrophages (1) »
Il y a une hypersplénie caractérisée essentiellement par lPapparition de globules blancs granuleux ou sans granulations et de mononucléaires à fonction leucolytique. En effet, la leucolyse est prédominante, l'hématolyse n’a ici qu'une importance secondaire Cependant, cela ne se passe pas toujours ainsi : l’hématophagie est parfois très importante : dans la fièvre typhoïde, par exemple, une grande quantité de cellules pulpaires sont remplies d’hématies (Curs-
chmann). Et si d'autre part, au cours des intoxica-
(1) Bezançon. — Th. Paris 95, p. 448.
ne importance rétrospective quand. 1 travail de
d be j
estruction globulaire a cessé dans la pulpe. »
“La fonction pigmentaire de la rate est. exagéré.
AT san et € est là un point que montre assez communément | | Pétude des rates biliaires (). Fan
| Débarrassée de sa surcharge en corpuscules SANT de LL
la rate biliaire nous apparaît comme un
organe épuisé, pauvre en éléments nobles mais riche en. pente Quelques- uns de ses caractères rappel- NS à lent la rate sénile décrite par Pilliet. La rate jeune |
se reconnait à la présence de corpuscules de Malpi- Ve ghi de volume appréciable et au système des sinus. et cordons de Billroth régulièrement ordonnés. La
prolifération cellulaire y est moins Éétive que dans
Ke Ra rate du jeune âge ; elle se cantonne en PR
: m ) HI existe une infection où se fait une destruction extraordinaire de . globules rouges, c’est la Malaria. : À ÿ Is agit. ici d’une maladie parasitaire très bles dont nous n’au- pu __ rions pas parlé si certains auteurs ne ÉORSOETEREE la maladie, de Hanot S ‘come une PERS paludéenne, : . (° a
— 100 DT points du corpuscule, les keimcentrum ou secundar knôtchen de Flemming, les taches claires de Brücke,
. les centres clairs de Bezançon et Labbé.
La rate sénile est caractérisée par l’atrophie de tous ses éléments. Mais elle peut avoir cet aspect aux différents âges de la vie; c’est qu'en effet, la fonction leucopoiétique de la rate n’a qu'une exis-
tence éphémère; les infections et les intoxications, en exigeantde l'organisme une forte dépense d'éléments
sanguins, épuisent les organes hématopoiétiques et
combien doivent varier les réactions du parenchyme splénique et par contre coup les dimensions d’une AE rate pathologique. Pour que la rale puisse réagir, il faut qu’elle soit suffisante, c’est-à-dire qu’elle
ait en elle-même une puissance cytogénétique
ANR réclament ses diverses fonctions. Autrement, elle reste à peu près indifférente aux processus morbides J 7100 en évolution. C’est pourquoi dans Les cirrhoses biliai-
rester. petite : MM. Gilbert ét Castaigne ont pu décrire une forme microsplénique de la cirrhose biliaire.
Pilliet a parfaitement démontré que certains agents toxiques peuvent amenér une insuffisance histologiquement constatable de la rate. Il a injecté à des animaux des ammoniaques composées, des huiles essentielles, des poisons minéraux. La métatoluilene
diamine avec le nitrate d’urane donnent surtout des
les frappent de sénilité. On conçoit, d’après cela,
: capable de produiré la multiplication cellulaire que
PS \ AMEN res, la rate peut, dans quelques cas;rares à la vérité,
ER TS 2 PPS
d'hémoglobine. Cette substance subit des transfor-
A d’un jaune brun dans lequel doit prédominer la méthémoglobine. La pulpe prend une teinte rouillée.
peuets ’atrophient. Quelquefois, mais rarement, ils
; ont eux- -mêmes pénétrés par le pigment.
dans les rates biliaires. Ces rates sont pauvres en | leucocytes. La pulpe blanche est atrophiée, le corpuscule de Malpighi prend un aspect feuilleté, parfois même, il est réduit à l’état d’un nodule scléreux.
Quant aux cordons de Billroth, ce sont des ponts
donner à ces cavités l'aspect de véritables veines. Comme dans les cas de Paulesco, la lésion capitale est le développement dans la rate d’un tissu de sclé- rose plus ou moins abondant. Mais cé qu'il y a de plus remarquable dans ces rates, © ’estleur richesse ‘enpigments. Outreles pigments biliaires, ily a des pigments d'origine hémoglobique. Les uns prennent les
réactions connues au contact du'sulfhydrate d’ammo- + :
2 figures de destruction globulaire. Ces phénomènes se. passent de préférence dans la pulpe rouge. Les x + cellules du réseau sont tuméfiées ; beaucoup se rem- ï 5 plissent de globules. rouges où se montrent chargées ne
. mations et de l'action cellulaire peut résulter la 0
production de petites phères de pigments sanguins
Les globules rouges sont encore distincts, tuméfiés ou réunis en masses pigmentaires, muüriformes parfois très volumineuses, Les corpuscules de Mal- | pighi, d’ abord tuméfiés, diminuent d'étendue peu à
Or, nous retrouvons la plupart de ces caractères
fibreux que vient doubler l’endothélium des sinus et
Mo e
niaque où du ferrocyanure de potassium ehloghydrique; les autres sont de petits blocs jaunâtres sur lesquels ces réactifs restent sans action; enfin, il existe un.
