‹ Idée et réalitéChapitre 143 sur 195 · RE TL · texte numérisé non relu

RE TL

HR

MAR RU peus nm, à : 77 Fu met:

EE PSS 14 RS eh en \ COS NN TT Er Se PERTE

Aussi, quel beau réveil à l'aurore du siècle de tous les fils jeunes et ardents dans une révolte commune contre l’indigne marûâtre ! Alors toute l'Europe faisait fête à ces jeunes républiques de l'Argentine, du Chili, du Pérou, de la Colombie, inspirées de la Révolution française, et saluait joyeusement leur jeune liberté. Les noms de Bolivar, de lord Cochrane, résonnaient dans les esprits libres de chaque nation comme plus tard ceux du général Favier, puis de Garibaldi, chef des Mille.

L’affranchissement des colonies de l'Amérique du Sud est un fait ancien, dont personne nes aviserait plus même de discuter la légalité. Eh bien! en quoi Cuba est-elle moins digne de la liberté que ses sœurs aînées? Ne fut-elle pas aussi pressurée, aussi maltraitée, aussi torturée? ne se vit-elle pas sans cesse frustrée des dons généreux du sol, des richesses de l’industrie et du travail par les détestables administrateurs, par une métropole impitoyable? Ne mérita-t-elle point la liberté à force de souffrances, de patience et de vaillance; n'a-t-elle point, pour l'honneur de ses révoltes, des chefs de partisans héroïques tels que Maceo et Gomez? n'est-elle pas tombée à un état de misère.lde décompositiou sociale, de ruine, où les abus de la force doivent être réprimés par la force?

Je vous le demande, républicains français, Cuba n’a-t-elle pas payé le prix de la liberté ? n'a-t-elle pas ce droit supérieur d’être libre, créé par la volonté de tout un peuple érigé contre la tyrannie étrangère ?. Je vous le demande, à vous qui comptez parmi les titres de fierté nationale la présence de Lafayette à

PATES alt té

LE AV 7 Ed REA + pen Pb er COCHE

5 Rob LS Ve

es: CAT

ga x LT mp Lie 25

pe uen u di à s , Hi | | TR TE PR re Dr ONE) rte RO TE : à SPA ELE LT y j PLAN AS AA AIN enr ne "au h NC te 3h # A me En HT f Co g* , FA, Ai w L

CRETE es sat, at MS ad GAS LADA

Mn res

M à Er MOTTE De date Lure Yo: À rEn L fase THE < 1. Dies Mate E ACT ER Net SOS

, ra penee "#4

ME. ou Die, ou: An PS TE DES À AL : Es PAM es TE AUTOS ‘ qu te NS AE ONCE 6) 86 AN A ee ES RL ED

pue Po

Re CA Fr L

Y æ Le a

"€ ve \

AS SCA

“ + ” Vi CT MF ox d A Sn OL SAT N OU . A : M: ps, À :

MS à ANR es Ne AT Lee TS LES SORTIE

dors

CT a PA NT RMS 3: 2 Cu nu as 805 Lee 7 Sade ans À 6 PEL Dre à ee ATP AN EL EE oo — D TE PP à © TN OT REP TEST IE BE TTEE

% € ; t x T'£ L 3 ’ e ” M r 3 L 4 = Ke Y - x Q (1 ra - nn = “ f Q an me à mn Da . ENS = : de ; à. . " " . d , »

da Pants 5,010 ann rèt 0 on Ph pit sant A DOM Lab dti Pam, PE te ee PT CS Re ; Pouheen an

nr mt M D D li nine tt nu ÉR—> OR

IDÉE ET RÉALITÉ 223 côté de Washington, qui vous rappelez allègrement la révolte des colonies anglaises d'Amérique et la fondation des Etats-Unis ?

Ce que nous avons fait pour la République américaine, n'est-il pas raisonnable, n'est-il pas légitime qu'elle le fasse pour Cuba ?

L'esprit de réaction monarchique et jésuitique qui souffle en toutes les opinions incline la République française en faveur d’un pays monarchique et catholique. C'est que l'Espagne a de beaux gestes, un air chevaleresque de noblesse et de grandeur, une manière qui lui concilie des sympathies. Îl en fut ainsi à toutes les périodes de son histoire : elle sut faire figure de désespoir, de patriotisme et d'héroisme. Plutôt que subir dignement un destin fâcheux, mieux eüt valu ne pas le déterminer par sa propre faute, par son inertie et ses injustices, par ses dédains du mieux et son entêtement dans le pire. Ainsi elle a mérité de perdre Cuba, elle la perdra; ce nest qu'affaire de temps, de résistance plus ou moins longue. Qui douterait que la grande république fédérale, avec ses immenses ressources, ne vienne à bout d’une nation appauvrie, presque épuisée déjà. Le plus sage serait l'abandon immédiat de l'île qu'elle ne peut plus garder; mais parler de sagesse en un moment pareil...

Il y a deux ans, nous écrivions à cette même place : « Vive Cuba libre! » Elle le sera. Peu importe d'où viennent les libérateurs ! l'essentiel n'est-il pas que la liberté des individus, la sécurité, la prospérité du travail, les droits égaux pour tous soient établis dans la perle des Antilles?

Lu,

RE éamiiialtonasat

0772 L gl eg: en 22 A - DOS PDP At

DER à Vas De “ SA cn La Re a 6 en, us vou de an ee ge 2 inst x re a. ais dr

‘ ; à JO

Page 1