‹ Ictère et SplénomégalieChapitre 33 sur 36 · LAN · texte numérisé non relu

LAN

ee ne He pas. d’ uue mr Ro la

régulation qui maintient constante la richesse glo-

bulaire du sang d’un animal. Lapicque et Caluga-

reanu injectent du sang à une série de chiéns ; AUAT LCR

constatent que Ja pléthore qui succède à cette trans

fusion dure moins de temps chez les splénectomisés

que les chiens normaux. Ces derniers ont une 1

. moelle osseuse et une rate fiches en rubigine, le

ï ue les- ganglions | en contiennent très peu. Chez. Li des splénectomisés, on en trouve beaucoup dans la

moelle des os, un peu dans le foie, très peu dans les

ganglions. Lapicque conclut en écrivant: «la rate 0

est une portion relativement peu considérable d’un /

|, \vaste s ystéme hématolytique ».

Ainsi done, la rate peut être vicariée. Ce fait s’ex-

plique de lui-même depuis que Ehrlich a mis en

EN MÉINON MORE LAN { | À 4 : f$ ÿ évidence toute la place que le tissu lymphoide : occupe dans l’économie. Les ganglions et les plaques de Peyer n’entrent en activité que si la rate ne … suffit pas à remplir son rôle. Normalement, il est facile de saisir dans la pulpe splénique des indices A’activité qui pour légers qu'ils soient, n’en existent pas moins ; au contraire le tissu lymphoïde ganglion- | naire paraîtêtre au repos. Vient-on à enléver la rate, 4 on constate immédiatement une multiplication très appréciable d de macrophages dans tout le tissu lym-

phoïde (Dominici).

Ce fait nous parait plein d intévét parce qu'il

semble susceptible d'expliquer l'augmentation de :

résistance des animaux splénectomisés à l’action des

substances globulicides. Les auteurs en effet en ‘

re .. enlevant la rate avant toute infection, ont précisé-

ment excité le fonctionnement du tissu Iÿmphoïde

qui s’est, pour ainsi dire, préparé à lutter contre

Fa les agents toxiques ; ils devaient donc obtenir des

Hu: résultats en apparence contradictoires. Aussi, avons-

nous cherché à modifier cette expérience pour pré-

Le ciser le rôle que joue la rate dans la production des antihémolysines.

Nous avons injecté à deS animaux des dosés progressivement croissantes desubstances hémolytiques. Puis,-nous pratiquions la splénectomie, supprimant ainsi d’un seul, coup un vaste territoire Iymphoïde en pleine réaction. Au bout d’un certain temps, nous leur injections une dose de poison inférieure à celle

qu'ils supportaient parfaitement avant l'opération. Les

eu

} , Exp. HL. — Lapin 6 de 1800 grammes reçoit cinq injections

El

d'une solution de toluilendiamine, La dernière est ‘de 10 ces.

tigrammes. Splénectomié. Mort deux ‘heures. après une injec- ES ANA RUÉ Cr

Ve tion de ; eines. A M pe RIRE 6 nu IV. 2e Lapin 2 | kilos reçoit SIX injections, de toluilen-

Ru dernière. est de 43. centigrammes. RE va,

Mort 35 minutes après une injection de 3 centigrammes. CEA

24 LopDRRe x : : 9 dù i : à ‘| s

. Comparons aux animaux témoins ; nous constatons

: que. des quatre animaux splé énectonisés préalablement

\ toute injection, supportent parfaitement les doses.

croissantes de substances globulicides etse COMPOr= tentà la facon des animaux & ay ant gardé leur rate. Chez : les splénectomisés, il a été facile de” constater que

HR

l’immunisation vis-à-vis du taurocholate de soude et

l'accoutumance vis-à-vis du: chlorhydrate de tolui-

lendiamine s’obtiennent dans le même laps de temps

et présentent les mêmes caractères que chez les.

animaux témoins, soumis. à la même série ‘d’injections. A l’autopsie, nous n'avons pas vu de rates accessoires. Les éléments de la pulpe des os ont proliféré ; ils appartiennent exclusivement à la série myéloide. D'autre ve les plaques devPever les

ganglions lymphatiques sontentrés en activité. Dans

ces organes, On voit sur frottis un grand nombre dei

macrophages en réaction phagocytaire et quelques

hématies nucléées. On peut donc admettre que dans

ces expériences, la-rate a été suppléée je les autres

organes lrphotdés. | Dans une autre série d’ expériences, nous avons enlevé la rate à des animaux préalablement immunisés. Cette opération qui ne fut suivie que d’insignifiantes modifications de la formule hématique, a également été très bien supportée par les animaux. Mais si, après guérison complète, on leur injectait dans les veines la dose mortelle qu'ils avaient auparavant tolérée parfaitement, on les voyait mourir en quelques minutes, au milieu de phénomènes iden-

tiques à ceux que présentent les animaux non traités.

L'examen histologique nous rend compte de ce fait : il

n'y à pas trace de tissu lymphoïde dans la moelle

des os. Les plaques de Peyer, lés ganglions lympha-

tiques n’ont qu'une faible réaction : la rate avait

ur dire ait tous es fais de Ja résistance À

Î L de

à soude. par ee et on tre RE sr ces. !

ane la rate intervient utilement ons la pro-

0 apr d’ leds qu’ on ne saurait enlever

Pur à Porganisme un territoire lymphoïde

aussi étendu que celui que représente la rate. Puis-

que les phénomènes de multiplication cellulaire

f paraissent comptés, il est certain que l’ablation de

cet organé doit diminuer la puissance réactionnelle

des individus dont le sang se met à charrier des 4 È | \

ie toxiq ues.

De plus, on sait les rapports physiologiques qui

‘unissent V un à l'autre, le foie et La rate. « Le ae et

au rate, éprit Lancereaux. jouent, VIS- à-vis des élé-

ments figurés du sang, un rôle analogue à celui de

. l'hépato- pARAEEAS par rapport au sérum ; ils sônt

associés. vis-à-vis d’une même fonction : la sangui-

fication. » Certains faits semblent indiquer que me,

- cette association se manifeste également dans Pim-

6 / -munisation de l'organisme contre les substances globulicides. Dans cette idée; Johannovics a soustrait Jarate au système porte en abouchant la veine splé-

nique à la veine cave inférieure, puis il a injecté SU

des: a hémolysantes : Ë il a vu que le chiens À

ee ainsi beaucoup plus.

ue VAE a. A CASA on 5

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