pigment noir, pulvérulent, assez abondant dans le
parenchyme splénique et rappelant le pigment que lon peut trouver dans les muscles où dans les cellu-
les nerveuses. Ces différents pigments ne sont pas
jetés sans ordre au travers de la rate. Il-est difficile
de les trouver dans les sinüs, mais ils abondent
autour des vaisseaux corpuseulaires, dans la paroi
des sinus et aussi dans les septa, les septula et la capsule de la rate. Duilio Pandolfini Barberi avait
déjà noté la localisation prédominante du pigment
dans la zone sous-capsulaire de la rate : Cette dispo-
sition est banale, mais l'EXPHeRHOR en est malaisée:
Cependant, nous avons VU, Sur une coupe, un détail é histologique capable d'éclaireir cetté question. Un
des septa de la rate présentait en son centre, une
large fissure sur la paroi de laquelle était étalée une
longue cellule membraniforme bourrée de pigments, rappelant assez bien la cellule de Küppfer dans le foie,
D’ abres cela et la répartition habituelle ‘des pig-
ments, nousseérions disposé à croire que les pro-
duits spléniques ne vont pas tous au foie; surtout
dans le cas de gêne à la circulation porte, mais
qu'en grande partie, ils émigrent dans les voies lym:
phatiques de la rate. Un fait analogue se passe dans
le foie ; si lon peut saisirle passage des pigments.
biliaires à travers les parois endothéliales des capil-
es eux ons et de NAS hot
du pigment en ARsRae Depuis, js ét de
| un roue abécaldine et nie et un système Ÿ $ péri-artériel, lun communiquant avec l'autre, Les
pigments déposés dans l'adventice des artères core |)
EROU
\ pusculaires, dans les septa et dans les lames fibreu- 1
.ses qui remplacent les cordons de Billroth, semblent : injecter les Iymphatiques de lairètes aa façon du
bleu de Prusse. La persistance de ces dépôts paraît
: ètre en rapport avec l’altération de Ja charpente con-
| tractile de la rate qui ne peut plus exprimer ses pro-
duiis de sécrétion.
Ainsi done, la rate arrivée à ce point est une Tate Ft
tuméfiée, dure, congestionnée et pigmentée. Elle est
atrophiée dans ses parties nobles, mais elle n’est pas
à pour cela petite et ratatinée ; en effet, l’afflux passif
du sang tend à maintenir son volume considérable,
Cela se passe à peu près ainsi pour le foie cardiaque
où l'organe parait plus gros, malgré la disparition
de la plupart de ses cellules, parce que le système hou!
sus-hépatique est largement dilaté par l’ondée san- LCR
guine qui réflue dans les veines par suite de l’insuf- «is
fisance du cœur droit. Pour la rate, comme pour le
foie, cela n’est possible que si l'organe est atteint __ dans ses différentes parties constituantes, On ne saupait établir des différences dans les réactions splé-
niques suivant la prédominance imaginaire d’altéra-
“104 tions de la pulpe blanche ou de la pulpe rouge : ce que nous savons de l’histogénèse des éléments de la série lymphoïde ne permet pas de telles divisions. L’atrophie porte aussi bien sur le corpuscule de Malpighi que sur les cordons de Billroth. Le, tissu con-
jonctifde soutien prend lui aussi, sa part dans lévolu-
tion du processus morbide. Son épaississement et
limprégnation pigmentaire de ses travées restent À à comme les témoins des efforts faits par la rate en face. Ÿ #4 des phénomènes hémalytiques provoqués par le pas- , 2 sage dans le sang de substances globulicides telles LES que les sels biliaires. us :
Les réactions des organes hématopoiéliques ne se bornent d’ailleurs pas à la rate ; depuis longtemps ‘ déjà, Paulesco, Gilbert et Fournier, Bezancon ont ‘ insisté sur Phypertrophie des ganglions du hile dela CA rate, du bord supérieur du pancréas et des sillons , de la face inférieure du foie: cette augmentation M, de volume peut porter sur les ganglions périphéri- 7 ;
ques, ganglions axillaires et inguinaux et même sur
les plaques dè Peyer; et elle peut, dans certains cas,
être si marquée, que Popow a pu comparer er cirrhose MA hypertrophique biliaire à la pseudo-leucémie. Éa v ï moelle osseuse elle-même éntre en agtivité ; Popow, Bleichroder ont nolé son aspect rouge et Sand
Ainsi tout le système hématopoiétique réagit, il semblerait cependant que ce soit la rate qui, la pre-
mière, présente d’irnportantes modifications,