LA MORT D’EMIN-PACHA
Lundi 18 février 1895.
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L'événement s'est passé au loin, à une date déjà ancienne ; mais il est bon de regarder hors de chez soi, de rafraîchir sa vue, de relever son esprit par des exemples de générosité, d'idéologie et voire d’hé-
. roisme. Considérons la mort d'Emin-Pacha que Stanley joignit à travers les ténèbres de l'Afrique, dans la province d'Équatoria, et qu'il ramena bon gré, mal &ré, du centre de l’Afrique, à Bagamoyo, sur la côte, en 1889.
Stanlev est rentré en Europe où il jouit d’une gloire méritée et goûte un repos nécessaire. Emin, à peine échappé aux dangers de toutes sortes et remis d’un grave accident, accepta de représenter» dans le Centre africain, les intérêts de l'Allemagne son pays. a fin tragique, dont les circonstances étaient restées ignorées, nous a été racontée ces jours derniers par le Journal des Débats, d'après
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le Century. Un correspondant de ce Magazine, TA"
. agent des Etats-Unis dans l'Etat libre à:
n Congo, a eu l’occasion d'interroger un des meurtriers
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nr 1 - + re PEU Te FA fe | PT : es « Mamba et moi, nous étions debout près du es. . à À RLTEN Le FER e EE e pacha. Sur un signe du chef Kinéna, nous lui sai-
simes chacun un bras, en le maintenant assis de force. Il se tourna et demanda ce que nous voulions. RE r 1 ï 12° + = D < J + r inin \ [1 (inéna lui dit : « Pacha, vous allez mourir! » Il
S ma an À pan L 6 À à, À 2%, / æ] A" A n/à LES » Est-ce une plaisan terie ? Qui êles- DOUS, POUT 01
] Y 4 nT | 2) e) AN DD; in ECS AN nf Z » donner la mort d'un homme ? » Et Kinéna répon-
TE 5 £ AS 15 6 PE PE dit : « Je n’ordonne pas. J’aireçu | ordre de Kibouge,
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véritable. Il respira longuement et dit : « C'est bien!
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» Vous pouvez me tuer. Mais songez que les autres » hommes blancs vengeront ma mort et laissez-moi
» vous dire que, d'ici deux ans, 1l ne restera pas un » seul d’entre vous autres Arabes dans ce pays que
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» vous occupez maintenant, » min ne montra pas de crainte. Sa voix trembla seulement un peu lorsqu’il parla de sa petite fille. Kinéna fit signe de nouveau. Le pacha fut enlevé de sa chaise et couché par
erre sur le dos. Chacun de ses bras et chacune de ses
he étaient tenues par un homme ; Re” sa tête tandis que Mamba | ne tenta aucune résistance. D'un coup de couteau,
Le Mamba sépara à moitié la tête du corps, le sang
, F D lui coupait la gorge. Emin
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jaillit sur nous : le pacha était mort. Mamba acheva 4 |